‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 82 sur 129 · CLASSIFICATION DES PONTS · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES PONTS

Fi;

Pont simple.

d'ohturalion (ciment ou gutta-percha) «lui rendent la pièce de prothrsc inliniomonl inhérente à la houche.

Pouls iii«»l)ilcs. — Les ponts mobiles, au contraire, ont leurs couronnes-supports construites de faç;on à pouvoir être enlevées et remises dans la bouche sans détériorer les supports et sans scellement j)réalable. Ce résultat est obtenu en construisant sur lesracinessuj)porls des systèmes de glissières ajustées.

Au point de vue mécanique, le pont forme un ensemble rigide dont les racines naturelles sont le support et

qui jette au-dessus des intervalles causés par „ /\

la perte des dents une barre résistante, un tablier suppléant aux couronnes de ces dents perdues.

Ponts simples. — Les ponts simples sont ceux dans lesquels les supports sont placés à chaque extrémité du tablier, c'està-dire ceux qui sont formés de deux ou

plusieurs couronnes-supports artificielles, réunies par une ou plusieurs dents fantômes.

Ponts à extension. — Les ponts à extension sont par contre ceux dont une extrémité du tablier prolonge le pont sans rencontrer un nouvel appui, et par suite ceux qui se terminent au moins à une de leurs extrémités par une dent fantôme soudée d'un seul côté.

Leur caractéristique est donc de posséder une ou plusieurs dents en porte-à faux. La conséquence inévitable d'une telle construction est que la ou les dentssupports doivent subir, en plus

de l'elfort masticatoire dans le sens de l'axe des racines, une force latérale tenlant à produire soit, sousTinfluencede la mastication, un mouvement de bascule de tout le pont dans ce même sens de l'occlusion, soit, sous l'influence de l'occlusion ou de l'appui de la langue pour les dents antérieures, un mouvement de pivot dans le sens de latéralité.

Leur conception et leur construction devra donc avoir toujours en vue cette possibilité.

Nous subdiviserons les ponts à extension en trois variétés :

1° Ponts à extension à un seul support. — Une dent seule supporte une dent en extension.

a. La dent-support est moaoradiculaire. — Dans ce cas, la dent fantôme forme à côté de lu dent-support un levier de longueur sen-

Fii

285 cl 286.— Ponts à c.xlen.^ion à un seul support.

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POL NESPOULOUS.

TRAVAUX A PONT

siblement égale : il se produira un mouvement de bascule ou de rotation ; cette variété ainsi construite esta condamner.

Elle doit être modifiée en prenant surla dent voisine, au delà de la dent fantôme, un point d'appui empêchant le mouvement prévu.

Par exemple : un pont à extension comprenant comme dent-support l'incisive centrale supérieure et comme dent fantôme l'incisive latérale est menacé d'un mouvement de rotation autour de Taxe de la racine de l'incisive centrale portant l'incisive latérale en avant et en dehors de l'arcade dentaire. Cette seconde dent devra être munie d'une barre ou d'un crochet s'appuyant sur la face linguale de la canine voisine, directement, ou mieux par l'intermédiaire d'une obturation métallique et empêchant la rotation de se produire.

b. La dent-support est multiradiculaire. — Il s'agit presque toujours de la première grosse molaire portant la seconde prémolaire. Le mouvement de rotation n'est pas à craindre ; mais la direction de la force de mastication et la forme de la surface occlusale de la prémolaire font prévoir un mouvement de bascule. La prémolaire basculera en s'affaissant vers la gencive ; la molaire basculera par mobilisation de ses racines, si la structure du pont ne faiblit pas la première. Il faut munir l'extrémité libre de la dent fantôme d'un prolongement s'appuyant sur la surface occlusale de la dent voisine.

Nous n'envisagerons pas les cas où une dent faible ou monoradiculaire aurait à porter en extension une dent forte ou multiradiculaire ; dans ces cas, le mouvement de déplacement ou la fracture du pont suivrait immédiatement leur fixation. /' ; ; \ "2° Ponts à extension à deux supports.

; 11', — Dans ces variétés on doit envisager comme

; I \ possible la construction dune dent en ex-

tension seule ou bien de deux dents en extension, chacune étant placée à l'une des extrémités du pont.

Ici encore nous avons affaire à deux variétés. a. Les supports sont en contact. — Dans ce cas, ils forment un ensemble de résistance sérieux contre les mouvements de bascule ou de rotation; mais cette résistance ne suffit pas si la dent en extension a une largeur sensiblement égale à celle de lensemble formé par les deux dents. Par exemple, une incisive latérale et une incisive centrale supérieures supports ne pourront pas supporter l'incisive centrale du côté opposé en extension, sans qu'il se produise une projection en avant et hors de l'arcade de la dent supportée. Il sera nécessaire de la munir d'un moyen de rétention prenant point d'appui sur la face linguale ou mésiale de l'incisive latérale lui correspondant.

Fig. 287. — Pont à cxten sion à supports en con tact.

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