‹ Traité de stomatologie (volume 2)Chapitre 31 sur 197 · JOUES. — TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

JOUES. — TUBERCULOSE

plan, serpigineux, fongueux, végétant, papillomaleux, térébrarit, pliagédéniquo.

Ue ces diverses lésions peuvent résulter des complications telles qu'adénites, inflammations, érysipèles, cicatrices vicieuses. La seule aflection pouvant donner le plus l'aspect du lupus est la syphilis; l'évolution, dans les deux cas, nestpas la même, mais, en présence de lésions douteuses, le traitement spécifique permet seul défaire le diagnostic. L'épithélioma aussi mérite un examen difl'érentiel ; « il est d'autant plus difficile ;i distinguer du lupus qu'il vient volontiers se grelïer à sa surface et qu'il n'est pas toujours facilede distinguer la lésion surajoutée de la lésion première. Les bords de l'épithélioma sont durs, cartilagineux, granuleux, perlés, déchiquetés, renversés. L'épithélioma, plusdouloureux que le lupus, est le sièged'élancemenls, de douleurs ; les ganglions lymphatiques de la région se prennent plus rapidement. Ses bourgeons saignent facilepient, la surface est plus rouge, granuleuse. La base est nettement indurée. L'épithélioma a souvent été précédé d'une verrue séborrhéique bien connue du malade. Dans le cas de dégénérescence épithéliomateuse du lupus, la surface malade perd ses caractères lupiques pour prendre ceux de l'épithélioma : dépression et végétations saignantes, surface irrégulière, sécrétion sanieuse et fétide; revêtement crémeux, base indurée ; bords surélevés, taillés à pic, renversés en dehors, de dureté squirrheuse, ailleurs affaissés, moins indurés, de niveau avec les parties voisines ; douleurs lancinantes, accroissement rapide, adénopathie, cachexie » (Du Gastel).

Fig. 49. — Lupus de la face.

LUPUS ÊRYTHËMATEUX.

Le lupus érythémateux est une forme isolée par Cazenave, carac tériséepar sa tendance à détruire en surface. Sa nature tuberculeuse a été contestée ; elle est pourtant admise par Besnier, Renouard,

Brocq. « On observe celle variété à la face, aux joues en parliculier. Il ne se développe pas de tubercules, il ne se forme pas de croûtes, mais la peau prend une teinte rouge ; des exfoliations épidermiques ont lieu sur la surface malade ; la peau s'amincit graduellement ; elle est lisse, luisante, rouge et ofl're ensuite l'apparence d'une cicatrice qui se serait formée après une brûlure superficielle «(Biett). Besnier reconnaît à cette alTection divers types cliniques : type vasculaire ou érythémateux (érythémateux simple, exanthématique, asphyxique ou lupus pernio), type folliculaire (acnéique, érythémato-folliculaire).

Traitement du lupus. — On doit, dans tous les cas, recourir au traitement général, précieux adjuvant de la médication locale. Il s'agit de donner des toniques, des arsenicaux, des soins hygiéniques, etc.

Le traitement local comporte diverses méthodes : extirpation, raclages, scarification, électrolyse, photothérapie, radiothérapie, radiumthérapie.

L'ablation peut être pratiquée dans tous les cas où les lésions sont circonscrites.

Le procédé de raclage à la curette donne souvent des guérisons, mais avec production de cicatrisations vicieuses, et à cause de ce fait n'est-il pas à recommander au niveau de la face. Les scarifications sont préférables ; cette méthode, née avec Volkmann, s'est perfectionnée entre les mains de Squire, Vidal, Besnier; l'anesthésie locale (chlorure d'éthyle pulvérisé, injections de cocaïne) est souvent nécessaire ; à l'aide du scarificateur, on couvre de hachures tout le tissu pathologique, puis, après lotion antiseptique, on applique un emplâtre de Vigo.

On a employé des caustiques chimiques, chlorure de zinc, caustique de Vienne, nitrate de plomb.

Le thermo et le galvanocautère en fines pointes sur toutes les surfaces atteintes ont donné de bons résultats.

L'électrolyse a été inconstante dans ses etîets ; Gartner, Lutzgarten en sont satisfaits; Brocq n'en a eu que de médiocres résultats.

La photolhérapie est surtout applicable aux formes planes ; elle a l'avantage de ne pas laisser de cicatrices trop apparentes.

La radiothérapie s'est montrée heureuse dans le traitement du lupus vulgaire et même du lupus érythémateux. Il en a été de même pour la radiumthérapie, et Morton considère le radium comme plus actif que les rayons X ; il emploie des tubes d'aluminium contenant 1 milligramme de bromure de radium d'un pouvoir émissif de 1 800000 ; Wickham et Degrais ont agi avec des doses énergiques.

GOMMES TUBERCULEUSES.

Les joues sont parfois le siège de gommes tuberculeuses: elles débutent par de petites infiltrations ou nodosités, qui, plus ou moins

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