EN BOIS
grande par rapport à a. Il nous semble raisonnable, pour éviter le voilement des pannes, de ne pas aller au-delà de b — Sa; ce qui limiterait l'application du tracé aux toits à la pente très raide, de 3 de hauteur pour 1 de base, comme on en rencontre dans les toits à la Mansard (fig. 338-1), et aux toits à pente très douce, de 1 de hauteur pour 3 de base (fig. 338-11). Pour les premiers l'action du vent l'emportera sur celle de la neige, de so/te que les efforts ayant une direction inclinée EC les pannes auront néanmoins une proportion moins grêle que celle de 1:3.
(rf) Application. — Calculons la panne du comble de 8m, étudié ci-dessus.
L'espacement des fermes, c'est-à-dire la portée des pannes, est / = 4m. La charge d'une panne est P — 1152k. Le moment fléchissant est donc
PI
M = — = 576Km.
Dès lors l'équation (1) donne en adoptant pour résistance de sécurité R = 600000k,
abo = ^ = 0,00576 ,
l'unité étant le mètre. Cela posé :
On dessine aussi grand que possible (fig. 339-1) un rectangle d'essai ECD posant sur le rampant du toit et ayant sa diagonale verticale. On mesure ses éléments; ici on trouve
a' = Om,22, b' = 0m,33 et 3' == 0m,195,
Fig. 339
d'où a'b'o' = K' = 0,01416 au lieu de 0,00576 ; on aura donc :
a = a' y = 0,22 y/— = 0,22 X 0,740, d'où
a = 0m,16 et b - 0m,24.
Comme résumé de cette étude, voici le tableau des dimensions des pièces de la charpente, strictement calculées.
Dans une seconde colonne nous avons, en forçant les dimensions de quelques-unes, donné des nombres qui se rapprocheraient plus de ceux que la pratique a consacrés.
Voici pourquoi nous avons forcé surtout les dimensions des pièces comprimées. Dans la pratique les bois de charpente ne sont pas rigoureusement droits ; ils ont toujours leur fibre neutre plus ou moins courbe (fig. 339-11). Il en résulte qu'ils ont naturellement une tendance au llambage beaucoup plus grande que si c'étaient des bois de sciage, à fibre neutre parfaitement rectiligne.