CIIAPITRK IV. — ÉPURE DE LA CROUPE DROITE
Tarétier; mais alors il est difficile d assembler cette pièce dans le poinçon, et c'est une complication superflue qui ne produit qu une perte de main-d'œuvre. D'autres fois, pour éviter Tangle aigu MPQ, on prolonge de quelques centimètres la- face verticale GHM de l'arêtier dans l'intérieur du chevron de ferme, et l'on dirige ensuite le déjoutement MP suivant un plan vertical perpendiculaire au poinçon.
915. Entre le chevron de ferme OD et l'arêtier OA , il faut placer plusieurs FiG. 2. empanons ou 'chevrons plus courts qui s'assemblent dans l'arêtier par un tenon,
et sur la sablière par un simple embrèvement. Quant à. cette sablière , elle s'engage par un bout dans le coyer au moyen d'un tenon, et dans le tirant par * une simple entaille à mi-bois, attendu que si l'on plaçait un tenon à chacune de ses extrémités, il serait impossible de l'introduire dans sa vraie position lorsque les tirant et coyer seraient déjà fixés invariablement; au surplus, on remplace souvent ces tenons par des liens en fer, qui sont plus faciles à fixer librement sur le coyer et sur la sablière. On lira mieux tous ces détails sur la partie BD de la croupe , où nous avons enlevé toutes les pièces en relief, pour laisser voir plus distinctement les pièces horizontales; c'est pour cela que, dans cette partie de l'épure, les pas des pièces sont indiqués par des hachures pleines , attendu qu'ils sont visibles.
Les cbevj;'ons du courant , comme x et y, s'engagent dans les sablières par un embrèvement seul , et dans le haut ils sont simplement posés sur le faîtage; mais les deux chevrons d'une même paire se lient l'un à l'autre par un assemblage à enfourchement , ici le chevron y porte le tenon simple, et le chc'vron X les deux fourchons. Quant au /aife ou faitagey c'est une pièce horizontale qui a pour profil l'hexagone f marqué sur la^^. i, et dont deux côtés coïncident avec les plans de lattis inférieurs ; ce faitage est d'ailleurs engagé dans le poinçon par un tenon avec renfort de chaque côté.
Voilà l'exposition de toutes les données de la croupe droite; mais il reste maintenant à en déduire les diverses projections nécessaires pour tailler cha<cune des pièces.
916. Profil de croupe. C'est la section faite dans la croupe par le plan Pl. 69, vertical OD [fig. 2), mené perpendiculairement à la ligne d'about AB; ainsi FiG. 3. les triangles rectangles D^'O^Z", cfO":!^'^ se construiront en prenant leurs
bases égales aux lignes OD,.Orf, de Isifig- a, et leurs hauteurs sur le profil de long'pan {fig. i). Semblablement ,> le profil du poinçon et celui du demitirant de croupe s'obtiendront en j>renant les largeurs sur làfig. a et les hauteurs sur la fig. i ; et c'est sur ces profils que les charpentiers tracent les em-
brèvements et les tenons des diverses pièces. On voit (Jig. 3) que le tenon du demi-tirant est consolidé par un renfort placé en-dessus; et sur ce tirant on a aussi marqué les entailles à mi-bois qui reçoivent la sablière et le gousset. Enfin, comme les deux droites D"Z" et d^'i!' comprennent entre elles la projection latérale des chevron et empanon de la croupe, si Ion prend la longueur D"Ma égale à la distance qui sépare le point M {fig. a) de la ligne d'about AD, et que Ion élève la verticale M^m^'W^ on obtiendra la face de déjoutement du chevron , savoir: w'^M^VV. On pourrait semblablement retrouver le contour jde la tête deTempanon, et déduire de là les projections des chevron et empanon sur le lattis supérieur, au moyen du rabattement qui est représenté dans la^z^. 4? i^^is comme cela rentre dans la herse^ nous en parlerons plus loin.
917. De la herse. Pour qu'une pièce de charpente soit complètement • connue , il faut se procurer deux projections de cette pièce , faites sur des plans parallèles à ses faces longitudinales; les profils [fig. i et 3) fournissent déjà une de ces projections; ainsi, pour avoir Fautre, nous allons projeter tous les chevrons et empanons, tant de la croupe que des deux longs-pans, sur les plans de lattis supérieurs, puis développer langle trièdre formé par ces trois plans autour du point O {fig, a); et cet ensemble, représenté dans les fig. 5 et 6, a reçu le nom de herse^ quoique souvent aussi, pour abréger, on donne même ce nom à la projection d'une pièce isolée^tte sur le plan de laiiis supérieur. Fig. 5. On construira le triangle rectangle ZDA avec une base égale à la distance DA prise sur la^j/. a, et avec une hauteur égale à D^Z*' de la^. 3, et Ion obtiendra ainsi la moitié de la face de croupe. De même, pour la face de long-pan, on formera le triangle rectangle ZAE avec une base égale à AE {fig. a ) , et avec une hauteur égale à Z'A' [fig. i) : la droite ZW parallèle à AE représentera la ligne de couronnement entraînée avec le lattis de long-pan situé à droite ; pour le lattis situé à gauche , on obtiendrait des résultats semblables qui n ont pu être indiqués qu'en partie dans le cadre de notre épure.
Il faut à présent projeter sur le lattis supérieur les points ou lignes qui sont dans le lattis inférieur. Or, pour la ligne de gorge de croupe, on devra projeter le point d" en rf% sur la^gr. 3; puis, rapporter la distance D^cfa en Drfa: sur \difig. 5, et tirer la droite c/^H qui sera la projection à la herse de la ligne de gorge de croupe. Ensuite, si l'on conduit par le point H de la/j. a un plan HA perpendiculaire à la ligne d'about , et que Ton rapporte les distances AG et AA sur làfig. 5, en élevant la perpendiculaire AH, et en traçant les parallèles GM, Hm, on aura les projections à la herse de l'arête moyenne et de l'arête