COURONNES A TKNON SANS BANDE, EN PORCELAINE
ivsullal eslli(''li(|ue pai'fail cl, do plus, leur adaplaliouosld'habiluclo faciU' cl rapide.
Ces avantages indéniables sont rachetés par le lait que l'adaptation au collet est raremcnl parfaite et que les moyens d'attache n'ont pas, par suite, toute la résistance désirable.
Ces défauts restreignent les indications au cas où l'occlusion de la dent parait normale dans une arcade régulière et où, par suite, on peut espérer qu'elle ne supportera pas un excès de force masticatoire, et aussi aux cas où l'on désire alleindrc un résultat esthétique satisfaisant avec une préparation réduite au minimum.
Nous verrons cependant que, grûce à l'utilisation du procédé récent du coulage des métaux sous pression, une bande et cape peuvent souvent être adjointes à ces systèmes de couronnes ; dans ce cas, l'avantage de la rapidité d'ajustage disparaît, mais l'opérateur gagne encore de n'avoir pas à exécuter la cuisson de la porcelaine, et d'éviter aussi, par suite, l'emploi exclusif du platine et du chalumeau oxhydrique.
a. Couronne de Davis. — La couronne de Davis est formée d'un bloc de porcelaine évidé.
La base cervicale est légèrement concave ; elle reçoit en son centre un évidement circulaire qui reçoit l'épaulement du tenon, et au
Fig. 258.— Couronne Fig. 259. — Adaptation de la cou- Fig. 200. — Couronne de Davis. ronnc de Davis. de Davis à pivot
Inlurqué.
centre de cet évidement prend naissance une cavité centrale plus étroite et plus profonde qui loge la partie coronaire du même tenon.
Le tenon d'une seule pièce en iridio-platine ou en maillechort très résistant est cylindro-conique; il est cannelé transversalement sur toute sa longueur pour donner au ciment une meilleure rétention; un épaulement formant rondelle fixe sépare la partie coronaire de la partie cervicale et se loge dans l'évidement déjà décrit.
Technique de la préparation. — a. Préparation di: la racine et AJUSTAGE DE LA DENT. — La raciuc cst mculéc à plat, c'est-à-dire
que sa section cervicale forme une surface plane dont les bords sont partout au-dessous du bord libre de la gencive. Les petites meules et surtout les fraises à meuler d'Ottolengui, montées ou non sur angle droit, seront utilisées pour ce travail.
Si besoin est, on prend ensuite l'articulé de cire et l'empreinte de plâtre pour construire un modèle; celui-ci servira au choix de la dent et au premier meulage.
Le meulage de la dent se fait également à plat et d'abord sur la face cervicale ; puis, si besoin est, au cas où la dent déborde la section de la racine sur la face linguale de la dent. L'ajustage final aura toujours lieu dans la bouche.
b. Ajustage du tenon. — Le canal est préparé comme de coutume et mesuré; le tenon est ensuite réduit à la longueur du canal si nécessaire et ajusté et mis en place dans le canal à frottement lisse. La couronne est alors placée sur l'extrémité coronaire qui peut avoir à être légèrement coudée à sa sortie du canal: il faut, autant que possible, éviter de la raccourcir.
On vérifie l'adaptation de la dent, le tenon étant mis en place, et l'ensemble est prêt pour le scellement.
G. Mise en bouche. — Le scellement se faitau ciment. Après avoir desséché la racine et la couronne, les cavités radiculaires et coronaires sont emplies de ciment mou, ainsi que les rainures du tenon, la section de la racine et la base de la dent. Le tenon est enfoncé dans la racine et la dent mise et maintenue fortement en place jusqu'à durcissement du ciment.
Dans certains cas, on peut fixer le tenon à la gutta-percha, dans un premier temps, en ayant soin de maintenir au-dessus la couronne en position; celle-ci est retirée, l'excès deguttaest enlevé, et onprocède avec du ciment au scellement de la couronne sur la racine et le tenon.
Construction d'une bande et cape avec la couronne de Davis. — A.Constructiondelacape. — La capesera construite selon la technique déjà indiquée ; mais on aura soin de la construire « à plat», c'est-à-dire que le bord lingual sera, comme le bord vestibulaire, caché sous la gencive ou tout au moins qu'il n'affleure que d'une hauteur minime.
B. Ajustage du tenon et de la dent. — La cape étant retirée, la préparation du tenon de la couronne serait faite comme précédemment décrite : à plat, par meulage, avec ou sans prise d'empreintes pour le choix et premier meulage de la couronne.
G. Soudage de la cape au tenon. — La cape est remise en place, brunie en son centre et perforée au droit de l'ouverture canaliculaire ; le tenon est introduit à force et à fond, et la dent est essayée dans cette position. Si l'ensemble est bien ajusté, la dent est retirée, puis l'ensemble de l'armature, avec ou sans adjonction de cire, dure,
COUKOXNKS A TENON SANS BAXDi:, KN l'OUCEI.AINK
Fi^'. 202.— AjusLaf,'c lie la nii'ine couronne.
Fig. 261. — Pièces de la couronne de Da\is avec cape.
pour maiulenir les parties môlalli((uc.s eu bouuc posili(ju. Le U'uou et la cape sout soudés sans ou avec iuvcslissement, cl un tlernier essayage csl lail eu houclio.
I). Mise en bouche. — Le scelleuicnl eu bouche se fait eu deux teuips. Ou lixe d'abord au ciuieul ou à la gulla-percha l'artualure mélallique ; ou scelle ensuite la deut au ciuienl, comrue dans le cas de préparation simple.
(>oiironiie de Loiraii. — La couronne de Logau comprend un tenon et un corps de porcelaine soudés réunis intimement pendant la fabrication.
Il en résulte comme avantage (juc le scellement au ciment nécessaire et cau.se de faiblesse à ce pointdans la dent de Davis est évité; l'inconvénient à mettre en balance vient de la difficulté de l'assemblage, puisque les rapports du tenon et de la couronne ne peuvent être modifiés. La couronne de Logan présente à sa base une concavité telle que les bords forment un épaulcment de porcelaine qui favorise l'ajustement : au centre de celle base concave s'insère un fort tenon en plaline muni de rainures rétentives et dont la section forme la lettre IL
A. Ajustage de la couronne de Logan. — La racine est préparée à plat ou avec un léger biseau vestibulaire. Un tenon d'essai est mis dans le canal pour donner sa direction exacte, et une emi)reinte est prise pour la confection d'un modèle.
A défaut de modèle, on mesurera les diamètres disto-mésial et linguo-vestibulaire de la racine pour choisir une dent dont les dimensions de base soient sensiblement égales. Le choix fait, le tenon de la dent est, si nécessaire, raccourci à la longueur mesurée du canal et introduit dans celui-ci. Ou constate la direction que la dent prend par rapport à la place quelle doit occuper sur l'arcade dentaire, et avec une fraise à tissure ou une fraise à canal d'Ottoleugui le canal est agrandi de la quantité nécessaire du côté vestibulaire ou du côté lingual.
^'ig. 263. — Couronne de Loiran.
Fig. 26.1. — Tenon de la couronne de LoL-an.
Quand le tenon est bien en place, la base de la dent appuie sur la couronne.
L'ajustage doit se faire alors à la meule et au papier à articuler. De petits ovales de papier bleu à articuler, mince et de grandeur appropriée, sont percés en leur centre ou enfilés dans le tenon ; la dent est appuyée fortement sur la racine. 11 en résulte une marque bleue sur le point qui a porté le premier et qui doit être usé par meulage.
L'opération est recommencée jusqu'à ce qu'une marque bleue circulaire indique que la couronne porte en tous points sur la racine.
Le meulage au collet est terminé. Il reste, si cela est jugé nécessaire, à meuler les surfaces du bord libre qui empêchent une complète occlusion.
B. Mise en bouche. — Le scellement se fait au
Fis:. 265, — AiustaKC • , ,• , ,
A lo „^ „^,„^ A^ Ciment directement.
de la couronne de
Logan avec bande. Construction d'une bande et cape avec la couronne de Logran. — Townsend a décrit une méthode consistant à préparer d'abord la racine, à ajuster la couronne, puis à ajuster une bande qui est sertie à la fois sur les deux.
Baldwin construit d'abord unecape, qu'il perfore et ajuste ensuite le tenon et la dent. Il rend le tenon solidaire de la cape avec de la soudure d'étain.
Méthode d'HoUing-sworth. — Cette méthode est la plus répandue et la plus sûre. Elle consiste à placer une cape sur la racine; à préparer entre elle et la dent un espace en V qui permet de souder fortement la cape au pivot.
A. Préparation de la cape. — Cette construction a lieu comme normalement; mais en ayant soin de laisser du côté lingual un bord delà bande peu élevé.
' B. Ajustage de la dent. — La dent est ajustée seulement sur toute la partie vestibulaire qui est visible ; en arrière d'elle, on meule une large surface donnant un espace libre s'ouvrant du côté lingual.
C. Ajustage d'une seconde plaque de base. — Une plaque de base en platine mince est ajustée et sertie avec précision sur la base de la dent, oii elle s'applique en étant perforée par le tenon; il convient seulement de laisser sur le bord lingual un petit prolongement de la plaque de platine dépasser librement. La cape étant eu place sur la racine, le tenon de la dent munie de sa plaque de base est placé et forcé en position en perforant la cape. L'n peu de cire dure est coulé dans l'espace libre entre la dent et la cape, et l'ensemble est retiré avec soin.
D. Soudage des deux plaques de base. — L'ensemble est investi
CONSTRUCTION DES COUHONNKS l'AUTIl- LM:s.
et de la soudure est coulée euLi-c les (Jeux[)i;u|ues de base, de l'acou à reuiplir euLièreinent l'espace libre.
Cette opération peut également être accomplie par le coulage de l'or sous pression ; et si ce procédé est choisi, il est même possible d'éviter la construction de la seconde plaque de base, en remplissant
Vig. 266. Fig. 267.
Fie-. 268.
Fiff. 269.
Fig. 270.
Fi^'. 266 i 271. - AjuslaKe d'une cape à la coiinMino de Loj?an par la méthode
d"IIolliiij,'-swortli.
directement avec de la cire à couler les blocs d'or l'espace compris entre la dent et la cape.
L'ensemble est fini et poli.
E. Mise en bouche. — La mise en bouche se fait à la gutta-percha ou au ciment et selon la méthode simple décrite pour le scellement des couronnes à tenon et à bande.