ANGINES BLANCHES
Ces angines sont caractérisées par la production à la surface de l'amygdale d'un exsudât blanchâtre, crémeux, pultacé, se détachant facilement, se dissociant rapidement dans l'eau ou par écrasement.
Elles sont ordinairement causées par des coccus : Streptocoque (Veillon, Prudden, Raskin, Lemoine, Kurth, Sallard, etc.), Staphylocoque (Veillon, Sallard, Simonin, etc.), Pneumocoque (Gabbi, Rendu, Jaccoud, Xeller), Entérocoque (Thiercelin), Micrococcus tetragenes (angines sableuses de Dieulafoy et Appert, Lartigau, Carrière, etc.), Paralétragène zoogléique de Roger, Bezançon et de Jong.
Parmi les bacilles, il faut citer particulièrement le Pneumobacille (Ch. Nicolle et Hébert). BonholTa décrit dans plusieurs cas dangine épidémique, à JNfarbourg, un bacille ne prenant pas le Qram, aérobie, ne faisant pas fermenter les sucres et qu'il n'a pu identifiera aucune des espèces de la flore buccale normale (1 j.
Les associations microbiennes sont fréquentes et variées ; à côté des microcoques que nous avons signalés, on observe les bacilles de la bouche, des spirilles, des filaments de Leptolhrix, etc.
Dans les concrétions blanchâtres, à odeur infecte, des cryptes amygdaliennes, on trouve à côté des coccus et bacilles aérobies de nombreux germes aérobies stricts : B. ramosus, B. serpens, M. fœ-tidus, etc. (Voy. p. 98),
ANGINES A LEPTOTHRIX.
Dans les concrétions blanchâtres, se détachant malaisément de certaines angines (pharyngomycoses), on trouve des filaments de Leptolhrix buccalis (Voy. p. 79), formant des touffes feutrées ; à côté de ces filaments pullulent les' microbes ordinaires de la flore buccale ; l'association avec le Pneumobacille est très fréquente (Ch. Xicolle et Hébert).
^1) BoKHOFF, Cenlralbl. /'. Bald., Orig.,t. XXXil, p. 857.