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TERRES OU DE L'EAU

499. Divers systèmes de murs. — (a) Murs avec contreforts. — /" Cas. Les contreforts sont extérieurs (fîg. 482). — Ces contreforts, espacés généralement de 4 ou 5 mètres d'axe en axe, constituent des points fixes sur lesquels s'appuient les fractions de murs comprises entre eux.

Ces murs peuvent être construits en ligne droite et d'épaisseur constante, et alors ils résistent à la façon d'une plate-bande, grâce à la cohésion du mortier et à l'enchevêtrement des matériaux ; on peut aussi les faire en forme de voûtes à génératrices verticales (flg. 482 bis).

Dans le premier cas, leur épaisseur peut être prise égale au l/6£ environ de leur hauteur. Dans le second cas, on peut les traiter comme des voûtes.

On donne aux contreforts lm à lm,50 d'épaisseur et on détermine leur longueur, dans le sens perpendiculaire au mur, en considérant qu'ils supportent la poussée du massif de terre compris entre les axes A et B de deux intervalles voisins; mais on compose avec le poids du contrefort le poids des deux portions de murs adjacentes entre les points A et B.

2e Cas. Les contreforts sont intérieurs. — Cette disposition est moins bonne que la précédente, les contreforts ne pou-

Phn Plan

Fig. 482 Fig. 482 bis

vant plus servir d'appui au mur, qui souvent s'en détache sous l'influence de la poussée des terres ou d'inégalités dans le tassement des fondations.

Ces contreforts, s'ils sont assez rapprochés, diminuent la poussée par suite du frottement des terres sur leurs parements latéraux ; de plus, ils divisent le massif de terre et localisent ainsi l'action du prisme de poussée. Enfin, ils présentent par eux-mêmes une certaine résistance au renversement.

On évite quelquefois la séparation du mur et du contrefort en les reliant par des tirants en fer. On peut alors calculer l'épaisseur du mur, sans avoir égard aux contreforts, comme supportant lui seul la poussée du remblai. Pour la stabilité, on compose le poids de mur compris entre les axes de deux intervalles avec le poids du contrefort.

{b) Murs avec voûtes de décharge (fig. 483). — Un mur peut être construit avec voûtes de décharge avec tête supportant un mur d'attique AA', BB'. Les voûtes, à cause de l'inclinaison du talus des terres situées au-dessus, sont inégalement chargées ; il est alors à craindre qu'il se produise dans ces voûtes et dans leurs piédroits une fissure transver-

sale telle que B'N, dételle sorte que le massif compris entre cette fissure et le parement extérieur du mur résistera seul à la poussée des terres qui s'exerce sur le parement BB' du mur d'attique.

Considérons ce qui se passe sur la portion de mur comprise entre les axes des clés de deux voûtes consécutives. On ne peut déterminer la position exacte de la fissure, mais

on sera dans les conditions les plus défavorables en supposant qu'elle se produit au point B' de rencontre du parement BB' du mur d'attique avec l'extrados des voûtes. Et dès lors, on va vérifier la stabilité de la poussée ABB'NM de la construction.

Dans cette hypothèse, nous déterminerons la poussée des terres sur le parement bb'b'ibl (fig. II). A cet effet, nous décomposerons ce parement en éléments verticaux qui seront M et M', égaux entre eux, et N; nous remplacerons les deux premiers par des rectangles ayant comme hauteur la demi-somme des droites b'b et d^d.

Une fois cette poussée trouvée, nous la composerons avec le poids du massif résistant, lequel comprend le mur V et l'ensemble W, W des deux demi-voûtes, avec leur piédroit. La poussée et le poids du massif seront tous deux représentés par des forces situées dans le plan vertical passant par l'axe XX' de ce piédroit.

La résultante générale de toutes ces forces, (savoir, poussée des terres sur l'attique etpoids total des maçonneries), coupe l'assise inférieure du piédroit en un certain centre de pression, C par exemple. Tout cela permet de calculer la pression au pied M du parement extérieur et de la comparer à la résistance de sécurité. Si elle est plus forte, ou plus faible, nous pouvons, comme nous l'avons indiqué précédemment, et en faisant varier l'inclinaison du parement intérieur BB' de l'attique, construire une courbe d'erreur qui nous donnera la position de ce parement.

On se donne ordinairement l'épaisseur AB de la partie supérieure de l'attique ; elle varie du tiers au cinquième de la hauteur du terrassement au-dessus d'elle. On incline beaucoup le parement BB' afin que la direction de la poussée des terres se rapproche de la verticale, ce qui éloigne le point C de l'arête extérieure M.

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