‹ Traité de stéréotomie, comprenant les applications de la géométrie descriptive à la théorie des ombres, la perspective linéaire, la gnomonique, la coupe des pierres et la charpente;Chapitre 262 sur 274 · DES PANNES ET TASSEAUX · texte numérisé non relu

DES PANNES ET TASSEAUX

Pl. 73. 947. Nous allons étudier ici un comble tout à fait complet, cest-à-dire qui, avec des chevrons, empanons, arêtiers et noues, renferme aussi des pannes et conséquemment des arbalétriers pour soutenir celles-là, comme nous l'avions indiqué dans les fermes des PL LXFII et LXFIII\ mais nous continuerons à faire abstraction des pièces horizontales , telles que tirants, coyers, sablières , . . . , attendu qu'il n y aurait rien à changer dans ce que nous avons dit sur ce sujet lors de la Croupe droite.

Le plan général tracé sur \^fig> 10 indique que le comble en question doit recouvrir deux corps de bâtiments qui forment un retour d'équerre , et nous avons adopté cette disposition afin d'avoir Foccasion d'étudier l'agencement des pannes sous les arêtiers et les noues , qui sont les deux circonstances où l'on rencontre le plus de difficultés. On commencera donc par tracer {fig. i) le profil de long-pan du petit comble, en se donnant la demi-largeur O'A' de la ferme et la hauteur O'IJ du poinçon. L'équarrissage assigné pour les chevrons déterminera la parallèle a' 2', et celui des pannes la droite a'Ç' qui représente la face supérieure de l'arbalétrier. Cette dernière pièce s'assemble dans le poinçon par un embrèvement et un tenon dont Tabout est horizontal, afin de mieux arc*bouter le poinçon ; tandis que pour le chevron , il vaut mieux donner à l'about du tenon une direction perpendiculaire au lattis, afin que le chevron, qui doit aussi recevoir le tenon du tasseau y puisse s assembler plus facilement par une simple rotation sur sa base A', et sans soulever de nouveau le poinçon. Quant à la panne ^ on lui donne sur ce profil moyen un équarrissage M'N'FQ' qui soit un carré, afin que sur les deux autres profils, dont nous parlerons plus tard, et qui ont une pente plus ou moins roide, la panne ne soit pas modifiée deux fois dans le même sens, ce qui la rendrait ou trop faible ou trop massive. Cette panne est retenue dans sa position par un tasseau qui s'assemble à tenons dans l'arbalétrier et dans le chevron supérieur; quelquefois même on ajoute au-dessous du tenon une chantignoUe de sûreté, que l'on fixe sur l'arbalétrier avec une broche en fer ou un boulon qui les traverse entièrement.

Ajoutons aussi que, suivant l'usage {note du n*^ 907) , les longueurs de tontes

Page 1