Carcinome des amygdales (Grunwald-Laurens
épithéliomes pavimenteux lobules ; Piérin rapporte un cas d'épithélioma cylindrique, mais sans préciser si le diagnostic a élé confirmé parl'examen histologique.
Au début, la tumeur révèle sa présence par une gène de la déglutition et des douleurs. Ces douleurs afTectent le caractère de névralgies irradiées à distance dans la tête et le cou. Castex signale trois modes de début de la symptomatologie de Tépithélioma :
lo début pharyngien caractérisé par de la gêne de la déglutition, de la douleur au fond de la gorge, de la salivation ; 2° début auriculaire marqué par une douleur d'oreille d'intensité variable,
sans aucun autre symptôme ; 3° début ganglionnaire, adéuopathie siégeant à l'angle du maxillaire, apparaissant avant toute douleur.
A la période d'état, l'affection se révèle par divers symptômes : douleur, dysphagie, salivation abondante, altération de la voix et de l'ouïe, fétidité de l'haleine.
Les douleurs, rarement limitées à la gorge, s'irradientversle crâne, loreille, la nuque ; elles sont généralement continues et souvent très intenses, au point de rendre la vie insupportable; ce sont surtout les douleurs d'oreille qui ont la plus grande acuité.
L'examen de la gorge est parfois gêné par la douleur, qui détermine du trismus ; l'amygdale intéressée est augmentée de volume, sasurface est rouge et ulcérée; d'abordsuperficielle, celte ulcération envahit plus tard tout l'organe et même les tissus environnants.
Les bords de l'ulcération sont durs, irréguliers, exubérants.
Le toucher pharyngien permet de délimiter les lésions.
La tumeur augmente progressivement et envahit les parties voisines, piliers et voile, base de la langue, pharynx.
L'adénopathie, souvent très précoce, occupe d'abord la région de l'angle de la mâchoire, puis gagne les régions parolidienne, carolidienne, sous-maxillaire. Elle peut même être très prononcée du côté opposé à la lésion. Les ganglions sont durs, peu mobiles.
La durée de l'affection varie de un à deux ans ; la mort survient par cachexie; le malade s'alimente mal par suile des troubles de la
déglutition, s'émacie par suite des souffrances violentes et continues qui le tourmentent, s'intoxique par ingestion de débris de la tumeur. La compression due aux masses ganglionnaires peut provoquer la mort par asphyxie.
De violentes hémorragies peuvent être provoquées par l'extension du processus néoplasique aux parois des artères voisines.
Les affections chroniques et les tumeurs de l'amygdale ont toutes des caractères qui permettent de les distinguer de l'épithélioma : dans celui-ci à la tuméfaction s'ajoutent l'ulcération et l'adénopathie.
Ces caractères permettront tout spécialement de différencier les tumeurs épilhéliales d'autres tumeurs malignes, à évolution rapide, les sarcomes; ici, en effet, il n'existe ni ulcération, ni adénopathie.
Ce sont surtout les affections ulcéreuses qui prêtent à confusion ; les ulcérations tuberculeuses ne présentent pas d'induration et ne s'accompagnent pas d'adénopathie ; leur fond est couvert de bourgeons charnus et a peu de tendance à saigner. La syphilis à toutes ses périodes a pu être confondue avec l'épithélioma, et un grand nombre de cancéreux étant en même temps syphilitiques, on ne pourra pas se baser sur les antécédents du malade, pas plus que sur le résultat de la médication iodurée. Mais l'évolution du chancre est plus rapide, son adénopathie est plus précoce et le ganglion est gros, unique, dur. Les gommes ulcérées ont évolué lentement et sans douleurs.
Si la tumeur est bien délimitée, si l'adénopathie est accessible, on devra recourir à l'ablation large de toutes les masses néoplasiques. On a même opéré dans des cas de lésions très étendues et pratiqué la résection d'une partie du maxillaire inférieur.
En cas d'extension trop grande, d'anénopathie propagée à distance, de mauvais état général, on doit s'abstenir de toute intervention ; on ordonne la désinfection de la gorge, des collutoires calmants, des antinévralgiques et des toni-reconstituants.
TUMEURS CONJONCTIVES.
POLYPES
On trouve fréquemment dans la région amygdalienne, sur l'amygdale (Courlade, Masse, Lefour, Gouguenheim, Garel, Moure), sur le repli triangulaire (Paterson, Sharmann), dans la fossette susamygdalienne ( Blanc, Bourak) de petites tumeurs pédiculées, décrites comme papillomes, constituées par du tissu conjonctif, muqi^euxou adénoïde.
Elles varient de la grosseur d'un grain de blé à celle d'une noisette; ce sont des tumeurs d'origine inflammatoire. Les symptômes sont à peu près ceux de l'hypertrophie amygdalienne, obstruction de l'isthme, gêne de la déglutition, troubles respiratoires, prédisposition aux inflammations fréquentes.
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l/al)lalioii de ces tiiineurs est très simple; on emploie de pnMerence l'anse galvanique.
FIBROMES.
Des fibromes, pédicules ou sessiles, s'insèrent sur la surface amygdalienne ; la tumeur peut constituer un véritable molliiscum pendnliim (Furet) ou une saillie boudinée (Beco).
La coloration est normale, la consistance dure, le volume variable pouvant atteindre celui d'un œuf (Morgan).
LIPOMES.
Les lipomes de l'amygdale ont été signalés par Onodi ; cet auteur en a publié plusieurs observations. Il s'agit presque toujours d'un assemblage de tissu adipeux et de tissu conjonctif ; ce sont plutôt des fibro-lipomes que des lipomes purs. Ils ont été observés par Haug, Avellis, Onodi, Zolki.
CHONÛROMES ET OSTÈOMES.
II existe fréquemment, au niveau des amygdales, des formations cartilagineuses ou osseuses. On peut voir, par endroits, la transformation du cartilage en tissu osseux d'après les processus normaux de l'ossification enchondrale (Wesler Carter). Les amygdales ainsi atteintes sont le siège fréquent d'inflammations ; la gorge est sensible ; la déglutition des matières solides est gênée. Ces organes ont l'aspect de masses fibreuses et, dans leur intérieur, se trouvent des amas cartilagineux ou osseux. On opère croyant enlever une simple hypertrophie amygdalienne, et l'amygdalotome se trouve arrêté par la résistance des formations osseuses. Ces formations sont considérées par certains auteurs comme d'origine inflammatoire : irritation par un corps étranger (Beamann, Douglas), hypertrophie du tissu conjonctif qui subit l'ossification (Wesler Carter), phase d'ossification de lésions tuberculeuses (Lubarsch). D'autres auteurs ont considéré qu'il s'agit de tumeurs embryonnaires développées aux dépens des vestiges du deuxième arc branchial (Ruckert, Halkin).
SARCOMES.
On voit assez fréquemment des sarcomes de l'amygdale (Genzmer, Pollard, Weinlechner, Cheener, Gaudier, Walter Downie, Moizard, Denis et Rabé, Bosworth, Schrœtler, Conkey, Dombrowski). Ce sont des sarcomes à cellules rondes ou fusiformes.
La tumeur est ordinairement unilatérale ; dans les cas de Schrœtter et de Conkey, elle intéressait à la fois les deux amygdales.
L'organeest tuméfié, luisant, décoloration blanc perh'. L'évolution