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PHYSIOLOGIE DE L'APPAREIL LYMPHOIDE

le bord intérieur du maxillaire et qui relie les ^^anglions géniens au groupe sous-maxillaire. C'est le ganglion infraniaxillairc de Prince l eau.

A part ces deux groupes ganglionnaires, on signale d'autres ganglions disséminés par-ci, par-là, dans la région de la joue. On a décrit un ganglion dans le sillon naso-génien, un autre sousorbitaire, et enfin Debièrre a pu disséquer des ganglions géniens profonds situés entre la muqueuse génienne etle muscle buccinateur.

Tous ces ganglions sont intercalés entre les vaisseaux lymphatiques de la face et les ganglions sous-maxillaires et possèdent tous les caractères des ganglions intercalaires de Stahr.

Il est difficile, à Tlieure actuelle, de donner une description exacte des vaisseaux lympliaii(iues afférents des ganglions géniens. D'après les faits cliniques, il est permis d'admettre que les ganglions géniens reçoivent les lymphati(jucs des paupières, des joues, de la lèvre supérieure, de la commissure labiale, du nez et des régions gingivodentaires des molaires des deux mâchoires.

Les vaisseaux etTérents des ganglions géniens aboutissent aux ganglions sous-maxillaires.

Physiolog-ie de l'appareil lymphoïde et de l'appareil g^ang-lioQiiaire cervico-facial. — Si l'on considère que la cavité bucco-pharyngée est habitée à l'état normal par différentes espèces microbiennes, quand on se rappelle que cette cavité sert constamment de porte d'entrée à une série d'éléments étrangers à l'organisme, on n'est nullement étonné de voir le bucco-pharynx pourvu d'un puissant appareil protecteur à fonctions multiples et dont les éléments constitutifs sont semés à profusion dans toute la région.

Ouel est donc le rôle de l'appareil lymphoïde et de l'appareil ganglionnaire cervico-facial ?

Ce rôle est double : ces deux appareils servent à la fois à la défense de la cavité buccale et à la défense générale de l'organisme contre les infections à point de départ buccal.

Onsait, depuis les recherches de Stoer, que les leucocytes arrivent sans cesse à la surface de la muqueuse bucco-pharyngée; l'examen direct de la salive normale nous fournit la preuve évidente de la présence de corpuscules lymphatiques, la preuve évidente de la leucocytose physiologique.

Ce sont ces leucocytes qui jouent le rôle le plus important dans la défense de la cavité buccale et de l'organisme en général.

Nous savons que le sang et la lymphe renferment des cellules globuleuses, incolores, à reflet argentin ou grisâtre : ce sont les globules blancs, appelés encore globules lymphatiques ou leucocytes.

On distingue plusieurs variétés de leucocytes.

208 LEBEDINSKY. — ADÉNITES CERVICO-FACIALES.

Il y a d'abord des leucocytes très petits, à grand noyau rond entouré d'une petite quantité de protoplasma. Ces cellules portent le nom de lymphocytes, parce qu'elles sont fournies par les ganglions lymphatiques.

Il y a ensuite des leucocytes mononucléaires à noyau rond ou oval, parfois en forme de rein ou de fève. Ces leucocytes mononucléaires possèdent la proppiété d'englober des corps étrangers et jouent par suite un rôle important dans la défense de l'organisme.

Il y a encore des leucocytes éosinophiles, cellules à noyau souvent lobé et dont le protoplasma présente de grosses granulations qui se colorent par l'éosine en rose foncé.

Il y a enfin la variété de leucocytes, la plus importante. Cette variété est représentée par les leucocytes polynucléaires. Ces leucocytes possèdent un noyau qui est divisé en plusieurs parties. Ces diflerentes parties sont réunies entre elles par des filaments nucléaires très minces.

Les leucocytes polynucléaires constituent la variété la plus importante aussi bien au point de vue quantitatif qu'au point de vue qualitatif. Au point de vue de la quantité, les leucocytes polynucléaires représentent les trois quarts du nombre total des leucocytes. Au point de vue de la qualité, les leucocytes polynucléaires possèdent des propriétés phagocytaires très prononcées.

La quantité de leucocytes polynucléaires varie avec Tàge, et ce fait peut nous expliquer dans une certaine mesure les variations de l'aptitude morbide qu'on observe dans les différents âges de l'être vivant. Des recherches récentes ont abouti à des résultats intéressants, qu'on considère comme acquis aujourd'hui. Ces recherches ont démontré en particulier que les éléments mononucléaires sont en majorité chez l'enfant. Chez l'adulte, les éléments mononucléaires et les formes polynucléaires paraissent être en nombre sensiblement équivalent, avec toutefois prédominance des polynucléaires. Chez le vieillard, on voit le nombre des polynucléaires augmenter sensiblement. C'est ce que démontrent d'une manière évidente les travaux de Tolly, quia établi les formules leucocytaires aux différents âges.

Ainsi l'équilibre leucocytaire du nouveau-né est d'après lui :

Polynucléaires ''0,7

Mononucléaires .>6,7

Éosinophile 3,3

Tandis que l'équilibre leucocytaire du vieillard est :

Polynucléaires 70,3

Mononucléaires J^*,"

Éosinophiles 6,6

Ce tableau montre la grande augmentation du nombre des polynucléaires aux dépens des mononucléaires.

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