‹ Traité de stabilité des constructionsChapitre 93 sur 516 · DÉTERMINATION DES · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION DES

d'une seule manière (v. n° 32) en trois composantes dirigées suivant les normales, il en résulte que les réactions des appuis pourront équilibrer la résultante II. Par exception, si les trois normales passent par un môme point I, alors R

Fig. 132

ne pourra jamais être équilibré par les trois réactions. En effet, ces trois réactions, si elles existaient, auraient une résultante R' qui passerait par le point I et qui, par conséquent, nepourrait jamais être égale et opposée à R puisque R ne passe pas par I. Donc, dans ce cas, le système de liaisons serait insuffisant.

(e) Liaison par un appui libre et par une articulation. —

Deux appuis, dont l'un A est libre, et dont l'autre R est articulé, forment un système strictement suffisant (figure 133-1).

En effet, prenons le point I où la normale AI à la surface d'appui libre rencontre la résultante R. Décomposons R suivant les deux directions IA et IR. La composante IA étant normale à la surface d'appui, sera neutralisée par elle. Quant à l'autre IR elle le sera aussi par l'articulation R, puisque une articulation peut développer une réaction dans n'importe quelle direction. Un pareil système est très employé : nous le désignerons sous le nom de système strict n" 1 .

{f) Liaison par deux articulations. — Deux appuis articulés A et R (fig. 133-1) forment un système surabondant. En effet, prenons sur la résultante un point quelconque I

Fig. 133

et décomposons cette résultante suivant les deux directions IA et IR. Chacune de ces composantes sera détruite par les appuis.

Or le point I pouvant être pris quelconque sur la résul-

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