II. — MATERIEL ACCESSOIRE
A côté des instruments servant à l'extraction, le médecin doit posséder tout un matériel dont nous apprécierons l'utilité au cours de cette étude et que nous allons décrire sommairement.
1° Instruments. — Le miroir et la sonde nécessaires à l'examen de la bouche permettront de faire le diagnostic de la dent ou des dents auxquelles sont dus les symptômes (douleurs, infection, etc.) qui nécessitent l'extrac-
Fijr. 356. — Miroir buccal.
Fi^. 357. — Sondes.
(1) W.-B. Pietkiewicz, Réhabilitation de la clef de Garengeot {Revue de slomatologie, juin 1908).
MA'Il'RIEL ACCESSOIRE.
lion. Le médecin devra les avoir constamment h sa portée avant, pendant et après Topération. Le miroir (fi^. 3r)()) lenu de la main g^auche écarte la joue, la lanii^ue, éclaire le champ opératoire, réllécliit les parties non accessibles à la vision directe. La sonde droite ou courbe (fig. 357) explore la dent ou la racine, perçoit le contour radiculaire sous la gencive qui le recouvre, ou au fond de l'alvéole, renseigne sur la longueur de la racine, sur la présence de fragments, etc.
Uouvre-bonrhe permet d'obtenir Técartement des mâchoires en cas de contraclure (accidents de la dent de sagesse). Il estencore nécessaire lorsqu'on pratique l'anésthésie générale avant l'extraction. En elFel, dans les anesthésies de courte durée (chlorure d'éthyle, etc.), où Ton n'attend pas la période de résolution, on est obligé de maintenir d'avance les maxillaires écartés. Dans les anesthésies de plus longue durée (chloroforme, etc.), l'emploi de l'ouvre-bouche garantit contre tout retour de contracture.
Il existe plusieurs modèles d'ouvre-bouche. Le plus })ratique est celui de la figure 358, qui peut s'introduire entre des dents très serrées, qui s'écarte graduellement et qui, grâce à sa forme coudée, se place le long de la joue et ne gêne pas l'opérateur.
On placera l'ouvre-bouche de préférence du côté où il n'y a pas de dents à extraire et le plus possible entre les dents du fond. On se
gardera, s'il manque une molaire à ce niveau, de l'appuyer sur la gencive qu'il blesserait. Eniîn on le fera maintenir par un aide ou à la rigueur par le patient lui-même, si l'on n'a pas fait d'anesthésie générale.
Dans le cas où Ton n'a pas à vaincre, mais seulement à prévenir une contracture (anesthésie générale), on peut, au lieu de l'ouvre-bouche, employer un bâillon en caoutchouc mou ; il en existe de diverses grandeurs (fig. 359) avec une gouttière destinée à loger les dents. Un simple bouchon de liège peut en tenir lieu. Il est bon de l'attacher avec une ficelle dont on fixera l'autre extrémité aux vêtements du patient.
Les précelles (fig. 300 j seivent à porter dans la bouche des tampons d'ouate destinés à essuyer la salive, à badigeonner la gencive de liquides antiseptiques, à éponger le sang ou à faire des
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