‹ Traité de stéréotomie, comprenant les applications de la géométrie descriptive à la théorie des ombres, la perspective linéaire, la gnomonique, la coupe des pierres et la charpente;Chapitre 154 sur 274 · CHAPITRE iV: — CADHAN VERTICAL DÉCUNANT. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE iV: — CADHAN VERTICAL DÉCUNANT. a

un peu à gauche de la verticale PBê, parce que le midi vrai arrive i ou 2 minutes après le midi moyen : ainsi le soleil commence à retarder. * Ce retard augmente de plus en plus jusque vers le 2i5 juillet , où il atteint son maximum qui est de 6°^, ce qui répond au point n de la méridienne curviligne; mais ensuite l'écart diminue, et se trouve nul vers le 1*' septembre, circonstance indiquée par le point ip où la courbe coupe la verticale PB§. Ce point ^ est un peu plus haut que lautre point de section jx déjà trouvé antérieurement, car la déclinaison du soleil est moindre au i" septembre quau 1 5 avril.

Au delà, le soleil se retrouve de nouveau en avance sur le temps moyen; et à 1 equinoxe d automne, vers le sk3 septembre, la différence est de 7™, circonstance qui répond au point où la méridienne coupe 1 equinoxiale BQ à droite du point B ; puis enfin, vers le 3 novembre, lavance du soleil atteint son maximum de 1 6°^, ce qui répond au point p que nous avons construit d abord.

S81. Pour mettre sous les yeux du lecteur un exemple de la manière dont Pl. 3 a, on dispose les résultats des opérations précédentes, nous avons reproduit dans FiG. jl. \sLfig. a le cadran que M. Girard exécuta au Palais- Bourbon (en lan VIII) lorsque FÉcole Polytechnique y était placée. Ce fut Tastronome Méchain luimême qui détermina la méridienne du temps vrai , par des moyens dont nous • emprunterons le récit à un Mémoire inséré dans le onzième cahier du Journal de t Ecole Polytechnique.

u Au sommet d un triangle formé par trois verges de fer, on a placé une n plaque circulaire percée à son centre. La position de la base du triangle » sur le mur et l'élévation de la plaque, étaient ménagées de mauière que » l'image du soleil, reçue parle trou à l'heure de midi, vint se peindre à peu n près sur la ligne qui divisait en deux parties symétriques l'espace destiné au « cadran. Cette disposition faite, un garde-temps à la main, on a reçu l'image >' du soleil, dix secondes avant le midi vrai, à l'instant même du midi, et dix n secondes après; et à chaque observation on a dessiné le contour elliptique » de cette image. Le centre de l'ellipse moyenne donnait déjà un point de la « méridienne; mais pour le vérifier, on a tracé une courbe tangente aux points n les plu? élevés de ces ellipses, et une autre courbe tangente à leurs points yy les plus bas: on a mené à égale distance une troisième courbe; et en divi- >» sant l'arc de cette courbe compris entre les centres des ellipses extrêmes, » en deux parties égales, on a eu un point de la méridienne, et par suite cette » ligne même, en menant par ce point une verticale indéfinie.

« La méridienne construite, il a été facile de déterminer le style ou la w parallèle à l'axe de la terre, dont le centre de la plaque est déjà le sommet.

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» Pour cela, de la projection O de lextrémité du style, on a abaissé une per- " pendiculaire TOO' sur la méridienne; sur cette perpendiculaire on a porté n de T en O' la distance de l'extrémité du style au point T; et en menant » ensuite par je point O' une droite OP qui fît avec O'T un angle égal à la » latitude de Paris, c est-à-dire de 48**5o', on a eu au point P de rencontre avec » la méridienne, le centre du cadran, ou bien le point où la parallèle à Taxe » de la terre, menée par le centre de la plaque, viendrait rencontrer le plan » du cadran. «

L auteur du Mémoire cité plus haut, M. LeJrançoiSy alors Élève à TÉcole Polytechnique, a trouvé le premier la méthode directe qui nous a servi au n^ 571 à tracer le cadran vertical déclinant, sans passer d abord par le cadran horizontal ; seulement , il s'est trompé dans Tinterprétation du temps moyen au midi vrai {page 269), et par suite, la méridienne du temps moyen se trouve renvei^ée de gauche à droite sur la planche qui accompagne ce Mémoire. Mais nous ne faisons remarquer cette inadvertance que pour mettre le lecteur en garde contre une erreur pareille, dans laquelle tombent encore quelques personnes qui interprètent mal les données que fournit T^nnuatre du Bureau des* longitudes.

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