‹ Traité de stéréotomie, comprenant les applications de la géométrie descriptive à la théorie des ombres, la perspective linéaire, la gnomonique, la coupe des pierres et la charpente;Chapitre 249 sur 274 · CHAPITRE IV, — ÉPGRE DE LA CROUPE DROITE · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV, — ÉPGRE DE LA CROUPE DROITE

quand nous aurons parlé de r arêtier qui , en venant embrasser le poinçon, ten-^ drait à le faire tourner autour de son axe. Or, pour satisfaire à ces relations , il suffira de porter le demi-équarrissage de la pièce, sur la droite EOF, de O en c et de O en f ; puis, de mener par ces points c et î des parallèles à OD, lesquelles viendront rencontrer OB et OA aux points 2 et Q que Ion réunira par une droite aQ; et ensuite on achèvera le carré a — 3 — 4 — Q qui sera la base du poinçon. Il arrivera ainsi que le centre de fi(;ure ne sera plus en O, et le poinçon sera dit dévoyé, c est-à-dire écarlé de sa voie on position natu-^ relie.

Quant au tirant , comme il supporte le poinçon , il faudra le dévoyer pareillement, c est-à-dire faire en sorte que sa largeur soit divisée par la droite EOF dans le même rapport que la été la face 2 — 3 du poinçon. Pour cela, on portera le demi-équarrissage du tirant de O en G ; puis , en tirant par ce point C une droite parallèle à OD, laquelle rencontre les deux diagonales O — 2 et O — 3 du poinçon aux points 5 et 6, il suffira de mener par ces points des parallèles à EOF; car on voit bien que Ion aura

G5 : G6 : : C2 : c3, et d'ailleurs (5 - 6) = 2 fois OG.

Enfin , le chevron de ferme dont Téquarrissage sera donné par la question ,devra encore être dévoyé semblablement, et par des opérations graphiques entièrement analogues avec les précédentes; cest pourquoi nous ne les avons pas indiquées sur Tépure. Nous ferons seulement observer que la droite EOF sera dite la ligne milieu du chevron ou du tirant, quoiqu'elle ne partage pas leur largeur en deux parties égales; et nous rappellerons que le chevron de ferme s assemble dans le poinçon par un embrèvement et un tenon dont les saillies sont fixées à volonté sur le profil de la jî^. i ; tandis que son pied s'engage dans le tirant par un assemblage analogue ^ lequel occupe tout l'intervalle compris entre les lignes d'about et de gorge. Pour les chevrons du courant qui n'appartiennent pas à une ferme, leur po^ sur la sablière ne présente qu'un simple embrèvement sans tenon.

Quant à la croupe, il faudra y. placer suivant OD une demi-ferme composée : 1^ d'un demi-tirant qui s'assemblera dans le tirant de long-pan par un tenon avec renfort , ce qui donnera lieu à une mortaise que l'on voit indiquée sur la fyf, I ; 2^ d'un chevron qui s'assemblera encore dans le poinçon et dans le demitirant par embrèvement et tenon. Mais ici il n'y aura aucune raison pour dévoyer ces deux pièces; et leurs équarrissages, qui seront les mêmes que pour le

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loog-pan, devront être divisés par la droite OD en deux parties exactement

^ égales.

FiG. a. 910. Dans Tangle  formé par les murs de long-pan et de croupe, il faudra placer un coyer ou espèce de tirant destiné à recevoir le pas du chevronHirêiier qui sera dirigé suivant l'arête du comble projetée sur OA; et comme cet arêtier se trouvera dévoyé suivant une certaine loi que nous justifierons en parlant de cette pièce , il est nécessaire que le coyer soit dévoyé d'après la même loi dont voici la marche pratique. Après avoir élevé sur OA la perpendiculaire A-7 égale à lequarrissage du coyer, on tire la droite 7-8 parallèle à la croupe et terminée à sa rencontre avec la ligne d about du long-pan; puis, on trace parallèlement à A-7 la droite 8-9 comprise entre les deux lignes d'about, ce qui détermjne les points 8 et 9 par lesquels on fait passer les arêtes du coyer parallèlement à OA. Ensuite, cette pièce rectangulaire devra être tronquée et limitée par les faces verticales cCk et a*/ qui répondent aux sablières de long-pan et de croupe ; et il arrivera nécessairement que les deux angles X et 7 seront placés , aussi bien que les points 8 et 9, sur une perpendiculaire à OA; d'ailleurs, on serait tombé directement sur ces points X et y, si Ion avait construit le parallélogramme précédent au point a au lieu du point A.

La tête du coyer projetée sur Xay... se trouve, dans une partie de son épaisseur, engagée dans le mur, et elle s'élève au-dessus jusqu'au niveau des tirants; l'autre bout du coyer va quelquefois s assembler dans ces tirants, autour du poinçon ; mais il vaut mieux, comme ici, établir un gousset transversal dans lequel le coyer s assemble par un tenon avec renfort. Quant au gousset, on le dirige à peu près parallèlement à la diagonale qui réunirait les points D et E. et il s'appuie sur les deux tirants par une entaille à mi-bois; car, si on voulait placer un tenon à chaque bout, il serait fort difficile de mettre enjoint toutes ces pièces, lorsque déjà les deux tirants se trouvent fixés dans la position qu'ils doivent occuper. On donne le nom d'enrajure au système des pièces qui rayonnent autour du poinçon, telles que tirants, goussets, coyers.

Pl. 69, ^*^' L' Arêtier ou chevron d'arête a primitivement la forme d'un paralléli-

FiG. 2. pipède rectangle dont les arêtes latérales sont dirigées parallèlement à 1 arête de croupe projetée sur OA, et dont deux faces sont maintenues dans des plans verticaux; dès lors le pas de cette pièce, ou sa section par le plan horizontal des tirants, sera un rectangle tel que HRnm {fig. i5) dont deux côtés se trouveront nécessairement perpendiculaires à OA. Mais, en outre, on veut s'imposer la condition que la gorge HK de l'arêtier, c'est-à-dire la trace horizontale de sa face inférieure, soit précisément comprise entre les deux lignes de gorge ad

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