Dent surnuméraire centrale (d'après Mag-itot
avant ou en arrière, ou bien constiluées par tout un groupe irrégulier et situées sur une zone plus ou moins étendue de Tarcade
et de la voûte palatine. On peut voir une molaire supplémentaire faire suite à la rangée normale, sur l'arcade, en arrière (fjg. 185 à 188).
Les dents supplémentaires peuvent être en même temps des dents hétérotopiques.
Ces anomalies numériques se rapportent le plus souvent aux dents les plus nombreuses, incisives et molaires ou prémolaires, et intéressent aussi bien la première que la deuxième dentition. Elles peuvent tenir à la coexistence de dents de lait avec les dents de
remplacement.
Il est souvent possible de rapporter les dents surnuméraires, de par leur forme, au type normal des dents de la région qu'elles occupent, mais on les voit aussi, par réversion, prendre la forme du type conoïde primitif.
Les augmentations numériques sont plus fréquentes au maxillaire supérieur qu'à l'inférieur.
Ceci présente aussi un certlX tain caractère réversif, car
on voit chez quelques carnivores, quelques rongeurs, les phoques, les marsupiaux, le nombre normal des dents être plus élevé à la mâchoire supérieure qu'à l'inférieure.
Amidea, sur 2 000 crânes a trouvé 16 dents surnuméraires, 15 fois 1 incisive, 1 fois 2 incisives du même côté, 1 fois 1 incisive de chaque côté, 5 fois 1 prémolaire, 1 fois une prémolaire de chaque côté.
Sur 19 725 écoliers, garçons ou filles de six à quinze ans, Dependorf a trouvé 33 cas de dents supplémentaires.
Fi
J86. — Incisives latérales surnuméraires (d'après Magitot).
Fig. 187. — Dents surnuméraires multiples dans la région incisive (d'après Magitot).
Les seuls cas de canines supplémentaires consistent dans la coexistence des dents de lait et de remplacement. Les incisives véritablement surnuméraires se trouvent très fréquemment: Bloch, Plouquet, Magitot ont compté 5 incisives, Rudolphi, Tesmer, Magitot, Jarricot, Dependorf, 6 incisives, Fauchard, 10 incisives. En cas de bec-de-lièvre, on rencontre très souvent une incisive supplémentaire uni ou bilatérale.
La fréquence des prémolaires et molaires supplémentaires est aussi assez grande : cas de Gavard, Sœmmering, L-G. Saint- Hilaire, Magitot, Preiswerk, etc.
Il serait difficile de citer tous les cas de dents surnuméraires, nous nous bornons à reproduire, d'après Magitot, un certain nombre des formules dentaires correspondant aux variations numériques observées par cet auteur.
I c nrin m =33 dents.
1 I c nr^in m = 34 dents.
Incisives 1 2 — 2 1-1 2 — 2 3 — 3
surnuméraires. j 4 2 1 — 1 2 — 2 3 — 3
c nrin m =34 dents.
, 1 c nrin ■ '»i =37 dents.
Prémolaire ) j Izil c'^—1 prm ^-^^ m ^-^ = 33 dents, surnumerau'e. ,| 2 2 1 1 2—2 2 — 2
l I c nrin m =33 dents.
Molaires \ 2 — 2 1 — l' 4—3 3-3
surnuméraires. 1 2 — 2 1—1 2 — 2 4 — 4
/ I c nrin m = 3^ dents .
Prémolaires \ I 2~Z1 ^ T^ P''"^ -TZI^ '"■ i^Il = '^"^ '^"^*-
etmolaircs ^ l ,, ;; ,^ J^
surnuméraires. /i c nnn mi =30 dents.
Les diverses variations numériques s'expliquent par des phénomènes ataviques, si Ton s'en tient à la notion du polyphyodontisme primitif. Les formules dentaires donnent une diminution numérique, dans la série des vertébrés, à mesure que les dents se perfectionnent. En ce qui concerne les mammifères, les diverses formules dentaires sont des dérivés d'une sorte d'archétype représentant la dentition typique. D'après Tomes, cette formule serait :