C - INFLAMMATIONS CHRONIQUES DES MAXILLAIRES
Les diverses inflammations osseuses peuvent, après une phase aiguë, passer à Télat chronique, et Ton observe des hyperosloses, des fistules. Mais il est des inflammations essentiellement chroniques qui afloctenf deux formes spéciales : la résorption du bord alvéolaire et rhypertrophie difl'use des maxillaires. Il y a aussi à envisager les inflammations qui sont chroniques par la nature même de leurs agents pathogènes : tuberculose, syphilis, actinomycose.
RÉSORPTION DU RORD ALVÉOLAIRE.
A propos de l'évolution du système dentaire, nous avons vu que les dents avaient tendance à être expulsées de leurs alvéoles sous l'influence de poussées du tissu osseux sous-jacent. C'est là le mécanisme du déchaussement physiologique et de la chute sénile des dents.
Certaines maladies dystrophiantes amènent plus vite ce résultat; l'artériosclérose se manifeste, d'après Ferrier, au niveau des arcades alvéolaires en produisant le mécanisme du déchaussement. Maurel a aussi montré l'influence de l'arthritisme dans les phénomènes du déchaussement et de lapériodontite expulsive.
L'ataxie locomotrice, le diabète ont aussi une influence connue.
A la suite de la chute des dents, le bord alvéolaire est le siège de phénomènes d'ostéite condensante; il peut en résulter des douleurs névralgiques par compression des filets dentaires, c'est la névralgie des édentés décrite par Gross. La résection du bord alvéolaire fait disparaître ces phénomènes douloureux (Gross, Duplay, Jarre). La résorption du bord alvéolaire peut être très accentuée et au maxillaire supérieur atteindre la paroi du sinus, de sorte que celte cavilé soit ouverte dans la cavité buccale.