CHAPITRE YU. — iDES PANNES ET TASSEAUX
les pièces sont réduites ici au quart de ce qu elles devraient être , pour se trouver dans un rapport convenable avec les équarrissages adoptés.
948. Maintenant, sur le plan horizontal , il faut tracer les lignes d about DA, AB, BF, ainsi que les lignes de couronnement OC et CI, en choisissant la projection O du sommet de la croupe de manière à vérifier la relation du n*^ 908; puis, après avoir tiré les projections AO et BG des arêtes saillante et rentrante du comble, on trace les lignes de gorge ab, ad^ bf^ de telle sorte qu elles se coupexU deux à deux sur AO et BC. La même condition doit être remplie par les . lignes d'about ag, ac?, êy, des arbalétriers, ainsi que par les lignes de gorge de ces dernières pièces.
Ensuite, on dévoie le poinçon O qui a pour base un carré, suivant la méthode indiquée au n° 909; les chevrons de ferme E et D se placent comme dans la croupe droite, en dévoyant le premier; et les arbalétriers qui sont audessous occupent des positions homologues qui n ont pas besoin d'explication.
949. Avant d aller plus loin, il est bon de tracer le profil de troupe {fig. 4), lequel se déduit du plan horizontal (Jig. 3) en prenant les hauteurs O^Z", O'^z", 0"Ç", égales aux Jignes homologues du profil (1). ^^fig* 5 représente la ferme sous-faite dirigée suivant OC, et composée des deux poinçons, du faîtage et des contre-fiches qui empêchent les angles de varier; mais, eq outre, nous y avons figuré aussi la coupe Y'B' faite suivant FI dans le grand comble [fig. 6), parce quelle.a des parties communes avec la précédente. Par un motif semblable , sur.la^gr. i qui se rapporte spécialement à une coupe faite suivant OE dans le petit comble, nous avons représenté le faitage et la contre-fiche dirigés suivant CI dans le grand comble.
950. Le chevron d'arêtier A est dévoyé et délardé comme au n"* 911, au moyen d'un parallélogramme construit sur son équarrissage ; l'arbalétrier d arêtier est dévoyé d'une manière semblable, et la trace horizontale de sa face supérieure est une droite GH que Ton mène parle point a perpendiculairement à OA , tandis que la trace de sa face inférieure est placée dans l'angle formé par les lignes de gorge relatives à ce genre de pièces. Cet arbalétrier conserve donc la forme d'un parallélipipède rectangle, et n'est point délardé par les plans parallèles au lattis qui auraient pour traces les droites aa' et ol^\ car un tel délardement que certains charpentiers ont exécuté quelquefois, produirait une augmentation de main-d'œuvre très-inutile , affaiblirait l'arbalétrier qui supporte le poids des pannes, et ôterait à ces dernières l'appui qu'elles trouvent en partie, comme nous allons le voir, dans les arêtes saillantes qui aboutissent en G et H. Du reste, la tête de l'arbalétrier embrasse le poinçon par e?î(jfticw/e-
ment, comme nous lavons vu pour larêtier au n*^ 914, et toutes ces pièces se trouvent déjoutées dans leurs parties supérieures, au moyen de plans verticaux conduits par Taxe du poinçon et par les points où elles rencontrent les pièces voisines dans la feigne de croupe et dans celle du long-pan.
951. La noue B qui est àfaces déversées, se déterminera comme au u? 941, en formant un parallélogramme avec son équarrissage, et en recourant aux profils (i) et (5) pour abaisser les deux normales a^Oj et b'b^ qui doivent fournir les arêtes situées dans les lattis supérieurs. La tête de cette noue, après avoir été entaillée par- dessous pour s appuyer sur les deux faîtages voisins, va saisir le poinçon par deux faces d engueulement , ainsi que nous lavons expliqué en détail au n*' 959.
L'arbalétrier de noue est dévoyé d'une manière semblable, au moyen d'un parallélogramme formé sur son équarrissage ; et en menant parles deux angles qui seront sur BA et BF, deux parallèles à BG, les points K et V où elles rencontreront les lignes êa et 6y, détermineront une droite KV nécessairement perpendiculaire à BC , et qui sera la trace horizontale de la face supérieure de cet arbalétrier. La face inférieure aura pour trace une droite parallèle à KV, et menée par langle saillant que forment les lignes de gorge des arbalétriers des lattis (a) et (6). Ainsi cet arbalétrier ne sera point délardé, mais il conservera la forme d'un parallélipipède rectangle , par les motifs cités au n^ 9S0 ; et dans sa partie supérieure, il embrassera le poinçon par deux faces d'engueulement verticales , sans qu'il y ait lieu de modifier cette tête par des déjoutements, comme . cela avait été nécessaire pour l'arbalétrier dirigé suivant AO.
Ajoutons, pour bien faire comprendre Tensemble du comble général, dont quelques détails seulement ont été marqués sur la^i^. lo, qu'il doit y avoir un long tirant qui s'appuie sur les angles opposés B^ etBg des murs du bâtiment, et sur lequel reposeront le poinçon C^, la noue et son arbalétrier, ainsi que l'arêtier et l'arbalétrier dirigés suivant B^Cj. En outre, dans ce tirant principal viendront s'assembler par tenon avec renfort, ou par entaille à mi-bois, deux demi-tirants placés suivant Cal» et CaD,, lesquels porteront chacun un chevron de ferme et un arbalétrier. Enfin, les deux poinçons G» et Ij seront reliés par le faitage et ses contre-fiches.
Vl. 73. 952. Des pannes. Le cours de pannes qui règne sous le pan de toit AOGB a pour profille carré M'N'P'Q', et nous appellerons face externe celle qui, comme M'N', se trouve en contact avec les chevrons, tandis que la face P'Q' sera dite face interne; les deux {lutres M'Q' et NT' sont les faces supérieure et inférieure. Cette panne s'étend depuis le plan vertical BG jusqu'au plan vertical AO ; et