TRAITEMENT DU BEC-DE-LIEVRE DE LA LEVRE INFÉRIEURE
Laissons de côté les motlifications heureuses qu'apporte dans lacté de mastiquer et de déglutir Tobturation de cette brèche naso-buccalc. L'enfant a de trois à sept ans. Il a vécu, il a grandi jusquà cette époque. Donc sa nutrition n'a pas trop souffert.
Et ce n'est pas parce qu'il avalait mal que ses parents l'ont l'ait opérer.
Mais va-t-il parler mieux, après cette opération. Sa voix cesserat-elle de nasonner? L'articulation de certaines syllabes sera-t-elle moins défectueuse ?
L'opération faite à un âge tardif est insuffisante seule à améliorer la prononciation du petit opéré. Il faut lui apprendre à articuler les mots rebelles : et cette éducation post-opératoire doit être longue et minutieuse. Et malgré un laborieux entraînement, tous les enfants n'arriveront pas à obtenir un bon résultat fonctionnel, car les cavités bucco-pharyngées n'arrivent pas à avoir une configuration normale. Néanmoins il faut reconnaître, avec Chervin, que cette configuration se rapproche plus de la normale après une opération correctement faite, que lorsqu'on a pallié la fissure à l'aide d'un appareil prothétique-
Il y a donc des enfants qui, après l'opération chirurgicale, peuvent récupérer une bonne prononciation; il y en a d'autres, plus rares il est vrai, dont la prononciation restera défectueuse.
Cette inconstance dans le résultat fonctionnel doit, à notre avis, peser beaucoup dans notre détermination de l'âge aucjuel il convient d'opérer.
Pour notre part, nous nous mettons du côté de ceux cjui opèrent de bonne heure, vers trois ans (Eiirmann), avant trois ans même si l'enfant est vigoureux, c'est-à-dire à un ûge où l'enfant apprend encore à articuler les mots et à les prononcer, et non pas à l'âge où il sait déjà parler.