CHAPITRE VIII. — ESGALIEH EN BOIS, DIT: COURBE RAMPANTE
Cela posé, prolongeons les verticales qui représentent les génératrices des cylindres du limon, jusqu'aux points
/et /a, getg^, /et /a,...,
et par ces points élevons des perpendiculaires à la charnière FQ', sur lesquelles nous porterons les longueurs
#«et/^4, gg^etg^g^, lUetlJ,,...
égales aux distances de la ligue PQ aux divers points
F et Fa, GetGa, LetLa,...;
alors on pourra tracer les intersections demandées
fzgzkm^pt et f^gj^m^p^,
lesquelles se composent de deux droites et de deux ellipses dont les points de raccordement jr, et n^ sont faciles à trouver, ainsi que les sommets p, et p^ ; car, pour ces derniers, il suffira de tracer par le point O {fig. i) un diamètre qui soit parallèle à UV. Toutefois, nous devons faire observer ici que, comme les bords de la pièce de bois peuvent offrir quelques défauts ou n'être pas bien équarris, les charpentiers sont dans lusage de mesurer les distances dont nous venons de parler, non pas à partir de la trace PQ, mais à compter d une ligne milieu uv que Ion trace à volonté sur la projection horizontale, et qu'il faut ensuite marquer sur la ^^. 5. D ailleurs, cette dernière projection n est point tracée sur le sol par les charpentiers , qui n ont pas coutume de se servir de panneaux y ainsi que le font les tailleurs de pierre; mais ils exécutent les opérations relatives à la^^. 5 , sur la pièce de bois elle-même^ comme nous allons Tindiquer.
976. Piqué des bois. Après avoir mis la pièce en chantier sur la projection (4)9 en couchant le parallélipipède sur sa face latérale , les deux faces supérieure et inférieure seront alors dans les plans verticaux P^Q' et F'Q". Si donc on fait correspondre successivemerit le fil-à-plomb aux points /,/a , </, jfa—, on pourra, en piquant un ou deux points sur la direction du fil, tracer sur la face même de la pièce les droites j^3, /a/4,..., et puis y rapporter les distances des points F et Fa (fig. i) à la ligne milieu uv qui a dû être tracée d abord sur la pièce; car nous la supposons lignée et corUre^lignée, ainsi que nous lavons dit au n? 922. On opérera de même pour la face inférieure projetée sur F'Q'', en plaçant le fil-éplomb aux points ^3, g^^ /$, /«,....
977. Lorsqu'on a ainsi tracé sur les deux faces supérieure et inférieure p^Q g
(yi^. 6) les intersections des deux cylindres verticaux de Téchiffre , on débillarde la pièce, c'est-à-dire qu on la creuse suivant cette forme cylindrique, au moyen d une scie tournante qui doit suivre les deux contours marqués pour la face concave el pour la face convexe : sauf à perfectionner le trait avec le secours de quelques autres outils, et de manière qu'une règle puisse s'appliquer exactement sur la surface exécutée, en passant par les points de repère /, et/,, ^, et gf,,.... Maintenant, sur ces génératrices /,/,, gf^g^»,..., on porte les longueurs
/»?8 ^t/»?5, gzlz et gf375, /j^, et l^k^,
que Ton a mesurées avec le compas sur layfgr. 4; ce qui permet au charpentier de tracer à Id main, sur le cylindre concave, les deux courbes 9,73X3 et 9575X5. Il trace de même les couH^es analogues sur la face cylindrique convexe ; et dès lors il peut enlever tout ce qui excède les deux courbes supérieures et les deux courbes inférieures, et exécuter les deux faces gauches de Téchiffre, en vérifiant si une règle s'applique bien sur ces faces, lorsqu'il l'appuie sur les repères que lui- fournissent les points marqués 9, et 9^, 95 et fev ^^^^ quelques-uns sont invisibles ici , mais qui résultent tous des génératrices verticales qu'il a tracées sur la pièce dans l'opération précédente. Par là, l'échiffre présentera enfin la forme indiquée dans la^gf. 7.
978. Le charpentier doit aussi, lorsque la pièce a encore la forme d'un parallélipipède rectangle, tracer les droites X^X,, Y'jY^ [fig. 5), lesquelles sont les intersections des faces supérieure et inférieure avec le plan horizontal du giron G"U'y parce que ces droites lui serviront, quand le solide sera débillarde, à marquer sur le cylindre convexe la trace de ce giron, et conséquemment la place de l'entaille à exécuter pour recevoir la tète de la marche. D'ailleurs, cette trace du giron s^rt aussi à mesurer sur la jl!^. 4 les hauteurs des points 7, 721 X,... qu'il faut reporter, comme on l'a dit au n® 977, sur la pièce débillardée; ce qui est plus exact que de compter ces distances, ainsi que nous l'avons fait précédemment, à partir du bord supérieur PQ' de la pièce, lequel peut offrir des défauts ou une arête mal terminée.
Cet exemple de l'échiffre doit suffire pour donner aux lecteurs une idée assez exacte des procédés que les charpentiers emploient dans le tracé des pièces courbes; mais il reste encore à apprendre certains détails et quelques précautions minutieuses dont la connaissance ne peut bien s'acquérir G[ue dans les^ chantiers de construction.