Poussée du vent. — (a) Sur une surface plane
— Certains ouvrages doivent résister principalement à l'action du vent ; tels sont les murs de clôture, les cheminées d'usines, les phares.
Nous avons indiqué au n° 344, p. 280,- tout ce qui a rapport à l'action du vent sur les ouvrages.
Rappelons que si v est la vitesse du vent, la puissance du vent, c'est-à-dire la pression par unité de surface qu'il exerce sur une surface normale à sa direction, est donnée par la formule
L'action normale du vent par unité de surface sur un plan oblique dont la normale fait avec sa direction l'angle a est donnée par la formule
P' = 0,125u2 cos2 a.
Nous avons dit que le vent souffle ordinairement en faisant un angle de 10° avec l'horizontale, et nous avons donné, au n° 344, le tableau des puissances unitaires du vent en fonction des vitesses, ainsi que la construction graphique de l'action normale du vent sur un plan. Nous avons indiqué également l'action du vent sur les différentes surfaces.
La poussée du vent sur une surface plane est toujours normale à la surface et appliquée à son centre de gravité. Dans nos climats, on peut admettre comme vitesse maxima d'un vent, soufflant d'une manière continue, 31 ou 32m, correspondant à une puissance unitaire de 125k par mètre carré ; on s'impose alors de ne pas faire travailler les matériaux au-delà de la résistance de sécurité.
{b) Sur une surface courbe. — Nous avons indiqué à l'occasion des fermes en arc (v. n° 450) comment cette question pouvait se résoudre graphiquement.
(e) Poussées exceptionnelles. — Pour les grands ouvrages, et en particulier pour les ouvrages à la mer, une commission d'ingénieurs a fixé, à la suite de l'accident du pont de la Tay, la puissance du vent à admettre à 273k; ce qui correspond à des coups de vent de durée ordinairement restreinte.
Nous montrerons plus loin, en étudiant les murs soumis à l'action du vent, que si un ouvrage a été calculé pour que