PLAQUES FAUCHÉES
On trouve dans ce cas des surfaces bien limitées, à contours réguliers, complètement dépourvues de papilles. Elles sont rouge$, lisses, luisantes et tranchent au
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milieu tle la couleur blanche des papilles normales. Elles persistent pendant des mois sans aucune douleur. Fournier les considère comme des accidents spécifiques et contagieux de la syphilis.
GLOSSITE MÉDIANE LOSANGIQUE
Brocq décrit une glossite superficielle et desquamative, constituée par des saillies mamelonnées, groupées en avant du V lingual, sur la ligne médiane, en forme de losange, à grand iixe antéro-postérieur. Sur les mamelons, la muqueuse est dépapillée et jaunâtre. Les lésions s'étendent sur une surface d'un centimètre sur deux environ. C'est une affection de cause inconnue.
GLOSSITE DISSÉQUANTE
C'est bien là la maladie à laquelle Wunderlich avait donné le nom de Glossite disséquante et qu'il décrivait comme une glossite superficielle chronique dans laquelle, au lieu de ces fendillés multiples qui appartiennent à la glossite papillaire, ce sont de véritables fissures qui se forment sur la langue, qui la brident et partagent sa surface en plusieurs compartiments de forme et de grandeur variables. Par suite sans doute du séjour de débris alimentaires, de lamelles épithéliales et de produits de la sécrétion buccale, le fond de ces sillons devient le siège d'érosions superficielles. Il en résulte d'assez vives douleurs dans l'acte de la mastication. Cette variété de glossite est rebelle ; néanmoins, elle peut guérir, et alors la langue reste comme formée de plusieurs lobes contigus. Cette circonstance donne à penser que la maladie réside dans le derme muqueux ; car si l'aspect capitonné du début tenait à un développement de plusieurs groupes de papilles, la langue ne devrait pas rester multilobulée après la guérison ; à moins que l'inextensibilité de la muqueuse, suivant certaines lignes, ne soit elle-même un résultat des excoriations consécutives.
MACROGLOSSIE OU LANGUE SCROTALE
La macroglossie est une afTection congénitale caractérisée par un plissement de la muqueuse formant des silices prg'
fonds longitudinaux et symétriques au fond desquels les papilles apparaissent normales, ou d'après d'autres auteurs hypertrophiées. Elle est désignée encore sous les noms de langue plicaturée symétrique congénitale et de langue scrotale, en raison de la ressemblance qu'elle présente avec un scrotum contracté.
Tantôt les sillons sont entrecroisés sans aucun ordre dans tous les sens ; tantôt les sillons rappellent les nervures d'une feuille et, partant du sillon médian se dirigent parallèlement vers les bords en s'inclinant légèrement d'arrière en avant ; c'est la langue plicaturée foliacée : tantôt les sillons sont plus ou moins parallèles au sillon médian et divisent l'organe en segments ressemblant vaguement à des circonvolutions cérébrales, c'est la langue plicaturée cérébriforme.
Certains auteurs ont voulu voir dans cette affection une lésion de la syphilis tertiaire. Mais dans la plupart des cas la réaction de Bordet-Wassermann a été négative.
La langue scrotale doit être distinguée des affections syphilitiques tertiaires : mais ici les fissures disposées parallèlement au sillon médian entaillent profondément la muqueuse et sont douloureuses.