VOIKS SUIVIES PAK LES EXCITATIONS GINGIVO-DENTAIRES
sième racines rachidiennes et parle plexus cervical superficiel. Plus précisément, le grand nerf d'Arnold (deuxième racine) se distribue à la régionoccipitale supérieure et au ver- ,3,,
lex ; la troisième racine à la région cervicale postérieure; la branche cervicale transverse du plexus cervical superficiel aux régions maxillaire et nucho-sus-auriculaire ; la branche mastoïdienne à la nuque et à la région rétro-auriculaire (fig. 78).
Comment Tirri talion partie du territoire dentaire qui dépend du Jrijume au peul-eWe gagner des zones cutanées innervées par des paires rac/tidiennes, c'est ce qu'il faut maintenant expliquer. L'élude des connexions centrales de la cinquième paire avec ses racines rachidiennes va nous en rendre compte.
Faisant suite au ganglion de <jasser, auquel aboutissent les trois branches du trijumeau, deux racines gagnent l'axe cérébro-spinal, l'une ascendante, l'autre descendante, qui seule nous intéressera. Celle-ci descend dans l'intérieur du bulbe et de la moelle, va coiffer la substance gélatineuse de Rolando (partie périphérique des cornes postérieures) et s'y termine. On peutlasuivre inférieurement jusqu'au niveau du premier nerf cervical (Cunéo) (1). Ainsi, au niveau du bulbe, les cellules delà substance grise auxquelles aboutissent les filets sensilifs qui constituent la première paire rachidienne sont en contact immédiat avec la racine inférieure du trijumeau (fig. 79).
Étant données ces connexions bulbaires immédiates, Jacquet admet que les voies de conduction nerveuse entre le trijumeau et les paires rachidiennes sont suffisamment directes pour qu'on puisse admettre du premier sur les secondes un retentissement réflexe.
En résumé, des plexus dentaires supérieur ou inférieur, l'incitation pathogène pour les téguments remonte le long des branches du trijumeau, passe au ganglion de Casser, atteint le bulbe et descend en suivant la racine inférieure du trijumeau jusqu'au niveau de la première partie cervicale. « La conduction nerveuse, dit Jacquet, qui a le premier indiqué le chemin suivi par cette irritation, est donc
V'\^. 79. — Coupe perpendiculaire du bulbe au niveau de la première paire cervicale montrant l'abouchement de la racine inférieure du trijumeau avec la substance j^rise des paires rachidiennes.
1, substance gélatineuse de Rolando à laquelle aboutit la racine inférieure ou spinale ; 2, du trijumeau ; 3, racine antérieure du premier nerf cervical ; 4, racines postérieures d'après Van Gehucliten et tiré du mémoire de M.
Jacquet (Annules de dermatologie, mars 1902)].
(1) GuNÉo, in Poirier, Traité d'anatomie, t. III. p. 803.
GAUMERAIS. — IRRITATIONS GINGIVO-DENTAIRES.
aiséeetdirecteentrerirritation initiale etlepointd'aiTivée))(lj(tig. 80). Les voies simples ou complexes qu'empruntent les irritations
Fiff. 80. — Cette figure permet de suivre la marche centripète de rirritation ^ingivo-dentaire, partie des extrémités du trijumeau, gagnant le ganglion de Casser d'où elle peut impressionner des branches à fonction tropho-pilaire (nerfs fronto-palpébraux, nerf auriculo-temporal) ; puis arrivant au bulbe pour parvenir enfin à la substance grise d'oi-igine des premières paires cervicales.
gingivo-dentaires pour parvenir aux téguments nous semblent donc, anatomiquement, suffisamment expliquées.