‹ Traité de stéréotomie, comprenant les applications de la géométrie descriptive à la théorie des ombres, la perspective linéaire, la gnomonique, la coupe des pierres et la charpente;Chapitre 253 sur 274 · CHAPITRE IV. — ÉPURE DE LA CROUPE DROITE · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — ÉPURE DE LA CROUPE DROITE

Il sera facile de marquer l'entrée de la mortaise qui recevra le tenon de Tempanon indiqué dans la fig. 2, en menant des parallèles à G' M' qui divisent en trois parties égales la distance des deux arêtes G'M' et H' Y'; mais toute la largeur de cette face sera remplie par l'occupation de Tempanon sur larétier, puisque la droite (G'M', GM) est dans le lattis supérieur de croupe, et la droite (H' Y', HM) dans le lattis inférieur.

C est sur l'espèce de profil représenté par la^^. 7 que le charpentier marque la saillie qu'il veut donner à lembrèvement et au tenon par lesquels Farétier s engage dans le coyer; et nous avons tracé aussi sur cette figure la projection du coyer, afin de mettre en évidence les deux faces de déjoutement ay et oX, la mortaise par laquelle la sablière vient s'assembler dans le coyer, et enfin le tenon avec renfort oblique qui réunit le coyer au gousset.

921.* Maintenant, projetons larétier sur un plan parallèle à sa face supé- FiG. 8. rieure; ou plutôt (comme les charpentiers exécutent les faces de déjoutement et d engueulement avant de délarder larétier, et lorsqu'il a encore la forme d un parallélipipède rectangle) , cherchons les intersections des quatre faces verticales MP, PQ , QR , RT, avec la fiice supérieure de ce parallélipipède : cette dernière est projetée sur la^gr. 7 suivant la droite A"Z", et nous l'avons rabattue sur la fig. 8 en portant à droite et à gauche de la ligne milieu A^z' des distances égales aux deux parties dans lesquelles l'équarrissage HK {fig. a) est divisé parAO.

Prolongeons donc les verticales M"M', P''P',R''R', T"t', jusqu'aux points w^p^r^t^ où elles rencontrent la face projetée sur A"Z'^; puis, ramenons ces points, ainsi que Q', sur la^^. 8, au moyen de perpendiculaires à la charnière A"Z" autour de laquelle le rabattement est censé fait; et l'on pourra ainsi tracer aisément le contour m'p'q'r't' suivant lequel la face supérieure du parallélipipède est coupée par les quatre faces de déjoutement et d'engueulement.

Semblablement, si l'on rapporte les points M", V% Q%R", T', en m\p% q\ r\ f\ on pourra tracer le contour m'^p"q"r"t" qui représente la projection , sur la face supérieure, des sections faites dans la face inférieure du parallélipipède par les mêmes plans verticaux de déjoutement et d'engueulement. On verra bien que les deux côtés m''p'\ t''r'\ doivent concourir vers le point^' projection du point Y' où la face inférieure va rencontrer l'axe du poinçon, de même que les deux côtés m'^, r'f', allaient aboutir au point analogue z'; et d'ailleurs les deux lignes polygonales m!ffcfr'i\ v(i'p*c('r"V\ ont évidemment leurs côtés respectivement parallèles.

On rapportera aussi sur la^^'. 8 les limites du tenon et de l'enibrèvement

qui accompagnent le pied de larêtier^ en tirant des perpendiculaires à la droite . A" Z" par les divers points H', G', A", ... ; au surplus , les charpentiers n'exécutent point à part cette projection 8, mais ils tracent toutes les lignes dont nous venons de parler sur la pièce de bois même, lorsqu'elle est couchée latéralement sur Isifig. 7, ainsi que nous allons l'expliquer dans le paragraphe suivant.

Remarques sur le piqué des bois.

922. Les charpentiers ayant pour principal instrument le fil-à-plomb , sont obligés de tracer leurs dessins sur une aire horizontale, qui n'est autre que le sol même, convenablement choisi et préparé. Ces dessins portent le nom d'été- Ions, quand ils ne renferment que les lignes milieux pu les projections des axes des pièces; mais quand on y exprime les équarrissages des pièces' avec leurs véritables limites, ainsi que leurs divers modes d'assemblages , tels que tenons, mortaises, embrèvements, on les nomme épures; c'est comme qui dirait : dessin représentant la preuve ou l'épuration des résultats, par les traces des opérations graphiques qui y ont conduit.

Pour tracer une droite un peu longue sur le sol ou sur une pièce, on emploie une ligne çu cordeau frotté préalablement avec de la craie, et que deux hommes maintiennent bien tendu et passant par deux points désignés; puis, l'un d'entre eux soulève le cordeau vers son milieu , sans l'écarter du plan vertical où il était contenu d'abord; et ce cordeau, abandonné ensuite à sa propre élasticité, va frapper la surface et y marque le trait demandé. C'est ce qu^on appelle battre la ligne ^ et c'est ainsi que les charpentiers parviennent à ligner et contre^ligner une pièce, c'est-à*dire à faire paraître les projections de son axe sur les quatre faces longitudinales et' opposées deux à deux {PL LXXI,fig. 5). Pour cela il faut, à l'emploi du fil-à*plomb et du niveau , joindre quelques précautions dont le détail serait ici trop fastidieux , et qui d'ailleurs peuvent être pressenties par le lecteur. Nous dirons seulement qu'après avoir élevé la pièce sur des chantiers ou morceaux de bois rectangulaires, on doit la placer bien de dévers, c'est-àdire horizontale dans le sens de sa largeur; tandis qu'elle est dite de niveau, quand est elle horizontale dans le sens de sa longueur. Cette position de dévers s'obtient en appuyant lé niveau dans une direction transversale, et en ajoutant des cales convenables entre la pièce et les chantiers ; mais comme il est souvent nécessaire de donner quartier à une pièce (ou de lui faire faire un quart de révolution), et puis de la ramener ensuite dans sa position primitive où elle était de dévers, on a soin de marquer la place où Ton avait posé le niveau, par un trait

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