DES COMBLES EN GÉNÉRAL
Pl. 67. 895. Le comble d'un bâtiment est cette partie la plus élevée qui présente un ou plusieurs plans inclinés sur lesquels on applique la couverture qui doit garantir tout Tintérieur contre Tintempérie des saisons. Quelquefois , et quand il s agit dune- construction de peu d'importance, comme dnn hangar ou dun atelier, le comble ne présente qu un seul égoutbu plan incliné {fig. i), et alors on le nomme un appentis. Plus ordinairement le comble est à deux égouis formés par deux plans ioclinés aV, frV {fig. 7) qui se rencontrent suivant une horizontale z' parallèle aux deux côtés les plus longs du rectangle sur lequel se projette le bâtiment ; et si les murs correspondants aux deux petits côtés s'élèvent en pointe jusqu'au sommet du comble , comme dans \esfig. a et 3 , ces faces triangulaires et verticales a'z'f/ s appellent des pignons. On les nommerait des frontons, si la corniche qui règne à la naissance du comble, s'élevait en rampant le long du pignon {fig. ^); et quand une partie de cette corniche se prolonge horizontalement suivant cfd\ lespace triangulaire c'e^d' s'appelle le tympan du fronton.
896. Lorsqu'on ne veut pas faire la dépense d'élever un pignon en maçonnerie, dont l'aspect d'ailleurs est toujours peu satisfaisant pour l'œil du spectateur, on termine les quatre murs par un rectangle horizontal , et l'on donne aux deux faces du comble qui passent paries deux longs-côtés, la forme de trapèzes que Ion nomme les tongs-pans, tandis que les deux autres faces reçoivent la forme de triangles inclinés que l'on appelle les croupes , ainsi qu'on le voit indiqué en projection horizontale sur la^î^. 5. Les quatre arêtes saillantes ao^ bo^ re, c/e, produites par les intersections des. longs-pans et des croupes, sont formées par des pièces de charpente que l'on nomme des arêtiers ^ et qui sont taillés en dos d'âne : l'horizontale supérieure eo s'appelle le faite ou plutôt la ligne de couronnement.
Dans laji^. 5 la croupe est dite droite; mais elle serait biaise si elle avait la forme représentée ^jf. 7 par le triangle aob.
897. Lorsque deux corps de bâtiment se rencontrent sous un angle droit ou oblique, comme dans la^j^. 6, les deux combles auxquels nous supposons la même hauteur, viennent se raccorder, et se nouer en quelque sorte , suivant quatre arêtes rentrantes projetées sur lA, i7, im^ in; c'est pourquoi on donne à