GENCIVES
les. glandes saîivaircs, comprenant les glandes parotides, sous-maxillaires et suMinguiales. La parotide a pour canal excréteur le canal de Sténon, qui s'avance horizontalement dans l'épaisseur de la face jusqu'au bord antérieur des masséters ; là, il se recourbe pour traverser obliquement le buccinateur et venir s'ouvrir au niveau du collet de la deuxième grosse molaire supérieure.
La glande sous-maxillaire vient s'ouvrir par le canal de Wharton au sommet d'un petit tubercule situé derrière les incisives inférieures et appelé ostiolum umbilicale.
La glande sublinguale, située sous la muqueuse du plancher de \n bouche, de chaque côté du frein de la langue, a cinq ou six conduits excréteurs appelés conduits de Rivinus, qui Çi'ouvrent sur la muqueuse du plancher de la bouche. Un autre, appelé conduit .de Bartholin, s'ouvre sur lies côtés du frein die la langue, un peu au-<dessous du eanal de Wharton.
Chacune de ces glandes a des artères, des veines, des Ijanphatiques et des nerfs.
Gencives. — La gencive fait partie intégrante de la muqueuse buccale, mais est cependant remarquable par sa consistance et par ison adhérence aux plans osseux qu'elle recouvre. Cette consistance est variable avec l'âge et les conditions pathologiques. Avant l'apparition des dents de lait, cette consistance est extrême. Elle diminue ensuite, pour revenir chez le vieillard à son état primitif.
Au point de vue histologique, la muqueuse gingivale doit être rangée dans la classe des membranes fibro-muqueuses. Elle est formée d'une trame de tissu conjonctif serré, plus épais que sur tous les autres points de la (muqueuse buccale, formant un feutrage compacte et envoyant, par sa face profonde, des prolongements nombreux qui vont se confondre avec les fibres propres du périoste osseux. Ainsi donc, le périoste et le derme muqueux sont en continuité directe, sans interposition de tissu sous-muqueux. Cette trame est constituée par un réseiau lamineux sans éléments élastiques. Sa surface libre est recouverte d'une couche épithélial/e pavimenteuse, épaisse, stratifiée et dont l'enlèvement, par le raclage, est en général facile. Cette couche épithéliale revêt le chorion de lia gencive dians toutes ses saillies ou ondulât ions. Les saillies qui sont très visibles, même à l'œil nu, à la surface des gencives, inteirceptent des dépressions comparables
10 R. NOr.rK. — MALADIES DE LA BOUCHE
aux pores de la peau et qu'on croyait dues jadis à la présence de certaines glandes inclu.ses dans l'épaisseur du tissu. C'est là, sans doute, ce qui avait fait supposer à Serres l'existence de glandes tarlariques ; les gencives ne contiennent aucune glande, c'est leur caractère distinctif le plus remarquable (Magitot).
Les artères de la gencive viennent, pour la mâchoire supérieure, de l'alvéolaire et de la sous-orbitaire en avant, de la palatine supérieure et de la sphéno-palatine en arrière ; pour la mâchoire inférieure, de la dentaire inférieure, de la sousmentale et de la linguale.
Les veines, très nombreuses, deviennient turgasicentes à l'état pathologique et donnent aux gencives leur couleur violacée.
Les lymphatiques, peu connus, se terminent aux ganglions sous-maxillaires et aux ganglions qui occupent H bifurcation de la carotide primitive.
Lcsi nerfs sont fournis par la cinquième paire.
Il est bon de se rappeler qu'à l'état normal la bouche est le réceptacle des bactéries les plus variées. Les unes y séjournent en permanence, les autres n'y font qu'un séjour passager, soit qu'elles \iennent de l'extérieur pour gagner l'intestin ou les voies pulmonaires (B. typhique ou B. tuberculeux) soit, au contraire, qu'elles proviennent de l'intestin, du poumon, du pharj'nx ou du cavum. Celles qu'on trouve pour alinsi dire constamment dans lef milieu buccal sont le Bacille fusiforme, le Vibrio rugiila, la Spirochaete denticola ou Spirille, le Leptothrix buccalis. Leur étude a été faite dans un autre volume de ce Traité (1). Enfin, on trouve parfois chez des individus sains des bactéries pathogènes, telles que le pneumocoque, le pneumobaciille, et mêane le bacillie diphté^ ri que.
L'examen de la bouche peut fournir au médecin les renseignements les plus précieux, car un grand nombre d'états morbides, tant aigus que chroniques, \'iennent s'inscrire sur les diverses parties de la cavité buccale. Mais dès qu'il s'agit, pour une description méthodique, de classer ces diverses manifestations, l'embarras commence. Aucune de ces classifications ne pouvant être parfaite, nous n'hésitons pas à adopter
(1) Voir Traité de Slomciloloçiic, Tome H, Physiologie, Bactériologie de la lioiiche et (les dents;
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la classificialion de Gubtcr qui, bien que déjà ancienne, nous a cependant paru la meilleure.
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Fig. 1. — Parasites de la bouclie