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DU VAL ET BRECHOT

le rebord osseux. Une incision cutanée basse, un peu plus en dedans quon ne la fait classiquement, épargnera donc, dans la plupart des cas, ces rameaux. De plus cette incision, n'étant pas exactement sous le bord inférieur de Tos, sera plus favorable pour la cicatrisation dans les cas de plus en plus nombreux où la prothèse immédiate sera faite; en effet, il est préférable que la partie la plus saillante de la pièce artificielle ne corresponde pas exactement aux tissus particulièrement délicats de la cicatrice.

Les vaisseaux faciaux, qui coupent perpendiculairement le bord

inférieur de l'os, sont facilement trouvés :

l'artère très flexueuse en avant. la veine derrière, contre les fibres musculaires les plus antérieures du masséter. Epargnés dans une résection limitée, ils sont pinces et coupés à ciel ouvert en cas contraire.

La face profonde du segment dentaire concave donne insertion, le long de la ligne mylo-hyoïdienne oblique en bas et avant, au plancher buccal.

Ces insertions sur les côtés sont peu résistantes: la gouge qui remonte la face interne de Tes les détache sans difficulté, surtout si elle détache aussi le périoste, peu adhérent normalement en cette région. Sur la ligne médiane, il en est autrement; ici est l'attache antérieure de la langue; les muscles génioglosses juxtaposés soulèvent par l'insertion résistante du sommet de leur tendon les apophyses géni. Ils maintiennent dans sa situation normale la langue : sans eux, elle bascule en arrière et, tirée par ses insertions hyoïdiennes, tombe sur le larynx. Ils doivent être respectés chaque fois que possible, sinon sectionnés.

Quand on coupe verticalement le segment dentaire, on voit qu'il existe deux parties : l'une intrabuccale, tant sur la face antérieure que surla postérieure; on peut l'appeler le segment alvéolo-buccal. De courbure plus petite que le segment sous-jacent ou basai de l'os, il répond en avant à la lèvre inférieure, dont le sépare le sinus alvéololabial : la muqueuse alvéolaire de ce sinus n'adhère intimement

Fig. 222. — Rapports de la mâclioire inférieure.

MACUOIRK lNKi:niEL'RC.

Vvff. 223. — Coupe antéro-postérieiire, profondeur des culs-de-sac niiiqueux.

qu'au bord libre des alv(*olos, sauf dans certains cas pathologiques. En arrière, il répond au sinus alvéolo-lingual, dont la muqueuse tapisse le plancher de la bouche et les organes sus-jacents, puis se rétléchit surTos. La profondeur des deux sinus est sensiblement égale; les adhérences de la muqueuse présentent les mêmes caractères.

Il résulte de ces faits que toute section complète (hi maxillaire en celte région intéresse la cavité buccale, mais aussi que des résectionincomplètes peuvent porter uniquement sur l'un ou l'autre segment de l'os. Il en résulte aussi que, dans les cas de section complète, la communication de la plaie avec la cavité buccale peut être retardée parle décollement muqueux.

Les branches montantes du maxillaire inférieur sont larges; en dehors, sui" la moitié de leur hauteur, elles sont couvertes par les insertions mi-fibreuses, mi-charnues, du masséter, en dedans par celles charnues du ptérygoïdien interne. Le bord inférieur en arrière des vaisseaux faciaux repose sur une sangle que forment les fibres des deux muscles ; aussi, quand la rugine les a décollés de l'os facilement, avec ou sans le périoste, et qu'une résection limitée de la branche montante a été faite, il est possible de les fixer l'un à l'autre par quelques points de catgut.

Les difficultés anatomiques pour aborder le segment montant du maxillaire sont superficielles. Ce sont les filets du nerf facial, d'abord contenus dans l'épaisseur de la parotide, dont le prolongement recouvre dans presque toute sa largeur le tiers supérieur du masséter.

Des deux branches nées du tronc du nez, la cervico-facialc

descend en arrière du bord postérieur de l'os ; ordinairement elle

ne détache qu'une branche collatérale importante, à deux travers

de doigt du bord inférieur. La branche temporo-faciale émet un

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