‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 60 sur 129 · Couronne de Logan · texte numérisé non relu

Couronne de Logan

ni:riMTFON i:t iii.s'iT)ni(,)ui:. 273

laf;<? avec l;i tient de havis. l)aii.s celle-ci on a luaiiilenii le principe, delà liberU'^ de la tr-le du lenon dans la couronne : dans la hasi; de; la couronne de porcelaine, est ménagée une excavalion destinée à recevoir un épaulcment du tenon ; la partie centrale de la couronne est creusée assez largement [tour recevoir librement la tôle du lenon. Le tenon de forme tronconique est essayé après ajustage de la couronne. Les deux pièces, tenon et couronne, sont cimenlées en un seul temps avec la racine.

Parmiey Brown a imaginé une modilication de la dent de Logan en donnant à sa base une forme convexe au lieu de concave habituelle, alin d augmcnler la résistance de la couronne.

Danscelle méthode, il devenait nécessaire d'excaver avecune fraise ronde la surface de la racine. Le supplémentde force ajouté à la couronne était soustrait à la racine. Dès lors, cette modificalion parut sans avantage appréciable d fut abandonnée.

Il était apparu à beaucoup de praticiens (pu> le point essentiel d'une bonne construction, a|)rès la solidité du tenon dans la racine et sur la couronne, était la parfaite adaptation de la couronne à la racine, et cette qualité est obtenue à peine dans les méthodes que nous venons de passer en revue.

Webb paraît être le premier à avoir utilisé dans ce but la couronne à tenon el plaque intermédiaire qui est encore indiquée et employée systématitpiemenl dans un grand nombre de cas.

Le principe de sa méthode consiste à es- j ^gr '-' tamper et brunir une plaque mélalliipic sur l'extrémité libre de la racine; cette plaque, ^.^ ^^^

maintenue en place, est perforée par le tenon Cijuronne de ^^■el)b. placé dans la cavité radiculairc; les deux

pièces soudées forment une armature-support sur laquelle on procède à l'adapta lion de la face de porcelaine.

Nous venons de [)asser en revue les principaux types historiques de couronnes artilicielles.

Depuis la dent à lenon de Fauchard, les modifications ont porté sur tous les points de la construction et sur chaque partie de la dent artiticielle : le tenon et sa forme ; la couronne et su composition; les moyens d'attache. L'ingéniosité des chercheurs n'a laissé dans limperfectiou aucun point de mécanique; Richmond a le premier pensé à obtenir une adaptation parfaiteauniveau de la gencive, en ajoutant une bande au collet de la racine; Logan a créé pour la fixité de la couronne au tenon une variété nouvelle ; Webb, par l'addition de la plaque intermédiaire, un nouveau moyen d'obtenir une parfaite Tr.vitk de stomatologie, I^'- 1*^

adaptation. Telles sont les principales modifications de la dent à tenon.

A côté d'eux, Morrisson et Beers ont inventé et porté dès le début à sa perfection la calotte creuse, dont les indications et les résultats sont différents, mais dont l'importance est primordiale.

Il restait à la période tout à fait moderne, à celle (jui s'est écoulée depuis 1885 jusqu'à nos jours, de systématiser les principaux types de couronnes d'après les indications de la clinique afin de leur donner le maximum de précision et d'efficacité.

Leur construction devait enfin être et a été grandement améliorée surdeux poinisimportants : d'abord l'utilisation constantede la porcelaine amenée à un haut degré de perfe.ction et ensuite l'application récente des nouvelles méthodes de coulée des métaux sous pression.

Ces perfectionnements sont le fruit des multiples essais et expériences tentés dans tous lés sens ; mais le nombre de ceux que l'usage a consacrés pour leur valeur pratique constante se réduit à quelques types bien simplifiés.

On peut, en fait, ramener toutes les variétés usuelles de couronnes artificielles à deux grandes classes :

1° La couronne à tenon;

2° La couronne métallique creuse.

La première olasse elle-même se subdivise en deux variétés : 1° Les couronnes à tenon sans bande ;

2" Les couronnes avec bande, et chaque variété comprend encore deux sous-variétés :

a. Celle des couronnes à face linguale en métal;

b. Celle des couronnes en porcelaine.

Quant àla seconde classe, celle des couronnes métalliques creuses, elle ne comprend guère que Tadjonction de la variété des couronnes creuses, à face de porcelaine. Il ne s'est créé de différences dans cette classe que par les difl'érents procédés de construction que nous verrons en détail au cours de cette étude.

Ce sont ces types différents, mais peu nombreux, que nous nous proposons d'éludier dans les chai)ilres suivants.

Au cours de cette étude, nous examinerons les modifications et les perfectionnements de détail que les acquisitions de ces dernières années ont mis à notre disposition et qui se sont révélés comme étantd'une incontestable qualité etpouvant entrer dans une pratique constante.

Ce seront là, nous le répétons, des éléments peu nombreux^ mais

MATHIlIArX m: COiNSTHUCTION. •2?5

solidcset hienélaldis. Ils (loiincul, dans riiunieiisc inaj<H'ilé des cas, la solution la meilleure et la plus sûre ; mais ils ne sauraient exclure les recherches et les |)errectionnemcnts ultérieurs, ni l'adaplalion d'une ingéniosité qui doit être toujcjurs en éveil pour des cas exceptionnels; ainsi la description «l'un prtil iioimIh»' de types de couroiHies arlilicielles évite à léludiant el au pralicien les longues rcdiles inuldes, la descriplion minutieuse et un peu déconcertante par sa trop grande complexité de toutes les variétés successivement imaginées. Cette méthode nous a semblé comporter un double avantage : celui de nous permettre une classilicalion et une étude rationnelleset délaisser, dans chaque variété, place et esi)oir pourles progrès que nous espérons de l'avenir.

Page 1