‹ Traité de stomatologie (volume 5)Chapitre 15 sur 154 · MILIEU BUCCAL · texte numérisé non relu

MILIEU BUCCAL

couches plus ou moins épaisses au niveau du collet des dents mal entretenues, est très riche en sels calcaires; elle paraît se former par l'action de certains microbes qui précipitent les sels calcaires de la salive (Voy. plus loin). \^auquelin et Laugier lui attribuent la composition suivante :

Phosphate de chaux 66

Carbonate de chaux 0

Sels de fer et de majj^nésie 3

Matières organiques 14

Eau IS

La cavité pharyngienne et les fosses nasales communiquant librement avec la bouche, il est aisé d'expliquer que l'on y retrouve la même flore. Hasslauer (1) y a décrit la plupart des espèces de la flore buccale : Streptocoque pyogène, Staphylocoque, Pneumocoque, Bacille pseudo-diphtérique. Bacille de Friedlander, plusieurs microbes de l'air, etc.

De même encore les microbes de la bouche, particulièrement les anaérobies, sont susceptibles d'envahir l'oreille par la trompe d'Eustache et occasionnent les otites suppurées. On trouve également dans la bouche, à l'état normal, les microbes d'un grand nombre d'affections du poumon, et en particulier ceux qui causent la gangrène pulmonaire.

Le nouveau-né vient au monde à l'état stérile, mais, dès sa naissance, ses téguments et ses cavités naturelles sont envahis par les microbes. La cavité buccale est d'abord exposée à dos causes de souillure au contact des lochies et des sécrétions vagmales normales ou pathologiques (Doerdelin, Geyl, Silbcrmann, Bumm, Baumgarten, etc.) ; ensuite interviennent d'autres facteurs : l'air, les téguments maternels, et surtout le lait, qui apportée la bouche, même quand la nourrice est en parfait état de santé, toujours le gros Staphylocoque blanc de la peau et fréquemment le Streptocoque et les Staphylocoques pyogènes (Cohn et Neumann, Palestre, Hingel, etc.). Gomme celle de l'adulte, la cavité buccale du nourrisson renferme donc un très grand nombre de germes parmi lesquels dominent le Staphylocoque, le Streptocoque [Herzberg (2)j, les microbes anaérobies i^Lewkowicz (3)1.

Ces considérations montrent limporlance de l'étude de la flore normale de la bouche : au cours de cet article, en étudiant l'étiologie des diverses affections buccales, nous retrouverons i\ chaque pas des microbes appartenant à cette flore.

[l] Hassi.auer, Cenlralhl. f. liald., lool, Ori;;. XXXIII. nû 3.

(2) lIiînzuERG, Deulsche med. \V'oc/i., 1903, n" 1.

(3) LuwKuvicz, Arch. med. exp., 1901.

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