‹ Traite de radiotherapieChapitre 79 sur 128 · PL XII · texte numérisé non relu

PL XII

ÊPîTHÉLlOMA CUTANÉ

Observât i un tV

A vaut te traitement

Après le traitement radiothêrapique Hayon a N** 5 à 6« — Dose totale absorbée, au H.

ÉP1T1IÉLIOMA CUTANÉ

5ig

Si la lésion est recouverte rie croùtellus, celles-ci deviennent d'abord plus nombreuses, plus volumineuses, plus épaisses, puis elles tombent ; de nouvelles formatiûna st> produisent, mais elles sont de moins en moins épaisses et tombent rapidement ; finalement, elles cessent de se produire.

Dans leg cas où l'ulcération est profonde, avec bords taillés à pic, comme cela se rencontre par foi s , il est curieux de voir le fond de l'ulcère se modifier, bourgeonner, s'élever peu h peu, venir finalement presque affleurer le niveau de la peau saine, et donner naissance à un tissu cicatriciel non déprimé et à peine apparent. C'est dire que les résultats sont très beaux au point de vue esthétique, et certainement supérieurs à ceux fournis par le procédé chirurgical ou par les cautérisations.

Accidents, — On a accusé la radiothérapie de déterminer

Ides accidents plus ou moins graves, au cours du traitement des néoplasmes, Il est vrai que ceux qui ont fait l'objet de travaux intéressants étaient consécutifs à l'irradiation de néoplasmes profonds et graves ; ils sont donc exceptionnels dans le traitement des épithéliomas cutanés* Néanmoins, il faut savoir, ainsi que l'ont dit CÉ V. Allen, Taylor, Lassar, etc., et dernièrement Oudin, que, dans certains cas, la radiothérapie peut produire une aggravation des phénomènes morbides, en occasion* Inant l'extension et la généralisation des foyers carcinomateux. Quelques auteurs ont signalé l'apparition de tumeurs épithéliales sur des cicatrices consécutives à desradiodermites. Parfois même, la néoplasie se serait développée sur les mains de quelques opérateurs présentant de la radiodermite chronique. Ainsi, les rayons X qui, dans certaines conditions, déterminent la régression de processus néoplasiques, peuvent, dans quelques cas heureusement exceptionnels, provoquer l'apparition de ces mêmes lésions,

En prenant comme exacts les faits signalés, on ne peut y trouver une contre-indication de la méthode.

520 ACTION RÉSOLUTIVE SUR LES NÉOFORMATIONS ÉPITHbLlA

tl faut d'abord remarquer que les cicatrices de radiodermites ne sont pas les seules qui peuvent être le point de départ d'affections malignes. Le cancer cutané ne se produit- il pas souvent sur des cicatrices banales constituant ainsi un milieu de moindre résistance ?

Quant aux accidents survenus aux opérateurs eux-mêmes, ils ne regardent pas le malade en traitement. Ils sont dus a l'absorption quotidienne d'une dose légère; ils demandent, pour se produire, des années et il ne peut en être question chez les malades en traitement.

Les accidents septiques dus à une résorption trop rapide d'éléments cancéreux en dégénérescence, ne seraient possibles que si la lésion occupait une grande surface et avait envahi les plans profonds. Ce n'est pas le cas des épithéliomas entant

Ce que nous pouvons affirmer, c est que^ depuis que nous faisons de la radiothérapie, nous n'avons jamais pu constater aucun phénomène d'intoxication. C'est dire que nous n'avons jamais eu d'accident d'ordre général chez les nombreux malades atteints d'épithêlioma cutané que nons avons soignés.

Tous les malades que nous avons soumis a cette méthode ont été heureusement modiiiés, la plupart ont été guéris ; d'autres sont encore en traitement. Sur 27 épithéliomas cutanés que nous avons traités à Broca (en 1903- 190 A), 15 sont objectivement guéris, 7 sont améliorés (quelques-uns sont presque g! 8 sont encore en traitement ; 4 ont cessé de venir régulière ruent à l'hôpital pour cause inconnue. La dose totale absorbée par chaque malade a varié entre 20 H et 45 H en moyenne. Un seul cas de récidive s'est produit; il a du reste cédé facilement a quelques nouvelles irradiations.

On voit que le pourcentage de» guérisons est très satisfaisant, d'autant plus que» parmi les 7 malades améliorés, la plupart seront complètement guéris dans un mois .

Quant à la durée de la guérison, les statistiques parues

ICI'ITMKLIOMA CUTANÉ

jusqu'à présent sont très encourageantes ; les récidives paraissent être exceptionnelles. Mais a-t-on le droit d'être aussi optimiste ? Notre expérience est encore insuffisante pour que nous puissions nous prononcer. Quand les malades que nous avons objectivement guéris auront conservé cet état pendant h ou 5 ans, nous pourrons être plus affirma tifs.

En attendant, que Ton ne -nous fasse pus dire autre chose,

INous ne prétendons pas, par cette méthode, guérir définitivement le cancer de la peau. Ce que noua pouvons affirmer, c'est que la radiothérapie guérit objectivement et momentanément la plupart des néoplasies cutanées , que les cicatrices quelle permet d'obtenir sont très belles et qu'avec elle, théoriquement, les chances de récidive paraissent devoir être moindres qu'avec les autres procédés.

Nous résumerons la plupart de nos observations à la fin du paragraphe suivant.

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