CONSTRUCTION DES COURONNES A TENON SANS BANDE
l'aron, mais non doublée d'or, prenant par suite son point d'attache lixc par soudure directe de ses crochets avec l'extrémité lihre du tenon prolongée dans leur direction ; du coté lingual, cette couronne est composée d'un talon de porcelaine cuite sur place et convenablement façonnée, de façon à former une bonne surface d'occlusion et à remplir l'angle formé par la phuiue de base et le dos de la face de porcelaine. C'est cette seconde cuisson qui a fait donner ti cette variété le nom de couronne en porcelaine cuile au four.
Les indications diOerenl peu. La couronne en porcelaine par sa transparence est plus esthétique et se montre d'une solidité suffisante lorsque la hauteur de l'articulé est sensiblement égale au diamètre de la couronne. Au point de vue des conditions techniques, elle comporte l'usage exclusif du platine pur ou iridié comme métal, des soudures au chalumeau oxhydrique, du four à porcelaine.
Par contre, la couronne à dos métallique nécessite un outillage plus simple : mais sa transparence est très réduite, et elle laisse voir souvent, surtout pour les dents de la mâchoire inférieure, une surface d'or plus ou moins considérable. Elle est cependant nettement indiquée lorsque l'espace laissé dans l'occlusion est trop mince pour permettre la construction d'un bloc de porcelaine résistant.
I. — TECHNIQUE DE LA CONSTRUCTION DES COURONNES DE FAUCHARD AVEC DOS EN MÉTAL.
A. Ajiistaj»ro du tenon. — La longueur du canal élargi étant d'abord repérée et mesurée en millimètres, on choisit un fil d'iridioplatine de diamètre convenable, dont une extrémité est légèrement arrondie ; à partir de ce point, on marque très légèrement à la lime la longueur du canal utilisable, et au delà on coupe le futur tenon à 3 à 4 millimètres ; celte pièce est régulièrement diminuée à la lime et essayée sur la dent jusqu'à ce qu'elle entre à fond et à frottement lisse sans coincement. Elle est alors mise de coté pour permettre la préparation de la plaque de base.
B. Ajustag-e et soudîijie de la plaque de base. — On choisit une plaque d'or pur ou à "22 carats ou de platine pur, dit platine mou du numéro 3 de la filière française, et on découpe aux ciseaux courbes un ovale dépassant légèrement en tous points les bords de la racine. Ce disque est placé et maintenu de façon à recouvrir entièrement les bords de la racine et dans cette position légèrement bruni; le brunissoir s'enfonce particulièrement au niveau de l'ouverture du canal en formant une cupule dans laquelle on introduit et on rentre à force et à fond le pivot par déchirure de la plaque.
Grâce à ces petites bavures, Tensemble est d'ordinaire facilement retiré et porté au soudage en position correcte.
Si Ton redoute un déplacement, cet accident sera évité en coulant sur les deux pièces métalliques bien séchées en place quelques gouttes de cire dure que l'on refroidit en bouche. L'ensemble est retiré par traction sur l'extrémité du pivot et porté dans la pâte d'investissement.
On soude les deux pièces par la méthode et avec la soudure appropriées, et l'ensemble du pivot et de la plaque de base réunis formant l'armature métallique de la couronne est reporté en bouche.
Là, le brunissage est terminé, en prenant soin de procéder du centre à la périphérie pour rabattre si possible une toute petite
Fig. 249. — Construction de la couronne à tenon et plaque sans bande.
bordure de métal sur les bords de la racine, et tout surplus périphérique est soigneusement enlevé aux ciseaux courbes et fini aux meules fines portées sur la pièce à main.
Une armature finie doit posséder par son tenon, par l'adaptation de la plaque et surtout par les bords de la plaque, une solide fixité et ne point blesser le ligament dentaire.
G. Prise de l'articulé et de l'empreinte.
D. Construction et préparation du modèle. — Ges deux opérations ne diffèrent en rien des temps semblables dans la construction des couronnes métalliques creuses. 11 suffira au lecteur de se rapporter au chapitre précédent (Voy. p. 314 et suiv.).
E. Ajustag-e de la face en porcelaine plate. — On choisit une face de porcelaine telle qu'elle soit aussi large et un peu plus haute que l'espace à remplir.
La teinte devra fréquemment être essayée dans la bouche et choisie autant que possible exactement semblable. Il faut tenir compte du fait que la doublure métallique l'assombrit légèrement et aussi du fait que la teinte de la dent artificielle est meilleure lorsqu'elle est plus sombre que lorsqu'elle a été mise plus claire que les dents voisines.