‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 105 sur 129 · Médicaments · texte numérisé non relu

Médicaments

Objets de pansement

Antiseptiques.

(eau oxy-

l Daviers.

i Élévateurs.

l Pied-de- biche.

' Langue-de-carpe.

\'is à racines.

Pinces à séparer.

Pince à fragments.

» Glcf de Garengeot.

' Miroir, sondes.

Ouvre-bouche, bâillon.

, Précelles.

I Seringue hypodermique.

Déchaussoirs, syndesmo tomes.

Seringue ou poire à eau.

Thermocautère.

Ciseaux courbes.

Aiguilles, porte-aiguilles et lils à sutures.

Topiques (teinture d'iode i liquide de Bonain, etc.).

y Bains de bouciie gênée, etc.).

Eau bouillie (froide et V chaude).

Voie hypodermique (étlier, cai féine, alcool camphré).

Toniques. \'oie respiratoire (éther, ammo- / niaque, nitrite d'amyle .

' Voie digestive (café, alcool).

Adrénaline.

Eau chloroformée.

Ergotinine.

Penghawar, etc.

Chlorure d'éthyle pour réfrigération.

Anesthésiques. ^ Solutions injectables (cocaïne, etc.).

Anesthésiques généraux.

Ouate hydrophile.

Serviettes, compresses.

Bandes (toile, gaze).

Hémostatiques.

INSTRUMENTS SERVANT A L'EXTRACTION

Daviers. — Les principaux instruments employés aujourd'hui pour Textraolion des dents sont les daviers ou pinces spéciales, dont les mors s'adaptent à la forme anatomique des dents.

Il existe plusieurs catégories de daviers, construites chacune en vue d'un groupe de dents particulier. C'est là une des principales supériorités de ces instruments sur tous ceux qui étaient usités jadis et qui devaient s'appliquer à peu près à tous les cas indistinctement. Mais si schématiquement les dents des deux maxillaires peuvent être réunies en un petit nombre de groupes, ayant chacun son davier spécial, en pratique, on peut dire qu'il existe une infinie variété dans la forme des dents, dans les dimensions respectives de leurs couronnes et de leurs racines, dans leur difficulté d'extraction, etc.

INSTRUMENTS SERVANT A I/EXTRACTIOX. 403

C'est ce qui explique Ténorme quantité de daviers, vrrilablement elîarante pour le débutant, dont sont encombrés les catalogues elles vitrines des fournisseurs. Nous apprendrons à les classer et à nous y reconnaîti'c en étudiant d'abord le davier en général, puis les diverses modifications qu'il subitpour s'adaptera chaque groupe de dents.

Tout davier se compose de deux branches réunies par une articulation; les extrémités des branches destinées ù saisir la dent s'appellent les mors.

Les mors sont la partie la plus importante du davier ; ils lui donnent son individualité. Leur forme et leur courbure varient suivant la forme de la dent et la place occupée par celle-ci dans la bouche. Il faul que les mors fassent avec les branches un angle tel qu'on puisse les mettre en position aisément et rapidement sans perdre de vue la dent. Ils doivent contourner la couronne, lorsqu'elle existe, et s'insinuer le plus loin possible au delà du collet, le long de la racine, sur laquelle leurs extrémités prendront leur point d'appui en en épousant la convexité.

Les mors peuvent être striés longitudinalement sur leur face interne, ce qui les rend un peu plus difficiles à nettoyer, mais a le grand avantage d'empêcher le glissement et les échappées des racines pendant l'extraction, accident à éviter surtout dans les cas où l'on opère sous anesthésie générale.

Quand il y a deux racines divergeant à partir du collet, les mors se terminent par une pointe qui pénètre dans leur interstice, donnant ainsi une prise plus solide à l'instrument; le mors se trouve en effet divisé en deux gouttières verticales, dont chacune embrasse une racine. Exemple : les daviers destinés aux deux premières molaires supérieures ont un mors externe terminé en pointe, qui s'insinue entre les deux racines vestibulaires, et un mors interne en cuiller à extrémité mousse, qui s'applique à la naissance de la racine palatine (fig. 331 et 332).

Nous avons dit que les mors doivent contourner la couronne, mais non pas s'y insérer, leurs extrémités embrassant la base de la racine. Très souvent, les débutants commettent la faute d'appliquer les mors de leur davier sur la couronne (au lieu de l'enfoncer au delà du collet) et de serrer convulsivement les deux branches. La force ainsi appliquée amène la fracture de la couronne au collet, ou son éclatement si elle est creusée par la carie. . ,

Les branches et Varticulaiion des daviers varient suivant que ces instruments sont du type anglais ou américain.

Les daviers anglais (fig. 332) ont les branches droites ou légèrement incurvées, et comme articulation une robuste charnière à vis ; les daviers américains (fig. 331) ont des branches recourbées pour contourner la paume de la main et une articulation à mortaise rectangulaire.

M. GUIBAUD.

Les daviers dits « français », précurseurs des types anglais et américains, sont inusités aujourd'hui. Ainsi que nous l'avons dit en faisant l'historique de la question, leurs mors s'appliquaient à toutes les dents instinctivement ; il y avait seulement un davier droit et un davier courbe, ce dernier destiné au maxillaire inférieur.

Il existe des daviers démontables comme le sont aujourd'hui la plupart des instruments de chirurgie à deux ou plusieurs branches. Leur seul avantage consiste dans la possibilité d'un nettoyage

Fig. 331.

Fie:. 332.

Fis. 333.

Fig. 331. — Davier américain à molaires supérieures (côté droit). Fig. 332. — Davier anglais à molaires supérieures (côté gauche). Fig. 333. — iJavier droit pour incisives et canines supérieures. Fig. 334. — Davier courbe pour prémolaires supérieures.

parfait de l'articulation; mais, étant donnés les efforts puissants et souvent répétés auxquels cette articulation est soumise, il se produit du jeu, ce qui enlève à l'instrument sa précision. Remarquons que ce jeu peut aussi se produire à la longue dans les articulations à vis.

Les daviers doivent en effet être parfaitement rigides, de manière à ne faire qu'un pour ainsi dire avec la main qui les tient et à lui transmettre intégralement la résistance de la dent.

Les branches sont en général striées sur leur face externe, de manière à empêcher le glissement de la main.

INSTRUMENTS SERVANT A I/EXTRACTION

Nous dt^crirons cluuiue espèce de daviers en étudiant l'extraction du groupe de dents correspondant. Nous nous contenterons, pour rinslant, d'indiquer en un tableau d'ensemble les divers types, qui comportent eux-mômes de nombreuses variétés.

Il existe deux grandes classes de daviers. Les uns, destinés au maxillaire supérieur, ont la direction de leurs mors sensiblement parallèle à celle des branches ; ils sont tenus verticalement pour extraire les dents supérieures. Dans les autres, destinés au maxil-

ra

Fig. 337.

Fig. 338.

Fig. 339.

Fig. 335. — Davier-baïonneLte à gros mors (prémolaires supérieures, racines de molaires supérieures).

Fig. 330. — Davier à dents de sagesse supérieures.

Fig. 337. — Davier à racines d'incisives et canines supérieures.^

Fig. 338. — Davier-baïonnette à mors lins (racines molaires supérieures).

Fig. 339. — Davier pour molaires découronnées (côté gauche).

laire inférieur et tenus horizontalement, les mors font avec les branches un angle droit ou légèrement obtus.

Au maxillaire supérieur, les branches des daviers ont une double courbure d'autant plus accentuée que les dents auxquelles ils sont destinés sont plus profondément situées dans la cavité buccale. Cette double courbure est destinée à éviter deux obstacles : l'arcade dentaire inférieure et la commissure labiale. Pour les dents du premier groupe, ces obstacles n'existant pas, les branches sont droites.

1" groupe (incisives, canines) : davier droit (fig. 333).

/ Davier courbe (fig. 334).

2« groupe (prémolaires) ', Davier-baïonnelte à gros mors

' (fig- 335).

,1 Davier du côté droit (fig. 331).

3« arroune 1" et 2« molaires). , t-> • i » . - u ir •3qo\

b i \ ' t Davier du cote gauche (ng. 332).

f Davier à dents de sagesse (fig. 336). 14» groupe (dents de sagesse), j Davier-baïonnette à gros mors

I. Maxillaire.' ( (fig. 335). supérieur, j / Incisives, canines : davier droit à mors fins (fig. 337).

l r Davier-baïonnette à mors fins

T. . j Prémolaires, mo - i (fig. 338).

laires J Davier-baïonnette à gros mors

V (fig. 335).

Molaires découronnées : daviers spéciaux (fig. 339).

T^ . . . . l Incisives, canines : petit davier droit.

Dents temporaires, i ^, , • , . j ,„

' ( Molaires : daviers du 3^ groupe.

!•' groupe (incisives, canines, ( Davier coudé (fig. 340).

prémolaires) ( Bec de fauconà mors fins (fig. 341).

, Davier à molaires infér. (fig. 342). 2« groupe (1" et 2» molaires). \ Bec de faucon à gros mors pointus

( (fig. 343).

1 ( Davier long spécial ffig. 344).

II. Maxillaire ^ S* groupe (dents de sagesse). 5 Daviers du 2^ groupe. inférieur. , ( Pince de homard.

I Racines (toutes racines iso- t Bec de faucon à racines ffig. 345).

[ lées) f Davier à lunette de Ryding (lig. 346).

' Incis. can. et ra- l Mêmes daviers que pour

T\ i i ■ S cines ( définitives.

Dents temporaires. t^ ■ , „

/ Molaires i ^^^^i^'*^ ^" ^ groupe.

/ Id. modèles réduits.

Élévateurs. — Pour éviter les redites, nous étudierons les élévateurs et leur mode d'emploi avec l'extraction des racines.

11 en existe deux grandes classes, les élévateurs droits (fig. 347), destinés aux racines supérieures, et les élévateurs coudés (fig. 348) pour les racines inférieures.

Pied-de-biche. — Même remarque ; cet instrument (fig. 349) sert surtout à l'extraction des racines inférieures et quelquefois des racines supérieures.

Lang-ue-de-carpe. — La langue-de-carpe (fig. 350) sera étudiée à propos de l'extraction des dents de sagesse.

Vis à racines. — Les vis à racines (fig. 351 ) sont surtout destinées aux racines des dents antérieures (incisives, canines) de la mâchoire supérieure. Nous les retrouverons plus loin.

Pinces à séparer. — Dans les cas de molaires incomplètement découronnées, il est quelquefois utile de séparer les racines en coupant la portion de couronne qui les réunit encore, pour pouvoir les extraire l'une après l'autre. Les pinces à séparer, dont les mors plats ont des bords minces et tranchants, servent à cet usage. Il existe, comme pour les daviers, un modèle destiné au maxillaire

INSTRUMENTS SERVANT A L'i: XTRACTION.

supérieur (fig. 352), un autre avec courijure appropriée pour le maxilloiro inIV'ricur (fig-. 353).

Pince à rrajrineiits. — La pince à fragments (fig. 354) est une forte précelle destinée à saisir les fragments de racines détachés de Talvéolo et adhérant encore aux parties molles (périoste, fibromu(jueuse), ou encore les fragments d'alvéole fracturés. Il est bon déposséder cet instrument. Eneiret,les précellesordinairesétanttrop

FiK. 340.

Fig. 341.

Fia:. 342.

Fis:. 343.

Fig. 340. — Davier coudé pour incisives et canines inférieures. Fig. 3 il. — Davier à bec de faucon pour incisives, canines et prémolaires inférieures .

Fig. 342. — Davier à molaires inférieures.

Fig. 343. — Davier à bec de faucon pour molaires infi'-rieures.

flexibles n'ont pas la force nécessaire et glissent sur les fragments radiculaires et alvéolaires sans pouvoir les retirer. D'autre part, les daviers sont bien volumineux pour un si petit objet, et le patient ne voit pas sans appréhension recommencer une opération qu'il croyait terminée. La pince à fragments est justement l'instrument approprié à ce but.

Clef de r.areng-eot. — Cet instrument a été employé à peu près seul pendant longtemps pour l'extraction des dents. Récemment encore, certains opérateurs s'en servaient couramment, en particulier les vieux médecins de campagne, les anciens infirmiers militaires ou ceux de la marine qui avaient acquis une grande dextérité dans

M. GUIBAUD.

Tusage de la clef. Actuellement elle est à peu près complètement délaissée, et certains ouvrages en font à peine mention, sans la décrire. Quels sont donc les qualités et les défauts de cet instrument qui a survécu si longtemps ? C'est ce que nous allons examiner.

La clef de Garengeot (fig. 355) comprend une partie rigide servant de levier et une partie mobile ou crochet faisant corps avec la dent et destinée à l'entraîner dans un mouvement de rotation.

La partie rigide se compose d'une tige fixée en T sur un manche

FiiT. 344.

Fifr. 345.

Fig. 346.

Fig. 344. — Davier à dents de sagesse inférieures.

Fig. 3i5. — Bec de faucon à racines (les extrémités des mors se rejoignent).

Fig. .'340. — Davier à lunette de Ryding pour racines inférieures.

et portant à son autre extrémité une partie élargie, le panneton, où vient s'articuler le crochet. C'est évidemment l'ensemble du panneton et de la tige qui a fait donner à cet instrument le nom de clef.

La partie mobile de la clef, la plus importante, est un crochet demi-circulaire destiné à saisir la dent. L'extrémité libre du crochet est amincie en biseau et présente une échancrure semi-lunaire et deux ou plusieurs pointes par où elle s'insère sur la dent. La concavité du crochet embrasse la couronne. Son autre extrémité s'articule avec le panneton.

Cette mobilité du crochet oblige à prendre un point d'appui sur une région voisine. Le centre de rotation étant l'articulation avec le

INSTRUMENTS SERVANT A L'EXTRACTION

paniu'lon, on applique les pointes du crochet au-dessous du collet, soit à la lace interne, soit à la fn<-e externe de la dent, et le panneton sur la lace opposée du maxillaire. Mais, comme le maxillaire est recouvert d'un tissu (ibro-mucpieux, gencive et périoste, ce tissu, interposé entre l'instrument et le plan osseux, ris(pied'étre comprimé et lésé par attrition. On évite cet inconvénient en entourant la tige

Fi^r. 347.

Fig. 348.

Fis. 349.

Fisr. 350.

Fig-. 347. — Elévateur droit.

Fig. 348. — Elévateurs coudés (côté droit et côlé gauche).

Fig. 349. — Pied-de-biche.

Fig. 350. — Langue-de-carpe.

et le panneton de tours de bande ou d'une compresse aseptique qui amortit la pression.

La tige peul être droite ou recourbée vers le panneton. La courbure est nécessaire soit pour Cranchir la commissure lorsqu'on veut extraire les grosses molaires, soit pour contourner la courbure des maxillaires lorsqu'on applique le panneton sur leur face interne.

Le panneton fait corps avec la tige. Il présente une écliancrure où s'arliculele crochet au moyen d'une charnière démontable, de sorte qu'on peut adapter à la même clef des crochets de formes et de dimensions variées.

Mode cVaction de la clef. — Pour opérer, on place les mors du cro-

M. GUIBAUD. — EXTRACTION DES BEATS.

Fig. 351,

Fig. 352.

Fig. 353.

Fig. 354.

Fig. 351. — Vis à racines.

Fig. 352. — Pince à séparer les racines des molaires supérieures. Fig. 353. — Pince à séparer les racines des molaires inférieures. P'ig. 354. — Pince à fragments.

chet sur la base de la racine, au-dessous du collet, du côté interne ou

du côté externe de la dent, suivant qu'on a reconnu plus aisé de luxer en dehors ou en dedans. Il est plus facile, au maxillaire inférieur, dappliquer le panneton sur la face interne, qui présente une paroi verticale ; mais, en général, la luxation se fait de dedans en dehors, suivant le principe général

Clef de Garengeol avec jeu de crochels interchangeables.

des extractions. La concavité du crochet embrasse la couronne, et le panneton

INSTRUMENTS SERVANT A L'EXTRACTION. 411

s'applique contre le maxillaire, à un niveau inférieur au point d'insertion des mors.

Le pannclon et la tige sont enlourés d'une bande aseptique qui vient s'enrouler sur le manche où la retient la main de l'opérateur. Le manche est tenu à pleine main, la tige passant entre l'index et le médius, les quatre doigts fléchis appuyant le manche contre la paume, le pouce replié sur l'index et le médius.

Puis on fait un lent mouvement de rotation. Le panneton tournant autour de Taxe de la tige entraîne le crochet et, par suite, la denl.

La clef agit comme un levier du premier genre, la puissance étant appliquée sur le manche, la résistance à l'extrémité du crochet et le point d'appui au niveau du panneton. La force développée au niveau du point d'insertion sur la dent se décompose en deux, l'une verticale tendant à faire sortir la dent de son alvéole, l'autre horizontale appliquant fortement la dent contre la table interne ou externe du maxillaire.

On a reproché à la clef d'être un instrument de force aveugle. En effet, la mobilité du crochet empêche la main qui tient le manche de percevoir le degré de résislancede l'alvéole. Avec le davier rigide, on peut dire que la main, l'instrument et la dent ne font qu'un, et la sensibilité musculaire intervient précieusement pour régler le degré de force et la direction de cette force. De plus on ne peut faire avec la clef qu'un seul mouvement, toujours dans le même sens.

Ce mouvement, comparable à celui dune roue de voiture agissant sur son moyeu, développe une force considérable et permet de vaincre toutes les résistances. Si la dent n'est pas luxée et si l'on continue la rotation, ou bien on fracturera la couronne, ou bien même on fracturera le maxillaire. Ce dernier accident est beaucoup plus à craindre avec la clef qu'avec le davier, parce que la pression exercée par la clef est latérale et non pas dirigée dans l'axe de la denl. Harris et Austen citent un cas de fracture du maxillaire avec cet instrument à l'occasion de l'extraction d'une deuxième molaire supérieure droite. Le fragment de maxillaire fracturé renfermait les six dents du côté droit et s'étendait en hauteur jusqu'aux os du nez et au sinus maxillaire.

Un autre défaut de la clef réside dans l'impossibilité de changer instantanément le point d'application au milieu de l'extraction comme avec le davier. On remédiera à cet inconvénient en commençant l'opération avec la clef et en la terminant avec le davier.

Indications. — La clef de Garengeot n'est pas, comme on Ta dit, un instrument brutal, mais c'est un levier puissant. L'opérateur peut et doit graduer la traction exercée sur la dent et ne pas chercher à tout prix à vaincre la résistance ; par conséquent, s'il y a une violence exercée, c'est lui et non l'instrument qui en sera responsable.

Ceci posé, la clef pourra rendre des services pour l'extraction

des racines des dents inférieures trop difficiles à saisir avec les autres instruments, en particulier et surtout pour celles des racines de dents de sagesse inférieures, à condition toutefois que le crochet trouve un point d'insertion solide. Elle pourra encore être employée pour les dents non découronnées, mais dont la couronne trop fragile s'écraserait sous la pression du davier. Enfin, dans les cas de dents surmunéraires serrées entre les voisines et offrant peu de prise aux mors du davier, la clef sera parfois d'un précieux secours.

C'est un instrument que le stomatologiste devra posséder et savoir utiliser au besoin, lorsque les daviers, les élévateurs, etc., auront été essayés en vain ou ne paraîtront pas pouvoir réussir, mais dont il n'usera qu'avec la plus grande prudence.

C'est ce que le D'' Pietkiewicz a exprimé par celte formule d'apparence paradoxale : « L'avoir toujours sous la main, ne jamais s'en servir (1). » Nous ajouterons : savoir s'en servir.

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