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CHAPITRE III

LES POUVOIRS (SIDDHIS)

Ce chapitre traite des pouvoirs suscités par la pratique entendue de la Raja Yoga, quand les conditions nécessaires sont pleinement réalisées.

l.Dharana est le îait de tenir le mental fixé sur quelque chose.

Rappelons qu’au chapitre II, 23, on a défini Dha rana comme Y absorption ou la concentration , et, au verset suivant, Prathiara comme l’abstraction de la conscience physique, c’est-à-dire de l’extérieur. Le présent verset revient donc sur Dharana. Les auteurs orientaux qu’il nous est possible de consulter actuellement ne semblent pas toujours s’accorder entièrement sur la définition précise de quelques termes ; c’est ainsi que certains donnent au meme mot Dharana les significations de fixation et con-

templation et au mot Dhyana, dont il est question au paragraphe suivant, celles de fixation mentale ou méditation simplement plus prolongée et quelquefois même d’unification ou absorption. 11 se peut d'ailleurs que ces définitions en apparence diverses ne soient que complémentaires.

En l’absence d’instructeur qualilié à notre portée, nous prendrons en considération relative les aperçus suivants : Dharana est le fait de fixer le mental sur quelque chose d’extérieur aussi bien que d’intérieur. Par l’extérieur, il est entendu, ici, un objet physique quelconque ou son image, et par l’intérieur, une partie interne du corps physique ou d’un corps supérieur, si possible. Dans tous les cas, l’objectivation ou la visualisation ne doit être considérée ou réalisée qu’à des fins pures et élevées sous peine de n’être plus de la Raja Yoga, mais de la Ilatha Yoga. C’est alors un exercice de Dama , le contrôle d’action, quant à la perception.

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