CONSTRUCTION DES COURONNES MÉTALLIQUES CREUSES
«le métal de Walt ou d'élain, qu'on laisse se rolVoidir el durcir.
Ce cylindre de mêlai porte en relief l'empreinte des cuspides; on se sert de lui pour reproduire en creux deux ou trois contre-modèles on mêlai mou, ou on métal de Wall, (jui sont coulc's dans le même cylindre de caoulcliouc fermé par le fond au moyen du premier modèle. Il suffit, pour éviter le soudage des deux métaux, que le second soit coulé seulement au moment où il va se cristalliser ol (|uo le premier soit bien refroidi et enduit soit de iKHr de fumée, soit d'mie pâte fine de blanc d'Espagne.
Une rondelle d'or de même karat vA épaisseur qiu; l'or employé pour former la bande est taillée à la grandeur appropriée, en cercle qui dépasse et recouvre partout l'empreinte des cuspides; cette rondelle est recuite, puis estampée d'abord sur le modèle métallique
i'ir
Ajustage des cuspides.
femelle au moyen d'un coin de bois blanc mou. A mesure que l'estampage se fixe, les bords de l'or sont ramenés vers ceux des cuspides jusqu'au moment où ils se confondent presque. Enfin la pièce mâle est utilisée pour un dernier estampage sur une pièce femelle neuve.
Ajustage des cuspides. — La l)ande a été reportée sur le modèle ; on essaie sur elle le cuspide estampé pour mesurer de quelle hauteur il se trouve trop grand; les bords sont réduits à la lime. Le procédé le plus simple consiste à utiliser la surface plane d'une lime à or fixée bien à plat et sur laquelle le bord des cuspides, tenu entre le pouce et l'index, est promené dans un mouvement de va-etvient. On doit obtenir après usure progressive et essais fréquents une parfaite adaptation des bords de la bande à ceux du cuspide,
J. Soudage et renforcement des cuspides. — 1° Soudage. — Les cuspides sont maintenus en rapports lixos avec la bande au raoyçu d'un iil d'acier à mesurer mince dit ^i liasse », qui forme autour
Fig. 247. — Un procc'dé de fixation des cuspides pour soudage
de l'ensemble deux circuits perpendiculaires .se terminant au milieu de Touverture cervicale, où ils sont fixés par enroulement.
L'ensemble sera saisi par cette sorte de queue et porté dans la flamme d'un bec de Bunsen, les cuspides tenus en bas et au milieu de la flamme pour recevoir et répartir également la chaleur.
Deux ou trois infimes « paillons » de soudure sont appliqués sur la surface de jonction au moyen d'un peu de flux, et ils la comblent aussitôt que fondus. '2° Renforcement. — Après nouvel essai, s'il est jugé nécessaire, soit sur le modèle, soit sur le patient, la couronne est renforcée par le coulage dans les cuspides d'une certaine quantité de soudure.
Celle-ci sera choisie à LS karats à cause de sa dureté, et la couronne étant tenue et portée comme pour le soudage précédent au-dessus et dans la flamme d'un bec de Bunsen, la soudure sera fondue en quantité suffisante pour remi)lir les régions en relief jusqu'à les égaliser et remonter surles bordspartout au delà de la surface de soudure ; dans l'intérieur de la couronne, la soudure forme un dôme puissant de renforcement dont le maximum d'épaisseur est au niveau des cuspides et dont les bords finissent vers le milieu de la bande, laissant les bords cervicaux libres pour l'adaptation
'Hiiiuiilyy
Fi^-. 24s. — Soudaine des cuspides.
SOUS la gencive.
CONSTRIGTION DES COURONNES MÉTALLIQIES CRKL'SES. 321
/.-. Finissage. — Ce temps comporte l'ablalion à la lime des havures de soudure, s'il y J» lieu, elle polissage, (^elui-ci sera fini aux poudres fines démeri cl de hlanc d'Kspagne ou hien auxdiscjues fins à user et polir.
/. Essayage. — L'essayage a pour but, d'abord, de constater que la couronne Unie eslconl'ormeentouspoints aux données anatomiques et mécanitiui's.
On inspectera successivement les points et régions suivants :
1° Le collet de la dent; bord libi-e de la gencive et cul-de-sac gingival ;
2° Les points de contact et les espaces proximaux ;
'.^° Les surlaces linguale et jugale ;
49 La surface d'occlusion ;
m. Mise en bouche. — Lacouronnedoit tenir surtout parlecollet; dans bien des cas, elle trouve un aj^pui secondaire très important par l'adhésion du ciment ((ui réunit l'or au moignon coronaire et empêche les liquides buccaux de remplir par capillarité la cavité de la couronne.
Lorsque ce seul but de siccité est recherché, il est préférable d'utiliser la gulta-percha dure, qui possède le double avantage d'être non irritante pour la gencive et de pouvoir être enlevée par ramollissement dû à la chaleur. Par contre, son application plus difficile demande une sécheresse parfaite de la racine et trouve ainsi quelquefois une contre-indication.
1° Dessèchement du moir/non coronaire. — On utilise les cylindres d'élotTe roulée ou de coton et placés dans le vestibule pour le maxillaire supérieur, et en plus entre le maxillaire et la langue pour le maxillaire inférieur.
La surface coronaire et les gencives sont nettoyées à Talcool, séchées aux tampons secs et à l'air chaud.
00 Préparalion de la gutta ou du ciment. — La gutta est lentement ramollie sur une plaque métallique chaufTée au-dessus d'une flamme douce ou par un ijain-marie jusqu'à la consistance d'une pâte molle et filante. Le ciment est préparé à consistance filante.
L'une ou l'autre pâte doivent ensuite recouvrir toute la surface coronaire et emplir l'intérieur de la couronne.
'^'^Mise en place. — La couronne est prise entre le pouce et l'index, forcée en place; le patient doit mordre rapidement et à fond : puis maintenir son occlusion pendant le temps nécessaire au refroidissement de la gutta où à la prise dure du ciment.
4° ?\eltoijage. — Le surplus de gutta ou de ciment estsoigneusement enlevé autour des gencives avec des spatules ou des excavateurs fins. La surface de la couronne est nettoyée.
La gencive fortement détergée est lavée à l'eau chaude, puis badigeonnée de teinture d'iode.
Traité de stomatologie. IV. — 21