SOINS D'HYGIÈNE DONNÉS TAR LE STOMATOLOGISTK
doivent servir à mastiquer. Aussi n'esl-il pas bon de lui donner exclusivement, à partir du neuvième mois, des bouillies, des purées que Tentant avale sans goûter, ni insaliver, ni mâcher. Au contraire les aliments durs, comme les biscuits grillés, la croûte du pain, chassent parleur frottement les corps étrangers et activent la circulation non seulement dans les gencives, mais encore dans les ligaments alvéolodentaires. La carie devient rare quand les dents ont accompli leur travail normal. L'enfant fait son éducation sensorielle, reconnaît la qualité de la nourriture d'après ses sensations gustatives et cesse d'être un glouton condamné au regorgement et à la dyspepsie. Il fau^ se rappeler que l'enfant qui ménage ses dents les ménage uniquement pour le davier du dentiste (1). Le repas ne sera pas terminé par des aliments pâteux (confitures, chocolat, sucreries) susceptibles d'adhérer aux dents et d'y fermenter, mais par des fruits frais et mûrs (pommes, etc.) détergeant mécaniquement les dents.
Dès l'âge de quatre ou cinq ans, l'enfant sera conduit chez un spécialiste pour la visite de sa bouche. Il est évident qu'on pourra avoir à l'y conduire plus tôt, dans les cas de caries douloureuses ou d'abcès dentaires. Les dents de lait devront être traitées et obturées; les parents seront informés que les molaires de lait ne doivent tomber qu'entre dix et douze ans et que les dents de six ans sont des molaires définitives. Pour surveiller l'éruption des dents permanentes, la chute successive des dents de lait, et traiter dès le début les caries des unes et des autres, des visites régulières s'imposent ; il est bon de recourir à quatre examens par an, une fois chaque trimestre.
Un mot sur la conduite à tenir vis-à-vis des enfants. Leur docilité à se laisser examiner et soigner dépend à la fois des parents et du médecin. S'ils ont au préalable assisté quelquefois aux soins donnés à leurs parents et si on ne leur a pas présenté ces soins sous un aspect désagréable, ils seront eux-mêmes désireux de s'asseoir à leur tour sur le fauteuil et d'imiter les grandes personnes. On se bornera au besoin, pendant la première séance, à un simple examen ou à un pansement pour calmer leur appréhension et, sauf de rares cas d'indocilité, on obtiendra d'eux tout ce qui sera nécessaire. Une autre recommandation, c'est d'éviter de tromperies enfants; si l'on a à leur extraire une dent, il vaut mieux les en prévenir, au risque de quelques scènes de pleurs, que de la leur enlever par surprise. Sinon on aura perdu leur confiance, et il sera très difficile ultérieurement de leur donner les moindres soins dentaires. Au surplus, le médecin qui aime les enfants saura les traiter avec douceur et s'en faire non pas craindre, mais aimer à son tour (2).
(1) Caillox, Hygiène de la bouche pendant la première dentition (Soc. de inéd. prat. de Lyon., janv. 1907).
(2) A. Bramsen, Les dents de nos enfants. Conseils aux mères de famille, Paris, 1889.
Si Tobservation des règles d'hygiène buccale est nécessaire chez l'individu à l'état sain, elle devient particulièrement urgente au cours des diverses maladies. Nous avons étudié plus haut, dans un chapitre spécial, l'influence de la santé générale sur le système buccodentaire, et montré comment les variations de l'état de l'organisme retentissent sur le développement des lésions de la bouche et des dents. Nous savons, d'autre part, que ces lésions buccales peuvent, chez un individu débilité, en état de moindre résistance, produire des troubles plus ou moins graves des divers organes et même aboutir à la septicémie aiguë ou chronique.
Il serait fastidieux et inutile de parcourir, chapitre par chapitre le vaste champ de la pathologie générale et d'y relever pour chaque maladie la pathogénie et les symptômes de ses manifestations buccales, afin d'en tirer des déductions au point de vue de Ihygiène prophylactique. Nous nous contenterons de reproduire les conclusions de l'étude synthétique faite sur ce sujet par le D'' L. Cruet(l), qui a déterminé le lien commun de toutes ces complications buccodentaires, dont le plus grand nombre ne paraissent si diverses qu'en apparence.
« Les manifestations pathologiques de la muqueuse buccale, dans les maladies générales, sont expressément conditionnées par l'infection locale et mieux encore par des affections préexistantes, sous forme de stomatite simple ou de pyorrhée alvéolaire.
« La gravité des affections de la muqueuse buccale dans les maladies générales est toujours en raison directe, indépendamment du terrain, de l'état infectieux ou pathologique antérieur de la bouche.
« A son tour, le terrain, c'est-à-dire les intoxications, les infections générales ou les troubles de nutrition, peuvent jouer, à côté de l'infection ou de la lésion locale, un rôle prépondérant pour expliquer le caractère de certains accidents et leur gravité.
« j\Iais les deux facteurs : terrain général, d'une part, et infections ou lésions locales, d'autre part, doivent toujours être associés et réunis pour fournir l'explication rationnelle des manifestations pathologiques de la muqueuse buccale et de leurs particularités dans les maladies générales. Si l'influence réciproque des deux facteurs est toujours nécessaire, elle est variable et inégale suivant les maladies.
(1) Cruet, Pathogénie et thérapeutique des affections de la muqueuse buccale dans les maladies générales (Conçjrés inlerna.liona.1 de médecine de Budapest, août 1909, et Revue de stomatologie, sept. 1909).
(* Les résultats de la Ihérapeulique, soit préventive, soit curative, permettent (raflirnier le rôle le plus souvent prépondérant de Tinfection locale pour la production des altérations variées de la muqueuse buccale dans les maladies générales. »
Il sutïira d'indicjuer dans quelques alTections types le rôle préventif de l'hygiène bucco-denlaire au point de vue des complications buccales de ces maladies pour en déduire les mesures à prendre dans la plupart des cas particuliers.
Maladies infectieuses. — Fièvre typhoïde. — Dans la fièvre typhoïde comme dans la plupart des maladies infectieuses graves, tout concourt à élever à son maximum la virulence des éléments infectieux de la bouche. L'organisme débilité se défend moins ; la phagocytose s'exerce plus difficilement. La sécrétion salivaire est diminuée. Le nettoyage mécanique de la bouche se fait d'autant moins que la mastication ne vient pas produire son massage et son brassage habituels. Les enduits buccaux (fuliginosités, lait caillé, etc.) séjournent dans la cavité buccale. Le manque d'hygiène bucco-denlaire expose à des complications redoutables : parotidites, mastoïdites, bronchopneumonies, etc.
La bouche doit être, de la part de l'entourage du malade, l'objet de soins assidus. Il ne suffit pas d'y passer à l'aveuglette un collutoire quelconque. Il faut procéder avec méthode et nettoyer successivement les gencives, les dents et la langue. Les sillons gingivaux, les culs-de-sac de la muqueuse seront balayés à l'aide de tampons montés sur une pince et imbibés d'un mélange à parties égales de glycérine et d'eau de Vichy. On continuera ce balayage jusqu'à ce que toutes les mucosités aient disparu.
Les dents seront nettoyées à l'aide d'une brosse douce et de savon et les gencives massées avec le doigt. Enfin la langue elle-même sera débarrassée des croûtes et des exsudats. On commencera par ramollir ces enduits avec des tampons de glycérine-eau de Vichy, et on raclera ensuite la langue avec une baleine souple (baleine de corset) recourbée en boucle, dont la tranche est très propre à cet usage (1). Nous avons déjà indiqué une brosse japonaise qui présente ce dispositif. Des lavages antiseptiques avec des solutions non irritantes (exemptes d'alcool) aideront à combattre l'infection. Tels sont les principaux soins d'hygiène buccale que l'on peut pratiquer au cours des maladies infectieuses aiguës. Il est malheureusement impossible la plupart du temps, dans ces affections, de recourir à des mesures plus importantes, telles que l'ablation du tartre, l'extraction des racines infectées, etc. Le traumatisme est en effet à éviter en raison même de l'état général.
Syphilis. — S'il est une affection dans laquelle le rôle du stoma-
(1) H. Paillard, Les « petits soins » dans la fièvre typhoïde {Petite revue des sciences médicales, nov. 1910).
tologiste soit important et même indispensable, c'est bien la syphilis, et cela depuis le commencement jusqu'à une époque avancée de rinfection.
« Les dangers que la syphilis fait courir aux difTérentes régions de la bouche tiennent à deux causes différentes :
« Tout d'abord à l'irritation que provoque le mercure en s'élimiiiant par les glandes salivaires ;
« En second lieu, aux localisations fréquentes des accidents de la syphilis sur la muqueuse buccale (I). »
I. L'hygiène bucco-dentaire intervient d'abord pour prévenir linflammation de la muqueuse sous linfluence du mercure dont la salive est imprégnée. On sait que les stomatites dites mercurielles ne sont que des stomatites « toxi-septiques » (Cruet), c'est-à-dire des gingivo-stomatites banales, auxquelles l'imprégnation mercurielle apporte une physionomie et une gravité particulières (2). « La préexistence d'une véritable gingivite constituée n'est pas même nécessaire, mais l'infection buccale seule et la présence des microorganismes, dont la virulence est d'ailleurs accrue, peuvent suffire, alors surtout que la constitution propre de la muqueuse buccale est affaiblie par la présence du poison dans ses tissus constitutionnels, et que l'énergie phagocytaire des leucocytes est certainement diminuée sous la même influence du mercure (3). » Dans une bouche saine, comme dans une bouche édentée (nouveau-né, vieillard), pas d'accidents mercuriels.
Le syphiligraphe, avant d'instituer un traitement, doit donc adresser son malade au stomatologiste. Celui-ci supprimera toutes les causes d'irritation buccale, tous les foyers d'infection. La « mise en état » de la bouche consiste dans un nettoyage minutieux (ablation du tartre et des enduits par la curette et le brossage à la pierre ponce), dans l'obturation des cavités de carie, le traitement des fistules gingivo-alvéolaires (désinfection ou extraction des racines causales), le limage ou le meulage des épines irritatives (bords coupants, pointes acérées des dents, rugosités ou saillies des obturations).
Des soins d'hygiène particulièrement sévères seront prescrits au malade : le nettoyage delà bouche(brossage et rinçage) après chaque repas pour expulser les débris alimentaires des culs-de-sac gingivaux et des interstices dentaires ; le nettoyage des pièces prothétiques également après chaque repas et leur retrait, la nuit, pour réduire au minimum leur contact avec la muqueuse; la suppression
(\) Emery et Lacapkre, Le rôle du stomatologiste dans la syphilis [Revue de stomntoloffie, août et sept. 1908).
(2) Galippe, Des gingivo-stomatites septiques et en particulier de la gingivoslomatite mercurielle {Journ. des connaissances médicales, 1890).
(3) Crlet, loc. cit.
011 tout au moins l'usage très modéré du tabac, des aliments épicés, des boissons alcooliques.
Enfin, si le malade présente déjà de la gingivite avant l'administration du mercure, les bains de bouche antiseptiques (eau oxygénée, formol, etc.), les collutoires ou les gargarismes astringents seront prescrits.
Au cours du traitement mercuriel, c'est encore au stomatologiste que le malade devra être adressé lorsque apparaît la « stomatite d'alarme » (Fournier), consistant en une légère rougeur des gencives, une abondante salivation et une sensation d'allongement des dents. Les mesures précédentes devront être prises si elles ont été négligées, ce qui est vraisemblablement la cause de l'inflammation de la muqueuse. A ce moment les gencives sont douloureuses et saignent facilement. Or, « pour le malade et même pour un certain nombre de médecins, la douleur et l'état saignant des gencives sont un obstacle au brossage énergique des dents. Le malade se contente, dès que la muqueuse buccale est irritée, de simples bains de bouche, et il faut véritablement user d'autorité pour le convaincre que l'intervention brutale et douloureuse du dentiste est indispensable. Celle-ci, loin d'exagérer les phénomènes inflammatoires, comme le malade le suppose a priori^ déterminera un soulagement immédiat » (Emery et Lacapère).
IL L'hygiène bucco-dentaire possède également la plus heureuse influence prophylactique contre le développement des accidents secondaires de la syphilis. Les plaques muqueuses se produisent particulièrement dans les bouches malpropres, à dents cariées et à chicots.
Les soins donnés par le stomatologiste et l'observation de ses prescriptions éviteront presque sûrement au malade l'apparition de ces accidents. On se rappellera que l'usage du tabac et l'abus des boissons alcooliques et des aliments épicés favorisent la formation des plaques muqueuses, et l'on surveillera, s'il y a lieu, les poussées des dents de sagesse, cause d'inflammation gingivo- pharyngienne. A la période tertiaire, la suppuration des gommes linguales ou palatines, la nécrose de portions plus ou moins étendues du maxillaire, sont certainement favorisées par l'état septique de la bouche. De plus, il importe tout particulièrement de mettre en état les dents et la muqueuse buccale, au moment où un traitement intensif est nécessaire.
Il en est de même lorsque apparaissent des plaques de leucoplasie, affection pour laquelle une cure mercurielle de longue durée constitue le traitement de choix. C'est alors surtout qu'il importe de supprimer d'une façon absolue l'usage du tabac pour prévenir le cancer des fumeurs syphilitiques (Fournier) qui menace la langue des individus porteurs de leucoplasie. C'est encore dans ce cas qu'il
faut très soigneusement éviter toute cause de traumatisme pour la muqueuse, et en particulier les frottements répétés sur des épines dentaires (chicots, etc.).
Nous ne saurions terminer cette étude rapide du rôle du stomatologiste dans la syphilis sans insister sur la nécessité absolue pour ce spécialiste de pratiquer strictement la désinfection de ses mains, de ses instruments et de tous les objets (verres, serviettes, etc.) qui ont pu prendre contact avec la bouche du syphilitique, de manière à éviter tout risque de transport du virus chez les personnes saines. Ce mode de contagion indirecte de la syphilis n'est malheureusement pas une simple hypothèse. Et comme, de tous les syphilitiques qui s'assoient sur le fauteuil du dentiste, celui qui révèle son affection est en somme l'exception, cela revient à dire une fois de plus que l'antisepsie la plus minutieuse doit être la règle au cabinet dentaire.
Hyg-îène buccale pré- opératoire (1). — 11 convient d'attirer d'une façon toute spéciale l'attention des chirurgiens sur la nécessité de la désinfection de la bouche comme acte préparatoire important de toute intervention chirurgicale, sauf les cas d'urgence absolue. On réalisera ainsi, pour une grande part, la prophylaxie de complications post-anesthésiques souvent graves : parolidites, péritonites et surtout bronchopneumonies, qui n'ont le plus souvent pour origine que la septicité buccale.
La diminution de la résistance générale, occasionnée par la lésion qui nécessite l'intervention, le ralentissement des phénomènes de défense, notamment de l'activité phagocytaire et de la sécrétion salivaire, pendant l'anesthésie, le « shock » opératoire, ont pour effet de rompre l'équilibre biologique et de donner aux espèces pathogènes (streptocoques, pneumocoques, etc.), qui se trouvent dans la bouche, l'occasion de se développer et d'exalter leur virulence.
C'est pendant l'anesthésie, et surtout pendant l'anesthésie éthérique, que le risque de contamination pulmonaire est le plus grand. Lhypercrinie abondante qui suit les premières inhalations d'éther ne tarde pas à déterminer un stertor caractéristique, dû aux mucosités qui encombrent l'arbre trachéo-bronchique, mucosités qui ont été en contact avec la cavité bucco-pharyngée, et qui sont par conséquent richement ensemencées en microorganismes. Les voies aériennes peuvent alors être infectées jusque dans leurs dernières ramifications par les germes spécifiques et, mieux encore, par des
(1) Girard (de Genève), Rapport sur les soins anté et post-opératoires en chirurgie abdominale (A'A7/« Congrès franc, de chir., Paris, 1909). — Combemale, Chloroformisation et tuberculose {Province méJ., 15 avril 1908). — Salva Mer- CADÈ, Les accidents post-anesthésiques [Gaz. des hôp., 6 juin 1908). — Legueu, Parotidite post-opératoire (Soc. de chir., 23 et 30 oct. 1907).
associations microbiennes. Une cause physique vient diminuer la résistance de Tappareil pulmonaire : c'est la réfrigération de Tair inhalé due aux vapeurs d'éther.
Si l'on considère que la bouche des opérés peut renfermer des racines suppurantes, des caries pénétrantes, du tartre, des lésions de pyorrhée, bref, une salive chargée de produits éminemment septiques, d'autant plus dangereux que le sujet est fébricitant ou affaibli, on ne manquera pas d'être frappé de l'imporlence toute spéciale que doit prendre la désinfection de la bouche comme stade pré-opératoire.
Cette désinfection consistera tout au moins dans l'ablation du tartre, et le nettoyage de la bouche à l'aide d'une brosse à dents et de savon plusieurs fois par jour. Si l'on ne peut, en raison de l'état du malade, extraire les racines infectées, et si l'on n'a pas le temps d'obturer les dents cariées, on réalisera l'asepsie relative de la cavité buccale par des bains de bouche antiseptiques.
Intoxications professionnelles (liydrarg-yrisine, saturnisme, pliosphoi'isme). — Ce paragraphe se rattache à la fois à l'étude de l'hygiène bucco-dentaire dans les affections générales et à celle de l'hygiène sociale, les ouvriers qui exercent certains métiers y étant particulièrement exposés. Il nous servira de transition entre l'hygiène bucco-dentaire individuelle et sociale.
Nous avons déjà vu plus haut, à propos de la syphilis, comment les accidents mercuriels, gingivo-stomatites infectieuses développées sur un terrain imprégné de mercure, pouvaient être évités par la simple observation des préceptes d'hygiène buccale. Les soins de la bouche devront être prescrits aux ouvriers exposés à l'intoxication hydrargyrique, — doreurs au mercure, chapeliers, étameurs, empailleurs, etc., — concurremment aux autres soins de propreté corporelle (bains, aération, changement de vêtements) destinés à réduire au minimum les risques d'absorption du mercure et à favoriser l'élimination de ce sel.
La nécrose phosphorée est aussi une nécrose toxi-septique (Cruet) : toxique par le poison phosphorique, septique par ses causes locales et buccales. La salive ne contient pas de phosphore, mais des microorganismes qui, par leur action infectieuse propre, déterminent la nécrose du tissu osseux imprégné de phosphore. On sait que cette affection, due à l'intoxication par le phosphore blanc employé autrefois dans la fabrication des allumettes, est des plus rare aujourd'hui où le sesquisulfure de phosphore est exclusivement employé. La prophylaxie consiste dans les soins d'hygiène buccale et dans les soins de propreté corporelle.
Le saturnisme intéresse moins le stomatologiste. Le seul symptôme buccal de l'empoisonnement par le plomb est le liséré gingival qui ne constitue pas une maladie, mais un simple signe diagnos-
tique. La prophylaxie est surtout une question d'hygiène générale. Au point de vue social, il est désirable que les ouvriers exposés aux intoxications professionnelles par le mercure et le phosphore, principalement, soient périodiquement examinés et soignés par un stomatologiste. On réaliserait ainsi la prophylaxie des affections bucco-dentaires auxquelles ces ouvriers sont exposés, et Ton éviterait bien des jours de maladie et d'indisponibilité.