‹ Traité de stomatologie (volume 5)Chapitre 90 sur 154 · VII. — TRAITEMENT DU BEC-DE-LIÉVRE MÉDIAN DE LA LÈVRE SUPÉRIEURE · texte numérisé non relu

VII. — TRAITEMENT DU BEC-DE-LIÉVRE MÉDIAN DE LA LÈVRE SUPÉRIEURE

Nous parlons ici seulement du bec-de-lièvre médian de la lèvre supérieure parce qu'il est très rare.

1° Ce bec-de-lièvre peut être simple, limité à une petite partie de la lèvre, ne constituer qu'une seule encoche. Le procédé de Mirault nous paraît devoir être appliqué.

2" La lèvre est-elle divisée dans toute sa hauteur et la fente se prolonge-t-elle jusque sur le dos du nez (cas de Witzel), l'opération est plus délicate. Mais elle ne comporte pas d'autres règles spéciales que l'avivement et la suture.

Par contre, la fente médiane est-elle complexe, l'opération qui doit s'adresser aux parties molles et aux os devient très pénible. Le cas de Bougon et Derocque (1) en est un exemple très instructif. L'enfant avait une fente qui séparait la lèvre et le nez, exactement sur le milieu. Elle parlait de la racine du nez, suivant le dos et le lobule et finissait au bord libre de la lèvre. Cette fissure, étroite au niveau du front, était large au niveau de la lèvre. Elle atîectait donc la forme d'un trapèze à base inférieure. A travers cette fente, on voyait le maxillaire fendu en deux parties. Sur la ligne médiane, cet écartemenl osseux avait i centimètre de long et 1 à 2 millimètres de large.

On pratiqua, de chaque côté de la fente labio-nasale, une incision des parties molles, on incisa un petit lambeau cutanéo-muqueux. On termina cette dissection sur le bord libre, en pratiquant un lambeau à la Mirault. Suture des parties molles. Le résultatimmédiat futassez satisfaisant. Mais l'enfant mourut quelques mois plus tard de bronchopneumonie. Nous croyons que dans ces cas-là il faut faire plus. Il faut passer des fils profonds, de façon à rapprocher en masse les parties molles et les cartilages de la cloison nasale.

(1) Derocque, Revue d'orthopédie, 1908. n" 3.

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