‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 78 sur 129 · EN PORCELAINE · texte numérisé non relu

EN PORCELAINE

Elle est presque semblable à celle des couronnes doublées de métal. Nous n'insisterons que sur les quelques points qui en diffèrent entièrement.

A. Construction de l'armature métallique. — On choisit, pour le tenon, le platine iridié ; pour la plaque de base, le platine pur ; pour les soudages, la soudure de platine à 25 p. 100.

Toutefois, dans le dernier soudage, si les surfaces à réunir sont

CONSTRUCTION DES COURONNES A TliNON SANS BANDi:. 327

liioii en coiilacl, on pciil uliliser une soudure de platine ù teneur plus basse et mènie l'or pur, à condition qu'il soit porté quelque temps à la haute température du chalumeau oxhydriqius alin d'obtenir une fusion parfaite.

Le chalumeau oxhydrique le plus simple est (jbteuu en r('m|»laeant dans un chalumeau à ^a/, d'éclairage simple l'arrivée de l'air par celle d'oxygène pur, et celui-ci est fourni aujourd'hui couramment dans des bouteilles d'acier, à la pression de 100 atmosphères. Pour la commodité de la manipulation, on leur adjoint un délenteur et un manomètre qui ne sont pas absolument indispensaldes.

Il convient de laisser le tenon se prolonger librement au delà de la plaque de base ; son extrémité est légèrement inclinée pour se terminer entre les crochets de la dent de porcelaine ; ceux-ci sont bien appuyés et soudés contre elle.

Le soudage peut être facilement fait sans investissement si les crochets appuyés contre l'extrémité du tenon maintiennent la dent de porcelaine dans une position fixe.

La porcelaine qui va être ajoutée par cuisson n'aura pas d'autre point d'adhésion que la face linguale de la porcelaine plate : car elle ne saurait adhérer à la plaque de base sur laquelle elle se juxtapose seulement. 11 est de bonne pratique, toutes les fois que ce perfectionnement est possible, de souder sur le pourtour coronaire de la plaque de base un demi-collier métallique qui forme pour la porcelaine une bonne rétention mécanique.

Ce collier est formé d'une bande de I à 2 millimètres de hauteur dont les bords libres finissent au niveau de la face de porcelaine ; elle est adaptée à la pince et soudée à la base dans l'investissement.

Le choix et l'ajustage de la face de porcelaine ne présiMitenl rien de particuli(M".

B. Construction de la lace lin <» unie en porcelaine cuite. — Celte adjonction se fait en deux temps pour le corps et pour le revêtement de la porcelaine.

Le corps forme le noyau central remplissant l'angle formé par la face de porcelaine et la plaque ; on utilise exclusivement la porcelaine fondant à haute température, vers 1 150° C. Une seule cuisson est d'habitude suffisante, après laquelle on passe à l'application du revêtement.

Celui-ci a pour elïel de rt^mplir les fissures ou la solution de continuité qui peut avoir pris place entre le corps de porcelaine et la plaque de base, et secondement de donner à la porcelaine son contour définitif.

Il peut être nécessaire, dans ce but, d'avoir recours à plusieurs cuissons successives ; la première a toujours lieu avec de la pâte de porcelaine à haute température. Dans la dernière, destinée plus

Spécialement à assurer le côniour définilif et la couleur de la dent, on peut utiliser la porcelaine fondant à moyenne température.

A notre avis, la porcelaine à basse température, à cause de sa fragilité et du changement toujours possible dans sa couleur, n'a pas de place dans la construction des couronnes.

G. Finissag-e et mise en bouche. — Le finissage comporte le polissage des parties visibles de métal : dans l'espèce, de la bande de soutien, et il s'accomplit par les moyens déjà cités propres au polissage des métaux.

Le finissage de la porcelaine cuite est d'habitude inutile, car sa surface est une bonne imitation de la dent naturelle. Toutefois, il peut être nécessaire d'enlever de petites bavures ou de meuler un excès de porcelaine qui gène l'occlusion. Ce travail sera fait aux meules de carborindon fines; ensuite on obtient un poli satisfaisant en employant sur des pointes de bois blanc, montées sur le tour dentaire, une pAte formée d'oxyde d'étain finement pulvérisé et d'eau.

La mise en bouche sera faite au ciment et avec les mêmes précautions indiquées pour les couronnes à tenon déjà décrites.

D. Variétés de construction. — La construction des couronnes en porcelaine à tenon ne comporte pas de technique sensiblement différente; mais au contraire la construction des couronnes à dos métallique a reçu de la récente application à la stomatologie du coulage des métaux sous pression des facilités et des avantages souvent appréciables.

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