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au delà ou à côLé de la racine, c'est-à-dire dans le tissu osseux alvéolaire.
L'usage du tour dentaire permet également de réaliser par la trépanation alvéolaire l'expulsion des extrémités radiculaires profondément fracturées. Voici comment cette opération est décrite par Léger-Dorez.
« Prenons, par exemple, Tavulsion de la racine d'une première prémolaire inférieure très profondément cariée en entonnoir et de plus coincée entre la canine et la seconde prémolaire inférieure par suite du rapprochement naturel de ces deux organes de voisinage. Toute la gamme des pinces y est passée ainsi que celle des élévatoires ; on a môme essayé de fixer une fine vis qui s'est cassée au ras de la racine, laquelle te trouve maintenant bien au centre de la table du maxillaire dans une retraite inexpugnable. Racine mince, fine et encore longue qu'il faut absolument extraire afin d'éviter de plus graves désordres.
, « Supposons qu'à ce moment de l'opération, par suite de ces
essais multiples, la cocaïnisation soit quelque peu atténuée, nous tâcherons, par le toucher dirigé de haut en bas dans le sillon gingivo-labial, de déterminer par le renflement alvéolaire le point extrême de localisation de l'extrémité radiculaire ; à cet endroit préalablement stérilisé nous pratiquons une nouvelle injection de cocaïne-adrénaline, puis, quelques minutes après, d'un léger coup de bistouri vertical, nous incisons la muqueuse jusqu'à l'alvéole. Comme l'adrénaline possède un pouvoir vaso-constricteur très puissant, nous ne serons pas gêné par le sang.
Monté et actionné sur le moteur à fraiser, un foret à hélice (fig. 431) est approché de la partie la plus basse de l'extrémité radiculaire présumée, et à cet endroit précis est pratiqué un trou qui, perforant la tablé alvéolaire externe, va rejoindre l'espace interapical de Black, sans toutefois s'y engager par trop profondément.
« Si la sonde introduite dans cette cavité de fortune n'atteint pas la pointe de la racine, le trou est ovaliséde bas en haut afin de bien mettre cette extrémité à notre portée. A ce temps de l'opération une pointe conique en forme de chasse-clou est introduite dans la cavité, et, par un petit coup de maillet à aurification imprimé de bas en haut sur l'extrémité opposée de l'instrument (^fig. i32), par suite de l'introduction forcée du chasse-clou entre le fond du maxillaire et
Fig. 431. — Trépanation alvéolaire (d'après Léger- Dorez}.
EXTRACTION DES Dl-NTS TEMPORAIRES.
l'apex delà racine, celle-ci se Irouve d'im seul coup exj)uls(''(^ de son éole avec le minimum d'elTort.
« Nous avons répélé ce mode opéraloiie à peu près sur toutes les dents des deux mâchoires et, nous devons le dire, toujours avec le plus grand succès,
« Lorsque nous avons eu alla ire à des secondes prémolaires supérieures dont lextrémilé radiculaire pouvait se trouver en contact trop rapproché du sinus maxillaire, nous nous sommes contenté de pratiquer notre iroii orale, le plus haut possible de la racine ; mais linstrument employé était alors un chasseclou plus pointu.
« ('omme on le voit, ce mode opératoire simplifie considérable ment l'effort dans l'extraction des racines difficiles, réduit au minimm de désastre du bord alvéolaireet muqueux et n'occasionne qu'un traumatisme infiniment moindre etdont a répercussion se fera moins sentir ^j,^ ,3.,
sur l'organisme de nos malades (1'
Expulsion du tVagmenl radiculaire (d'après Li'ger-Dorez).