Chapitre
Identification et classement des faits d'expression.
Le genre et Tespèce en synonymie.
(SF. § 119) Exercice 78.
Trouver, dans chaque série de synonymes, le ou les tenues exprimant delà façon la plus simple, la plus usuelle et la plus abstraite, Vidée commune à tout le groupe.
NB. — Cet exercice a le caractère d'un répertoire. Les mots sont disposés par ordre alphabétique, mais les groupes sont ordonnés suivant le plan du Tableau synoptique placé à la fin du volume ; les chiffres romains correspondent aux chapitres du Tableau-, on peut donc consulter ce dernier, à titre de contrôla, si l'on hésite sur le choix du terme d'identification.
Effectivement, en feit, en réalité, réellemcTit.
Ressemblant, semblable, similaire. — Différent, disparate, dissemblable, distinct, hétérogène. — Estimer, évaluer, expertiser, qualifier, taxer. — Cuber, jauger, mesurer, peser. — Défini, déterminé, net, précis.
Conséquence, contre -coup, effet, résultat. — Action, ascendant, empire, influence, poids. — Aléa, coïncidence, hasard.
Agencement, aménagement, arrangement, disposition, ordre. — Anarchie, désarroi, désordre, gâchis. — Commun, ordinaire, quelconque, trivial, vulgaire. — Particulier, propre, singulier, spécial, spécifique. — Commencement, début, entrée en matière, préambule. — Bout, conclusion, dénouement, fin.
Identification des faits d'expression. 8*.^
D'hier, frais, inédit, nouveau, récent. — Ajourner, différer, reculer, remettre, renvoyer, retarder.
Foule, infinité, masse, multitude, profusion, grande quantité. — Augmenter, doubler, grossir, majorer, multiplier. — Arrérages, déchet, rebut, relief, rehquat, résidu, restant, reste, solde. — Assez, passablement, raisonnablement, siiftisamment. — Bondé, bourré, comble, plein.
Etablir, installer, loger, mettre, placer, poser, poster. — Demeure, domicile, habitation, pénates, résidence. — Distant, écarté, éloigné, lointain, reculé. — Côte à côte, ensemble, de concert, de conserve. — Debout, dressé, levé, sur pied, vertical. — En pente, escarpé, incliné, obli(jue, penché. — Culminant, dominant, sourcilleux, supérieur.
Amendement, changement, métamorphose, niodiiication, transformation.
Bouger, branler, ébranler, mouvoir, remuer. — Agile, preste, prompt, rapide, vertigineux. — Darder, décocher, jeter, lancer, précipiter, projeter. — Empoigner, prendre, saisir. — Arracher, détacher, enlever, ôter, tirer. — Asséner un coup, battre, cogner (familier), frapper. — Destination, direction, sens. — Appeler, citer, faire venir, mander. — Adresser, députer, envoyer, expédier. — S'en aller, s'expatrier, partir, quitter, se séparer de. — Asccnsionner, escalader, gravir, grimper, monter. — Moissonner, récolter, vendanger.
Façonner, faire, former. — Abattre, démolir, détruire, jeter bas, raser, renverser. — Décès, dernière heure, fin, mort, trépas. — Assassiner, assommer, détruire, égorger, tuer.
Exigu, menu, minime, minuscule, petit. — Comprimer, contracter, étrangler, presser, serrer. — Charnu, dodu, gras, grassouillet, potelé, replet. — Décharné, efilauqué, étique, grêle, maigre.
Charge, faix, fardeau, lest, masse, poids. — Asperger, humecter, mouiller. — Aride, desséché, sec, tari. — Bruit, fracas, rumeur, tapage, vacarme. — Clameur, cri, criaillerie, iiuée. — Arôme, bouquet, fumet, odeur, parfum, puanteur.
90 Deuxième Partie.
senteur. — Clarté, jour, lueur, lumière. — Briller, éclater, étinceler, flamber, luire, rayonner, reluire, resplendir. — Coloris, couleur, nuance, teinte, ton. — Frôler, manier, palper, tâter, toucher.
Distrait, étourdi, inattentif. — Epier, guetter, lorgner, observer, regarder. — Clairvoyance, intelligence, perspicacité, sagacité. — Bête, borné, inintelligent, niais, simple, sot, stupide. — Démence, égarement, déraison, folie, fureur. — Méditer, penser, réfléchir, rêver, songer. — Canevas, fond, matière, ordre du jour, point, question, sujet. — Demander, s'enquérir, s'informer, interroger, questionner. — Admettre, croire, se figurer, s'imaginer, supposer. — Compter sur, rêver de, s'attendre à, se flatter de. — Manière de voir, point de vue, opinion, sentiment. — Bévue, bourde, erreur, impair, incorrection, lapsus, méprise. — Affirmer, avancer, certifier, prétendre, soutenir. — Docte, érudit, ferré sur, savant. — Ignare, ignorant, illettré, inculte.
Air, frimousse, figure, mine, minois, physionomie. — Attitude, maintien, posture, tenue. — Effigie, image, portrait, représentation, tableau. — Dire, énoncer, exprimer, exposer, raconter, relater. — Rabâcher, redire, reparler de, repasser, répéter, ressasser, seriner. — Relever, repartir, répliquer, répondre, rétorquer, riposter. — Conférence, discours, oraison, plaidoyer, sermon. — Causerie, colloque, conversation, dialogue, entretien. *
Destin, destinée, étoile, fatalité, fortune, sort.
Balancer, flotter, barguigner, hésiter, louvoyer, tergiverser, — Capricieux, changeant, fantasque, lunatique, versatile, volage.
Choisir, se décider pour, élire,, jeter sou dévola sui*, opter, préférer.
Commandement, empire, hégémonie, haute main, suprématie. — Dépendant, mineur, subalterne, subordonné. — Domestique, servitem', valet.
Identification des laits d'expression. 91
Austère, inflexible, rigide, sévère. — Discipline, docilité, obéissance, soumission. — Désobéissant, indiscipliné, indocile, insoumis, insubordonné, rebelle, rétif. — Astreindre, contraindre, forcer, obliger.
Autoriser, permettre, souffrir, tolérer. — Défendre, interdire, prohiber. — Acquiescer, agréer, consentir, dire oui. — Demande, pétition, prière, requête, sollicitation.
Alimenter, allaiter, nourrir, ravitailler, sustenter. — Appliquer, employer, exploiter, faire usage de, tirer parti de, user de, utiliser. — Essentiel, grave, important, sérieux. — Avantageux, efficace, fructueux, salutaire, utile. — Délétère, funeste, néfaste, nuisible, pernicieux. — Améliorer, corriger, perfectionner, retoucher. — Abordable, aisé, commode, facile, faisable, praticable. — Ferme, fort, résistant, robuste, solide, vigoureux. — Chancelant, chétif, débile, faible, frêle. — Impotent, malade, maladif, souffrant, souffreteux, valétudinaire. — Astiquer, détacher, brosser, fourbir, nettoyer.
Activité, empressement, entrain, fougue, feu sacré, zèle. — Désœuvré, fainéant, nonchalant, paresseux. — Compétent, entendu^ exercé, expérimenté, habile, versé dans.
Considération, mobile, motif, sujet.
Apprêter, arranger, ménager, mitonner, préparer. — Besogne, corvée, labeur, ouvrage. — Accablé, à bout de forces, brisé, épuisé, exténué, fatigué, moulu, rompu. — Coutume, mode, routine, us, usage. — Fonction, gagne-pain, industrie, métier, occupation, profession.
Aider, appuyer, assister, seconder, secourir, soutenir. — Assaillir, attaquer, charger, donner. — Braver, tenir bon, tenir tète. — Faire opposition, se gendarmer, s'opposer, mettre le hola, mettre son veto, se récrier. — Chute, déconfiture, défaite, échec, fiasco, four, insuccès, revers. — Adversité, calamité, malechance, mauvaise fortune.
Acquérir, conquérir, gagner, obtenir. — Bénéfice, gain, profit, rapport, recette, revenu. — Avoir, bien, fortune, patrimoine, propriété. — Aisance, opulence, richesse, fortune. —
92 Deuxième Partie.
Dépenser, dilapider, dissiper, gaspiller. — Avare, chiche, ladre, rapace. — Besogneux, misérable, nécessiteux, pauvre. — Conférer, décerner, donner, gratifier, octroyer, offrir, remettre. — Débourser, payer, solder, verser. — Dérober, escamoter, marauder, soustraire, usurper, voler.
Chatouilleux, délicat, impressionnable, sensible, sensitif. — Calme, pacifique, paisible, placide, serein. — Apathique, flegmatique, indifférent, insensible. — Bouleversement, émoi, émotion, saisissement, trouble.
Bobo, souffrance, supplice, torture, tourment. — Agrément, délice, jouissance, plaisir. — Béatitude, bonheur, félicité. — Content, joyeux, radieux, ravi, rayonnant, réjoui. — Badin, boute-en-train, enjoué, folâtre, gai, jovial, plaisant. — Atrabilaire, chagrin, maussade, morne, morose, sombre, triste.
Ahuri, ébahi, étonné, confondu, interdit, interloqué, stupéfait. — Effroi, épouvante, frayeur, panique, peur, trac, transe, terreur. — Frémir, frissonner, trembler. — Bravoure, courage, héroïsme, intrépidité, vaillance, valeur. — Ambition, aspiration, désir, envie. — Juste milieu, mesure, modération, sobriété, tempérance. — Affection, amour, sympathie, tendresse.
Fat, infatué, présomptueux. — Déconfit, humilié, mortifié, penaud, piteux.
Beauté, charme, grâce, joHesse. — Atour, enjolivement, décoration, ornement, parure. — Affreux, hideux, horrible, laid, vilain.
Commisération, compassion, miséricorde, pitié.
Discourtois, grossier, impoli, incivil, in sociable, rustre. — Célébrité, éclat, gloire, illustration, nom, notoriété, renom.
Affront, injure, insulte, offense, outrage. — Arbitraire, illégal, illicite.
Châtier, corriger, punir. — Inique, injuste, impartial.
Délicat, honnête, intègre, loyal, probe. — Droit, franc, loyal, sincère. — Déloyauté, félonie, fausseté, fourberie, perfidie,
Identification des faits d'expression. 93
tromperie. — Dissimulé, en dessous, faux bonhomme, hypocrite, tartufe. — Berner, duper, filouter, tromper.
Applaudir, exalter, louer, porter aux nues, prôner, vanter.
— Blâmer, critiquer, dénigrer, désapprouver. — Admonestation, algarade, mercuriale, remontrance, réprimande, reproche. — Déférence, égards, hommages, respect, vénération.
Critique des dictionnaires de synonymes.
(SF. § 120) Les listes précédentes comprennent les principales notions simples auxquelles peuvent être ramenées les séries étudiées dans les dictionnaires de synonymes; on pourra donc, après les avoir soumises à l'opération décrite page 88, se livrer à un examen critique de la méthode suivie habituellement par les manuels de synonymie. Consulter p. ex. le dictionnaire de Bourguignon et étudier quelques séries de ce manuel conformément aux explications fournies SF. § 120. Dire si le terme d'identification figure ou non dans la série, si la notion fondamentale est fixée ou non' au début de chaque article, etc.
Exercice 79.
Les séries suivantes sont empruntées au dictionnaire de Bourguignon (les chiffres renvoient aux pages du livre) ; critiquer ces séries au point de vue décrit plus haut et dire quel terme plus général devrait être ajouté pour que la notion fondamentale fût déterminée.
Se libérer, s'acquitter (425). — Lieu, occasion, sujet (428).
— Littéralement, à la lettre (431). — Luxe, faste, magnifiicence, pompe (437). — Macérer, mortifier, mater (438). — Majesté, dignité (441). — Paralogisme, sophisme (495). — Patelin, papelard, chattemite (501). — Point, article, chapitre (518). — Positif, formel, authentique (521), etc., etc.
Contraires logiques.
(SF. § 127)
Exercice 80.
Trouver les contraires logiques des mots en italique.
NB. — Ces exemples sont ordonnés suivant le plan du Tableau synoptique placé à la fin du volume ; les chiffres romains correspon-
04 Deuxième Partie.
dent aux chapitres du Tableau) on peut consulter ce dernier, gi titre de contrôle, pour la recherche des contraires logiques.
I. — Des caractères innés. — Un nombre pair. — Vendrait d'une étoffe. — Confondre deux cas différents.
La chaîne des causes et des ... — Uaction est toujours suivie d'une . . .
Arrunger des livres en désordre. — Les prédécesseurs d'Alexandre. — V avant-garde de l'armée marxïhe en tête et r . . . — Le point initial. — L'homme souffre depuis le berceau ... — h'exorde d'un discours. — Un fait particulier. — Comprendre une espèce dans un genre. — C'est une rè^le sans ... — Une vérité absolue.
Prolonger la vie. — La veille de la bataille. — L'histoire moderne. — Je le vois rarement. — Vous êtes ponctua aujourd'hui. — Le hain a dix minutes d'avance. — Vous arrivez à propos.
L'avis de la majorité. — Une proportion croissante. — Le froid diminue. — Une bouteille pleine. — Des informations complètes. — Le totct est plus grand que ... — Des pouvoirs limités. — Voir les choses en gros. — Des ressources suffisantes.
Être partout, c'est n'être ... — La présence d'un élève à la leçon. — Dix degrés au-dessus de zéro. — La surface de l'eau. — Être mouillé de la tête ... — Le sommet d'un triangle. — La proue d'une galère. — Le gaillard à'avant. — Le devant d'un corsage. — Le devant d'une maison. — Tout l'équipage à tribord/ — Se faire photographier de profil. — Attaquer l'ennemi de front. — L'hémisphère boréal. — Le pôle sud. — Le vent d'est. — Les produits du nord. — [Jn mot variable.
Être en mouveinent. — S'arrêter dans sa marche. — Avancer lentement. — Pousser un char. — Qui n'avance pas ... — S'approcher de la ville. — Atteindre un but. — Levez la main. — Mettre son chapeau, s'habiller, se ganter, se chausser. — Les corps s'attirent et se . . . — Attacher un chien. — Notœr sa cravate. — Atteler les chevaux. — Boucher une bouteille.
Identification des faits d'expression. 95
II. — Les êtres animés. — Les caractères 2?hysiques. — Le corps^ la vie matérielle. — Vous engraissez. — Allonger un habit. — Sa taille s'épaissit. — Une ligne courbe. — Cmirher une barre de fer, puis la . . . — Des verres concaves. — Les creux et les . . . — Un ai^le aigu. — Une surface unie. — Vhwnidité de la terre. — Mouiller du linge. — Du pain dur. — Allumer le feu. — Le miel est doux, le fiel est . . . — Un corps opaque.
III. — Être curieux, réfléchi, sensé, intelligent. — Oublier ce qu'on a appris. — Qui cherche ... — Faire les questions et les . . . — Un raisonnement 'logique. — Croire à la réalité d'un fait. — Répondre affirmativement. — Le savoir de l'honnme oscille entre la vérité et . . . — Un fait possible, vraisemblable, certain.
Une explication claire. — Simplifier une question, -j- Des renseignements vagues. — Montrer la vérité. — Une nature expansive.
IV. — Faire une chose de bon gré, de bonne grâce. — Un caractère résolu, décidé. — Un peuble libre. — Un maître indulgent. — Un élève docile. — Observer une loi. — On me permet de sortir. — Accorder une faveur. — Promettre et . , . sont deux.
V. — Usez de tout, ne . . . de rien. — Une raison sérieuse. — Une considération accessoire. — Les avantages d'une méthode. — Une circonstance favorable. — Un enfant bien portant. — Un climat salubre. -— Salir une robe. — Un projet réalisable. — Être en danger. — Être en état de travailler. — Un caractère vif. — Des mouvements gauches.
Conseiller, j}ersuader de faire une chose. — Perdre une habitude. — La concorde entre les citoyens. — Faire la guerre. — Résister à un assaut. — Essuyer une défaite. — Réussir dans une entreprise.
\T — Faire le compte des gains et des . . ., des recettes et des ... — Le travail enrichit, l'oisiveté ... — Donner est souvent plus doux que ... — Décidez- vous;
96 Deuxième Partie.
c'est à prendre ou à . . . — Un débiteur solvàble. — Vendre à crédit.
VII. — Un tempérament m-dent. — Agiter les esprits. — Un sentiment de bien-être. — Être gai et de bonne humeur. — Un livre amusant. — Plaisantez-vous ou ... ? — Se défier de soi-même. — Une démarche téméraire.
Une remarque bienveillante; avoir bon cœur. — Être intéressé en affaires. — Être reconnaissant, montrer de la gratitude.
VIII. — La vie publique. — Une action collective. — Un peuple sauvage. — Un homme poli, courtois, bien élevé, sociable. — Des goûts aristocratiques.
Une prétention légitime. — Donner raison à qn. — Acquitter un accusé. — Punir un innocent. — Une procédure légale. — Un gain illicite. — Un juge impartial.
IX. — Un homme honnête, scrupuleux, délicat, loyal, droit, franc, fidèle, véridique. — Des manières inconvenantes. — Un innocent et un juste — Le vice puni et . . . — Une conduite louable. — Un air méprisant. — Des circonstances atténuantes. — Uhonneur d'une femme.
X. — La justice divine. — Le pouvoir temporel. — Un croyant. — Le costume ecclésiastique.
Exercice 81.
Dans les séries de synonymes figurant exerc. 78, chercher les termes comportant des contraires logiques et trouver ces contraires. Ainsi dans la série: blâmer, censurer, critiquer, dénigrer, désapprouver, le premier et le dernier terme ont des contraires (blâmer: louer, désapprouver: approuver) et révèlent par là une valeur plus ^intellectuelle» que les autres mots de la série, qui n'en comportent aucun. Fixer le sens de ces contraires par des contextes identificateurs ; p. ex. : «blâmer un élève»: «louer un élève»; «approuver sa conduite»: «désapprouver sa conduite».
Exercice 82.
Consulter, dans le Dictionnaire idéologique de Bobertson, les rubriques placées côte à côte, pour y chercher les termes qui
Identification des faits d'expression. 97
s^ opposent les uns axix autres ; ajouter à chaque terme un contexte qui fixe sa signification et son emploi.
Soient les rubriques 742 — 743 (désobéissance : obéissance): on relèvera, par exemple, les mots enfreindre, infraction, indocile, insoumis, insubordonné; on formera des contextes comme «.enfreindre une loi», infraction à ime loi», «des élèves indociles, insoumis^ insubordonnés*; les contraires sont: * observer une loi», ^observation d'une loi», «des élèves dociles, soumis» (mais pas subordonnés/ Ce mot a un autre sens, cf. exerc. 22); le contraire de ^soumission à un supérieur» n'est pas de la même famille étymologique; il faut dire ^résistance à un supérieur». Ces constatations confirment ce qui est dit SF. § 47,
Étude des contraires par les textes.
L'observation des textes peut contribuer à la connaissance des contraires logiques. Les pensées générales, maximes, sentences morales, etc., sont très instructives à cet égard; elles sont presque toujours à base ai' antithèse, et l'on sait que l'antithèse n'est que la forme littéraire du contraire logique dans son "sens le plus large (voir SF. § 1 75) ; on trouverait peu de phrases de La Rochefoucauld, Vauvenargues, Chamfort (pour ne citer que ces noms), qui ne renferment une opposition de ce genre. Voici quelques exemples pris tout à fait au hasard; on n'a c|u'à feuilleter un recueil de pensées pour faire des obseiTations analogues.
Exercice 83.
/ Fixer le sens des mots en italique et noter dans chaque cas la caractère de Vantithèse en cherchant dans la phrase le ou les mots qui font pendant au mot étudié.
11 y a des méchants qui seraient moins dangereux s'ils n'avaient aucune bonté. — L'esprit de la plupart des femmes sert plus à fortifier leur folie que leur raison. — La jalousie naît souvent avec Vamour, mais elle ne meurt pas toujours avec lui. — Il est plus aisé de connaître Thomme en général qu'un homme en particulier.
(La Rochefoucauld.)
Les hommes prennent souvent leur imagination pour leur cœur, et ils croient être convertis dès qu'ils pensent à se convertir. — Notre nature est dans le mouvement: le repos entier est la mort.
(Pascal.)
Les grandes 2^^'>^sées viennent du cœur. — La haine est plus vive que V amitié, moins que Vamour. — Il est bon d'être ferme par tempérament, et flexible par réflexion. — Ceux qui se moquent des Bally, Traité de stylistique française. II, 7
98 Deuxième Partie.
goûts sérieux aiment sérieusement des bagatelles. — Le peuple et les grands n'ont ni les mêmes vertus, ni les mêmes vices. — La courte durée de la vie ne peut nous dissuader de ses plaisirs ni nous consoler de ses peines. — Un prince est grand et aimable quand il a les vertus d'un roi et les faiblesses d'un particulier.
(Vauvenargues.)
Vivre est une maladie dont le sommeil nous soulage toutes les seize heures ; c'est un palliatif: la mort est le remède. — Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un ho?mnç: c'est une chose.
(Ghamfort.)
Note générale concernant la classification des faits d'expression.
Cette classification doit être faite à l'aide du Tableau synoptique placé à la fin du volume; elle ne peut être absolument rigoureuse, et il faut observer, à cet égard, les restrictions signalées SF. §§ 136 et 146; plusieurs des notions figurant à tel endroit du Tableau pourraient aussi occuper une autre place. En général cette recherche suppose une habitude qui ne s'acquerra qu'à la longue; il serait donc injuste de juger la méthode dans son ensemble d'après quelques essais de début, nécessairement déconcertants.
Il importe d'abord de posséder, aussi rapidement que possible, une vue d'ensemble du Tableau tout entier, de manière à prévoir approximativement dans quel groupe restreint de notions se trouve le terme d'identification cherché. A cet effet, il faut posséder les grandes divisions du répeiloire, telles qu'elles sont indiquées dans le plan d'ensemble placé en tête du Tableau. En outre, les exercices 78 et 80 peuvent être de quelque utilité; on sait que les exemples en sont ordonnés conformément au Tableau; on peut donc les reprendre au point de vue de la classification, en cherchant à rétablir, au moyen du Tableau, les chaînons intermédiaires propres à faire comprendre la place de chaque détail dans l'ensemble.
Exercice 84.
Les mots en italique sont des termes dHdentification qui figurent, avec leurs contraires en regard, en première place dans divers paragraphes du Tableau synoptique. On cherchera le contraire de chaque mot, puis on déterminera le groupe de notions simples auquel il appartient et pour quelle raison il occupe une place dans ce groupe.
Pour ce travail, on peut s'aider des définitions données par les bons dictionnaires (voir à ce propos SF. § 141). Inversement, on
Identification des faits d'expression. 99
peut, à l'aide du Tableau, se faire à soi-même une définition mnémotechnique, qui enchaîne par des associations naturelles et logiques le plus de mots possible d'un même groupe (voir SF. ibid.).
Vessence de Dieu. Deux choses identiques. La science ignore le hasard. La fin du inonde. Une règle absolue. Deux événements simultanés. Deux quantités égales. Une ligne verticale. Suhstituer un nombre à un autre. La rapidité d'une course. Arriver au port. La concentration des troupes. Une longue perche. Un fardeau léger. La lumière. Entendre un bruit. Attention! Chercher un refuge. Affirmer une proposition. Être dans V erreur. Exprimer sa pensée. Enseigner la grammaire. La volonté de faire le bien. Choisir une épouse. Commander en maître. Vive la liberté! Promettre. Avoir le nécessaire. Rencontrer des difficultés. Être en danger de mort. Une tentative inutile. La raison du plus fort est toujours la meilleure. Déployer une grande activité. S'habituer au travail. L'action. La fatigue. Aider qn de ses conseils. Se défendre contre l'ennemi. La réussite d'une entreprise. De grandes richesses. Un emprunt d'État. Le paiement d'une dette. Le plaisir. La tristesse. L'espérance. La gourmandise. L'amour du jeu. Admirer une œuvre d'art. La méchanceté. La pitié. La sociabilité. La célébrité. L'injustice. La malhonnêteté. La vertu. Une accusation. La superstition.
Exercice 86.
Chacune des expressions suivantes est accompagnée d'un renvoi à un groupe restreint de notions simples figurant dans le Tableau synoptique. En partant de cette indication initiale, on cherchej'a, dans les limites du groupe signalé, 1) sous quel numéro se range l'expression à identifier, 2) quel lien logique unit la notion particulière et Vidée plus générale du groupe tout entier.
Soit la phrase «Mon supérieur m\ obligé (IV G) à faire cela»: IV C désignant l'ensemble des notions qui présentent la volonté comme imposée à autrui ou subie de la part d 'autrui, on trouvera aisément qu'obliger appartient à la notion plus particulière de contrainte (165), et l'on se rendra compte que, si l'on est obligé à une chose, cela ne peut se faire que par l'action d'une volonté étrangère.
100 Deuxième Partie.
Se délasser (VG) du travail (VG). — Faire droit (lYD) à une réclamation (IVD). — Être dans la dépendance de qn (IVGl). — Dénigrer un ami (IXB). — Les symptômes (IIIC) d'une maladie. — Être abattu (VIIB) à la suite d'un échec (VH). — Regimber contre l'aiguillon (IVGl). — Avoir des vues (VE) sur une chose. — Décerner (VIB) une récompense (VIIIG). — Prendre (VH) une armée de flanc (IG). — Une pente raide (IG). — Deux quantités (IFl) équivalentes (IF2).
— Élection (IVB) d'un député (IVG). — Une femme élégante (VUE). — Un enfant en bas âge (IE2). — Les appréhensions (VIIC) d'une mère. — Mettre qn au courant (IIIC) d'une situation. — Voyager (III) de conserve (IG). — Il se figure (IIIB) être très connu (VIIIB). — Avoir des dispositions (VG) pour la musique. — Êtes- vous disposé (IV A) à sortir (IÎ3)?
— Ce livre est à votre disposition (IVD). — Je suis stupéfait (VIIG) de tant d'impudence (VIID). — Voilà un fâcheux (VUE) incident (IE2). — Ge fait est du domaine (ID3) de la fable (lA). — Un sol fertile (IIA). — Murer (1 1 3) une porte. — Un grave (VB) incendie (IIG2). — Émerger (113) de l'eau. — Vous perdez la raison (IIIA). — Il a perdu (VIA) sa place (VG).
— Les dehors (IIIG) d'une personne. — Se mesurer (VH) avec un adversaire (VH). — A quoi doit aboutir (IG) ce raisonnement (IIIB)? — Se tracer une ligne de conduite (VF).
— Exhorter (VE) à la vertu (IXA). — Je soutiens (IIIB) le contraire (IBl). — Braver (VIIC) le danger (VG). — Suivre (113) un animal à la piste (IIIG). — Il est trop ennuyeux (VIIB); je ne peux pas le souffrir (VIIG). — User (VA) sagement (VIIG) des plaisirs (VIIB). — L'organisation (IDl) d'un État (VIM). — Gondamner (VIIIG) l'hérésie (X). — Avouer (IIIB) une faute (IXA). — Préserver (VG et G) d'un danger (VG). — Répondre (IVD) à une proposition (IVD). — Il n'est pas libre (IVG) de ses actions (VG); il a charge d'âme (c. à d. il est responsable: VIIIG). — Il a de quoi (VIA). — Un roman captivant (IIIA). — Bureau (VG) de salubrité (VG) pubhque (VIIIA). — Se glisser furtivement (IIIG) dans une chambre.
— La hiérarchie (ID3) sociale (VIIIA). — Je n'en peux plus (VG). — Avoir le de^wfgnVRJ daps^sm différend (VH). — Il a
Identification des faits d'expression. 101
fini (IIA) sur l'échafaud (VIIIG). — Atermoyer (IE3) et tergiverser (IVA). — Traduire (IIIG) un roman. — Avoir un ouvrage sur le chantier (VF). — Il est en train (IE2b) de travailler (VG). - Un froid (IIGS) excessif (IF3). —
Classification des séries synonymiques.
Exercice 86.
Reprendre les séries de synonymes données exerc, 78, et, après avoir trouvé dans chaque série le mot représentant le mieux la notion fondamentale, trouver la place quHl occupe dans le Tableau. Ex.: dans la série bravoure, courage, héroïsme, intrépidité, vaillance, valeur, on doit extraire courage, qui figure dans le Tableau sous VII C, au «•* 242.
Identification des homonymes sémantiques.
Exercice 87.
L'identification des faits de langage est le meilleur moyen de découvrir les sens homonymiques d'une même expression (SF. § 50). Identifier les deux sens de chacune des expressions suivantes.
Trouver de V agrément (VIIB) à un spectacle: donner son agrément (IVD) à une chose. — Le cours d'un fleuve (113): le cours d'un professeur (IIIG): le cours d'une valeur de bourse (IB2). — Acquitter une dette (VIB): acquitter un prévenu (VIIIG). — Les objets qu'on voit autour de soi (IIB): les objets à l'ordre du jour (IIIB). — Le bout d'un bâton (ID2): un bout de bois (IF4). — Brûler du bois (IIG2)': brûler de revoir qn (VIIG). — Problème facile (VG): caractère facile (IVGl, VIIIA). — Limer une clef (IIGla): limer un sonnet (VD). — Une échelle de corde (113): Véchelle (IB2) des traitements (VIIIG). — Ma tête vacille (113): vaciller (lY A) dans ses résolutions (IVB). — Faire le bien (IXBl): faire du bien aux pauvres (VIIF): faire du bien à l'estomac (VB). — Porter un fardeau (IG): porter une lettre à son adresse (113). — Annoncer une nouvelle (IIIG): l'hirondelle annonce le printemps (IIIG, autre paragraphe).— Appliqtier une éclielle contre
102 Deuxième Partie.
un mur (113): appliquer un procédé (VA). — Ce livre m'appartient (VIA): le cheval appartient au règne animal (ID3): il ne m'appartient pas de trancher cette question (VIIIG). — Une question délicate (VG): un mets délicat (VIIB): une santé délicate (VD). — Délivrer un prisonnier (I VG) : délivrer un bordereau (VI B). — Gage de paiement (VG) : gages d'un domestique (VIIIG). — Ce compte n'est pas exact (IB2): vous n'êtes pas exact au rendez-vous (IE3). — Il s'est retiré à cinq heures (113) : il s'est retiré après cinq ans d'activité (VG). — Trop faible pour soulever un fardeau (VD): trop faible pour son enfant (IVA et G). — Un mouvement vif (112): un esprit vif (VD). — Un esprit religieux (X): une religieuse attention (IFl, cf. SF. § 84). — Le traitement d'un malade (VG): le traitement d'un fonctionnaire (VIIIG). — V étiquette d'une bouteille (IIIG): V étiquette à la cour (VIIR). — Une étoffe de laine: il a V étoffe d'un grand artiste (VG). — Manquer d'argent (VA): manqtier le train (IE3). —
HB, — On peut aussi identifier les homonymes qui figurent exercices 25 et 26.
Identification des groupes phraséologiques.
Exercice 88.
L'identification permet de distinguer nettement le caractère phraséologique d'un groupe de mots. Dans l'exercice suivant, deux contextes renferment un même mot employé, 1) comme unité lexlcologique indépendante, 2) comme élément d'un groupe phraséologique. Déterminer dans chaque cas, par Videntification, Vune et Vautre fonction du terme commun aux deux contextes.
Soient les contextes: «Les deux bras: Être le bras droit de qn»; dans le premier, bras est un mot indépendant; dans le second, il fait partie d'une locution. Gomme dans les exercices précédents, les indications placées entre parenthèses renvoient à des portions déterminées du Tableau et sont destinées à faciliter la recherche. Soitj l'expression «Être le bras droit de qn»(VH): VH comprend les «actions réciproques ou limitées extérieurement», et l'on voit aisément que être U bras droit de qn = aider, secouHr, seconder qn (n^ 206).
Identification des faits d'expression. 103
Une tumeur au sein (II Bg): donner le sein (VA) à un
enfant: être au sein (IG) de sa famille. — Le hasard (ÏG)
nous est propice: aller au hasard (VF). — Un lieiù (IG):
vous avez lieu (VE) de vous plaindre: un événement a lieu
(IE2).— Un gant: jeter le gant (VH). — Porter un nom (IIIG) :
porter (IG) un fardeau. — Vétat des affaires (lA): être en
état (VD) de faire une chose. — Un titre de noblesse (VIIIB) :
avoir des titres (VIIIG) à la reconnaissance de qn. — Être fort
(VD) : se faire fort (VIIG) de réussir. — Vâme et le corps
(IIB): rendre Vâme (IIA). — L'herbe (IIB) : un orateur en
herbe (ID2 et IE2b). — Une table: faire table rase des
préjugés (IIA et VB). — Un beau garçon (VUE): il a beau
se fatiguer (VB), il n'arrivera pas. — Une solution fausse
(IIIB) : s'inscrire en faux (IIIB, autre n°) contre une idée. —
Les pieds et la tête (IIBg): tenir tête à qn (VH). — Un pied:
vivre avec qn sur tel ou tel pied (VIII A). — Un doigt: savoir
sur le bout du doigt (IF3). — La loi pénale (VIIIG): faire
la loi (IVGl). — Une mt^îe joyeuse (IIIG): faire mitie de partir
(VF). — Donner un coup (Il 2): donner un coup de main à
qn (VH). — Les mains: en venir aux mains (VH). — Merci!
(VIIF): être à la merci de qn (IVGl).
NB. — Tous les exercices consacrés à la phraséologie (n® 41 — 69) peuvent être utilisés pour cette recherche.
Classification des termes concrets.
Les exercices suivants concernent V identification des termes concrets dans le sens large du mot, c. à d. des mots désignant soit des objets inanimes (chaîne, sceptre, etc.), soit des êtres vivants (renard, fourmi, etc.), soit enfin des actes, des états ou des phénomènes perceptibles par les sens (feu, fumée, chaleur, été, etc.). En utilisant les données fournies S F. § 139, on dira:
1) à quel groupe de représentations concrètes ces mots appartiennent, d'après Z^ordre de matières, quand ils sont pris dans leur sens propre;
104 Deuxième Partie.
2) à quelle notion abstraite î7s se rapportent en tant que sijmholeSj termes de comparaison, images, etc.
Ainsi, à propos de l'expression «cLes coulisses de l'affaire Dreyfus», on constatera que coulisse, envisagé comme objet concret, figurerait dans un vocabulaire sous la rubrique «Théâtre», mais que, dans l'expression citée plus haut, il désigne les côtés cachés, mystérieux d'une affaire, et, dans ce sens, se rattache à la notion «être caché», contraire de «apparaître» (T. syn. 122 et 146).
On ne doit pas classer les mots concrets en sç basant sur leur emploi en groupe phraséologique: en effet, quand ils font partie de groupes phraséologiques, ils perdent leur valeur démonstrative ; ainsi il serait absurde de dire que sang est symbolique du «calme de l'esprit», sous prétexte qu'il entre dans la locution sang-froid; bras appartient, à titre de symbole, à la notion «aide, secours»; mais ce n'est pas parce qu'il figure dans l'expression être le bras droit de qn ; c'est parce qu'il possède par lui-même cette valem* symbolique (cf. «offrir à qn le secours de son bras*, «son bras nous a délivrés», etc.).
Un flot d'étrangers s'abat chaque année sur notre ville.
— Se mirer dans le cristal des eaux. — Suivre la chaîne des causes et des effets. — Monter sur le trône, déposer le sceptre. — Quel frein pourrait d'un peuple arrêter la licence?
— Attendons-nous à ia guerre; il y a des muiges à rhorizon.
— C'est un trésor que cet homme-là, c'est de Y or en barre. — Dieu est notre bouclier, notre rempart. — Tenir le gouvernail de l'Etat. — Les chaînes de l'amour. — Recueillir les fruits de son travail. — Ne considérer que Vécorce des choses. — La sève de la jeunesse. — La fleur de la chevalerie.
— C'est une plume, on n'en sent pas le poids. — Le vaisseau n'est plus qu'un point à l'horizon. ~ Donnez-m'en très peu, une larme! — L'âge éteint le feu des passions. — Le manque
'tombe, l'homme reste, et le héros s'évanouit. — Sous le voile même de la vertu le vice s'insinue. — Manier tour à tour la lyre et Vépée. — Vaiguillon de la gloire le pousse aux dangers. — Le fiel de la médisance; tremper sa plume dans du fiel. — Ne m'échauffez pas la bile; décharger sa bile. — Les Thermopyles étaient la clef de la Grèce. — Secouer le joug de la tyrannie. — Lever V étendard de la révolte. — Mettre sur le trône un fantôme pour roi. — La
Identification des faits d'expression. 105
Sicile était le grenier de Rome. — Les vices sont légion. —
Sa fille était son idole. — C'est un ours et un ours mal
léché. — C'était un songe, hélas! — La vie ne nous donne
qu'une ombre de félicité. — C'est une brute. — C'est une
grosse bête. — C'est une moule, une /mitre. — L'Etat est
épuisé par la scmgsue du fonctionnarisme. — C'est une petite
oie, une petite âmde- c'est une vraie pie. — Il ne faut pas
faire des écoliers des perroquets. — Extraire la moelle d'un
li\Te. — Tirer l'or des entrailles de la terre. — C'est un
homme sans entrailles.
Exercice 90.
Dans l'exercice suivant, les mots concrets sont accompagnés des termes abstraits qu'ils symbolisent; préciser les notions simples au moyen du Tahleau synoptique et former des contextes montrant la valeur symbolique de chaque mot concret. Soit le mot pinceau (t. abstrait: description T. syn. 150 e): on fm'mera une phrase comme: «Il faudrait le pinceau d'un Balzac pour rendre cette scène». Consulter au besoin les exemples donnés par les dictionnaires.
Pierre (dureté, insensibilité). — Parfum (nature, essence, caractère). — Frère (amitié). — Printemps (jeunesse). — Etoile (chance). — Ventre (gourmandise). — Poing (menace).
— Pavot (sommeil). — Nerf (puissance, force). — Cheveu (minceur). — Griffe (serrer). — Peste (nuisible). — Souffle (légèreté). — Squelette (maigreur). — Corde (pendaison). — Marmotte (inaction). — Enfer (infortune). — Paradis (féhcité).
— Etuve (chaleur). — Titan (force). — Purgatoire (souffrance).
— Démon (méchanceté). — Ange (bonté, douceur). — Fée (adresse). — Antienne (répétition). — Levier, ressort (mobile, influence). — Encens (flatterie). — Pilule, couleuvre (chose désagréable). - Éden (bonheur). — Judas (traître). — Mouton (imitation servile). — Phénix (perfection). — Bourreau (cruauté). — Baume (soulagement).
Exercice 91.
Les mots concrets sont donnés ici sans aucune indication. Former des contextes montrant leur valeu/r symbolique et
106 Deuxième Partie.
déterminer cette valeur en les rattachant chacun à une rubrique du Tableau. Consulter j pour les contextes, les exemples et les définitions donnés par les dictionnaires. Un même mot peut avoir plusieurs valeurs symboliques.
Noyau. — Pli. — Borne. — Flamme. — Manteau. — Poussière. — Roc. — Fête. — Calvaire. — Laurier. — Port.
— Pain. — Fil. — Merveille. — Mur. — Cloison. — Croix.
— Férule. — Bannière. — Piste. — L'ABC. — A, Z. — Piège. — Armes. — Poing. — Pantin. — Marionnette. — Cotillon, jupe, jupon. — Miracle. — Cygne. — Limier. — Aumône. — Monstre. — Tache. — Crème. — Sorcier.
— Rides. — Dentelle. — Langes. — Torrent. — . Océan. -- Chapelet. — Phare. — Ecueil. — Nausée. — Ecume. — Mousse (du vin). — Fumée. — Agneau. — Eclair. — Ornière.
— Trace. — Bride. — Palais: chaumière. — Girouette. — Poids. — Scalpel. — Soif. — Sonde. — Démangeaison. — Foyer. — Cauchemar. — Appât. — Assiéger. — Palpitations.
— Ténèbres. —
Ordre de matières.
Exercice 92.
Cet exercice est destiné à montrer que Vordre de matières ne peut être admis pour V identification des expressions abstraites.
Prendre au hasard, dans un vocabidaire disposé par ordre de manières (p. ex. celui de Plœtz), différentes expressions abstraites figurant sous une même rubrique. Soit la rubrique «i Guerre» ; dire, en consultant le Tableau syn., sous quelle notion abstraite il faut ranger les termes suivants: guerre, paix, bataille, défense, attaque résistance, victoire, défaite (VG); battre en retraite (69 ja et 220)^ poursuivre, (69) ; prisonnier, rançon (ibid. -|- 228) ; camper {position 44), etc. On voit que ces points de repère renvoient à des rubriques très différentes.
Faire le même travail pour les expressions suivantes.
Théâtre. Le rideau se lève. Mettre en scène un personnage historique. La mise en scène d'une pièce (V E). La scène
Identification des faits d'expression. 107
change. Coup de théâtre. La pièce tombe, fait fiasco. Un acteur est sifflé. Répétition générale (V F).
Chemin de fer. — Prendre (227) un billet. Le train part. Manquer le train. Changer de voiture (60). Dix minutes d'arrêt. Le train file à toute vapeur. Les tampons amortissent les chocs. Le train déraille.
Instruction; école. — Instruire les enfants. Prendre des leçons avec un maître. Faire l'appel nominal des élèves. Qui est absent ? La leçon commence. Marquer un bon point à un élève. Être en récréation. Être en retenue. Avoir congé (198 a). Faire l'école buissonnière (198 b). Passer un examen. Lire à haute voix et distinctement (3 termes d'ident.). Appliquer une règle de grammaire. Faire un brouillon (194). Mettre un brouillon au net. Fiecueillir les cahiers, etc. etc.
Identification de faits de langage étudiés dans
des textes.
Le but véritable du travail d'identification doit être l'explication de textes suivis. Il faut rappeler à ce propos quelques directions générales.
1. L'identification d'un fait de langage ne peut jamais être faite une fois pour toutes; elle peut varier de texte à texte. Un même fait peut exprimer plusieurs notions, et l'identification ne peut se faire que d'après la notion qui paraît dominante; ce facteur dominant n'est pas toujours le même, et souvent la classification dépend de l'appréciation personnelle. Donc les solutions proposées plus loin, comme toutes celles qui précèdent, demandent à être contrôlées, discutées, et au besoin critiquées.
2. Le choix des textes n'est pas indifférent; il faut commencer par ceux qui représentent le mieux le mode d'expression intellectuel (SF. § 13Î); ce sont les définitions et les textes scientifiques débarrassés de leurs termes techniques purs. Les textes littéraires doivent être abordés en tout dernier lieu. C'est cette marche que nous adopterons dans les exercices qui suivent.
3. Il ne faut pas s'acharner, dès le commencement, à identifier tout ce qui se présente dans un texte. On éliminera d'abord les moyens d'expression indirects, dont il n'est question que dans la VI® partie du Traité; cependant on trouvera ici et là dans les textes qui suivent quelques faits de grammaire et deux ou trois moyens indirects affectifs identifiés à titre d'exemples. Même parmi les moyens d'expression directs (ou lexicologiques), c. à d. les mots et les
108 Deuxième Partie.
groupes phraséologiques, il faut faire un choix, et donner, au début, la préférence aux expressions les plus caractéristiques.
a) Définitions.
On a montré SF. § 141 l'importance des définitions pour le classement des faits de langage ; elles fournissent les éléments essentiels de l'identification, parce qu'elles placent le mot dans son milieu naturel et son entourage logique. Dans toute définition bien faite (celles des dictionnaires ne le sont pas toujours), on doit trouver au moins un mot qui serve de point de repère pour identifier et classer le terme dont on étudie la définition. 11 faut s'attacher aux définitions des mots abstraits, puisque les mots concrets n'ont, pour l'identification des notions simples, qu'une valeur indirecte et métaphorique. Dans chaque cas, on déterminera quels sont les termes de la définition qui sont le plus utiles pour la fixation du mot et l'on comparera l'entourage fourni par la définition avec celui que fournit le Tableau synoptique. Souvent on devra enchaîner, comparer et éclairer les unes par les autres plusieurs définitions, de la manière qui sera expliquée tout à l'heure; c'est alors que la recherche est le plus fructueuse et le plus intéressante. Inutile de rappeler que les mots dont on étudie les définitions doivent être empruntés à des contextes caractéristiques.
Soit la phrase: «La logique n'a aucun souci de la réalité extérieure à l'esprit»; j'en extrais le mot souci. Le Dictionnaire Général {D.G.) dit: «Souci, préoccupation relative à une personne, à une chose à laquelle on porte intérêt-b. Ce dernier mot est précieux pour l'identification et il est clair par lui-même; mais comment définir préoccupation^ qui pamît également essentiel pour la détermination du terme souci'i Consultons D. G.: «Préoccupation, souci qui absorbe quelqu'un». Or, absorber, c'est, toujours selon D. G., «concentrer Vattention tout entière sur un objet». Maintenant le cadre est sohdement établi: il s'agit d'un état, d'une disposition de la pensée (Tabl. III A), et, d'une manière plus précise, on peut dire que le terme souci participe des termes intérêt et attention (T. 123, 124). Il est bon de faire dcL contre-épreuves, en cherchant des termes qui peuvent remplacer le terme mis en observation. Dans la phrase citée plus haut, il est permis de dire: «La logique n'a aucun égard à, etc. . . .». Le Dict. Gén. définit égard «l'action de considérer les personnes, les choses d'une manière particulière». Or, considérer, c'est, encore d'après D. G., <i.regarder attentivement sous toutes ses faces une chose ou une personne». Ainsi nous voilà ramenés au même point par une voie différente, ce qui confirme notre solution de tout à l'heure.
Autre exemple: «Les phénomènes physiques n'altèrent pas la nature des corps». <iFhénomène, dit Littré, tout ce qui tombe sous les
Identification des faits d'expression. 109
sens, tout qui peut affecter notre sensibilité d'une manière quelcon- (|ue.» Les mots en italique permettent de placer phénomène sous II D 114 (étant bien entendu que les mots sensibilité et affecter n'ont rien à faire ici avec le sentiment, mais désirent des sensations et des perceptions).
b) Textes scientifiques.
L'examen des définitions conduit tout natureUement à l'analyse des textes scientifiques. On doit les préférer pour le début aux textes littéraires, parce qu'ils sont une application méthodique du mode d'expression intellectuel, et puis parce que, en dehors des faits grammaticaux, on n'y rencontre pas de moyens indirects d'expression.
Exercice 03.
Dans le texte suivant^ les chiffres entre parenthèses renvoient aux paragraphes du Tableau syn. ; en ^y reportant, on verra à quelle notion fondamentale se rattache chaque expression étudiée.
Notion et idée (129 a) sont, dans le sens (144) le plus (39) général (22), mots synonymes (5). Rigoureusement (12), le mot terme (150 b) signifie (144) limite (12). Les termes, ainsi entendus (145), sont les limites de la proposition (136), le sujet (1) par lequel elle commence (20), le prédicat (2) par lequel elle finit (20). D'après (4) Hobbes, «un nom (150 b) est un mot (150 a) pris (157) arbitrairement (24) pour (191 b) servir de (174 b) marque (147) qui puisse susciter (13 et 80) dans notre esprit (129 c) une idée semblable (5) à une idée que nous avons eue auparavant (30), et qui, quand (25) nous le prononçons (150), puisse être pour ceux qui l'entendent (118) le signe (147) de l'idée qui nous avons dans l'esprit». Il en résulte (13) que les termes n'ont de sens que (39) par les idées ou notions qu'ils désignent (147), et que termes et notions sont inséparablement unis (4). Toute notion suppose (= on ne peut concevoir son existence sans, 2) un terme auquel elle est attachée (3) comme à un signe (147); tout terme, sous peine de n'être (= excepté s'il n'est que, 24) un son (109) sans (1) signification (144), suppose une idée qu'il exprime (143). (Liard, Logique, p. 5—6.)
110 Deuxième Partie.
c) Pensées générales.
Exercice 94.
Vanalyse des pensées générales peut servir de transition à l'étude des textes littéraires. Ainsi une sentence morale est une condensation et une abstraction de la pensée dans un petit espace; les impressions concrètes de Vesp^'it y sont ramassées en formules brèves et en oppositions; d'une manière générale, la logique y triomphe sur le sentiment. On s'en rendra compte par les quelques lignes qui suivent; on verra que presque tous les mots analysés sont eux-mêmes des termes d'identification.
L'homme pauvre (216) mais indépendant (161 b) des hommes n'est qu' (39) aux ordres (159 a) de la nécessité (153); l'homme riche (216) mais dépendant (161 b) est aux ordres d'un (41) autre (249) homme ou de plusieurs (41).
Ghamfort.
Identifier de la même manière les pensées citées exercice 83.
d) Textes littéraires.
Le texte littéraire suivant est traité de la même façon que tous ceux qui précèdent. Gn l'a choisi spécialement parce que les moyens indirects y sont rareSf et ceux qui y figurent n'ont pas tous été analysés.
Quel père (= indirect et affectif pour : aucun père 40a) oserait (251, non 242) comparer (9) sa tendresse (248) à la tendresse d'une mère? A Dieu ne plaise que (indirect et affectif = 245 b) je veuille nier (137) l'affection (248) paternelle; quand un enfant meurt (82), le père pleure (238). Mais le temps (25) ne respecte (255 a, ou plutôt 56) pas plus en lui cette douleur (231) que les autres douleurs; pour la mère, * c'est une blessure (231) qui ne guérit (178 plutôt qu^ 180) pas. On rencontre (77) parfois (33) des figures de femmes marquées d'un sceau (147) particulier (22) de désespoir (240); leur pâleur (113), leur douceur (244 c), l'accent (149) découragé (240) de leur voix, leur front incliné (46) sur leur poitrine
Identification des faits d'expression. 111
trahissent (143) en elles je ne sais quoi (12) d'irrémédiablement
(iO b) brisé (80) qui vous serre le cœur (231) même (= contre
l'attente, 132 a) quand elles sourient (238), on voit (139)
quelles sont près de (31 b) pleurer (238); informez-vous (130)
de la cause (13) de leur peine (231), on vous dira (150 a)
presque (12) toujours (28) que ce sont des mères qui ont
perdu (214) quelque (12) enfant à la fleur de l'âge (31a et 35a).
Une femme atteinte d'une maladie (180) mortelle (80) qui lui
avait enlevé (80 et figurément 224) son fils dix ans auparavant
(30), s'écria (149 c) au milieu des (30) angoisses (231) de
l'agonie: «Ah! comme (indirect pour 30) mon pauvre (232)
fils a dû (142 c) souffrir (231)!» Tel est (12) l'amour maternel.
Sans égal (175 b et 39) dans la création (83 b), il naît (20)
en un instant (26), immense (36), sans bornes (43), sans
calcul (257), si puissant (185) qu'il transporte (67 b) celle qui
l'éprouve (229) au delà (67 b) des lois (24) de la nature (84),
qu'il fait de (56) la douleur un plaisir, de la privation (224)
une jouissance (231), et cela non pas accidentellement (15),
par accès (34), mais toujours (28) et sans relâche (59). Le
temps (26) ne l'éteint (80) pas, la vieillesse (31 c) ne le glace
(230) pas, car (13) pour lui pas plus de décadence (178) que
de progrès (178), cet autre signe (147) d'imperfection (177)!
U est né (20) le premier jour du monde (83 b) aussi complet
(40 b) qu'aujourd'hui (31), et Eve en savait (140) sur ce
point (129 b) autant (39) qu'Hécube et que la reine Blanche.
Est-ce assez dire? (indirect! 12) Non (137). Pour dernier (20
ou 39) miracle (24 et 294), il renouvelle (178) tout entier (40)
l'être (83 f) qui l'éprouve (114 et 229) et lui sert d'(174 b)
éducateur (152). Par lui (174 a), la femme coquette (235)
devient (57) sérieuse (235), l'imprévoyante (124 et 189) réHéchie
(id.j; il éclaire (145), il épure (287), il veut dire (144)
dévouement (257) et amour (255, 256; pas 248): c'est le
cœur (229) humain tout entier (40)!
Ernest Legouvé.
Dans le morceau suivant, on n^a identifié que quelques expressions qui, isolées de leur contexte, semblent devoir être
112 Deuxième Partie.
déterminées d'une façon différente. Ainsi, à la quatrihne ligne, on est tenté de placer plainte sous 288 du Tableau, alors que le contexte V attribue à 275. On se rendra compte de ces doubles interprétations, et on identifiera les mots caractéristiques du morceau comme on Va fait pour les textes précédents.
Enfant, tu grandis : que ton cœur soit fort ! Lutte pour le bien: la défaite est sainte (290). Si tu dois souffrir, accorde à ton sort Un regret parfois, — jamais une plainte (275).
Ecris, parle, agis sans peur du danger. L'univers est grand: que ton œil y plonge! Tu pourras faillir (141), même propager Une erreur parfois, — jamais un mensonge.
Si tu vois plus tard d'indignes (275) rivaux Toucher avant toi le but (213) de la vie, Trahis (143) seulement, sûr que tu les vaux (40 et 175), Du dépit parfois, — jamais de l'envie.
Le mal ici-bas (295) trône (159) audacieux (251): D'un amer dégoût (248) si ton âme est pleine. Nourris dans ton sein (229), montre dans tes yeux Du mépris parfois, — jamais de la haine.
Eugène Manuel.
Le mode d'expression intellectneL
Si l'on est entré dans le détail des opérations qui précèdent, on peut se représenter, au moins théoriquement, la possibilité de ramener le langage à l'expression des idées pures, et cela par deux catégories de faits de langage : 1 . par les moyens directs, c. à d. les mots et les locutions, 2. par les moyens indirects purement logiquesy qu'on est convenu d'appeler les faits grammaticaux. Cette langue est caractérisée par l'absence de toute expression des sentiments et des émotions ; l'abstraction totale de l'élément affectif est sans doute une impossibilité (SF. § 6 et 7); mais, pratiquement, des transcriptions suivies dans le mode intellectuel sont réalisables. Les exercices précédents y conduisent tout naturellement.
Pour établir la transition, nous conseillons de reprendre d'abord, dans les textes où Ton aura fait des observations du genre des
Identification des faits d'expression. 113
précédentes, quelques expressions isolées qui ont pailiculièrement frappé et qui se laissent aisément ramener à l'expression logique; et, ce changement une fois fait, d'introduire l'équivalent logique dans la phrase étudiée; puis on essaiera de faire une seconde tentative analogue sur une autre expression de la môme phrase. Reprenons-en une dans le morceau analysé exerc. 95: «Leur pâleur . . . trahit en elles Je ne sais quoi d'irrémédiablement brisé» ; supposons que le travail d'identification ait fait voir que trahir équivaut ici à exprimer (involontairement), je ne sais quoi à un setUimetit itidéterminé, que irrémédiablement = pour toujours (ou complètement), brisé = détruit, on peut simplifier et intellectualiser la phrase sous cette forme; «Leur pâleur . . . exprime malgré elles une espérance détruite pour toujours*.
Il faut apporter à ces transcriptions beaucoup de bon s^ns et de modération; nous entendons par là qu'on ne doit pas s'obstiner à tout transformer, mais, au contraire, laisser intactes les parties dont la simplification ne serait pas naturelle ou ferait violence à la langue, et éviter les termes purement techniques (cf. SF. § 125); ceci revient à dire qu'il faut s'éloigner le moins possible de la langue commune (SF. §217); on se rendra un compte plus exact de ces transcriptions en se repoilant aux spécimens donnés SF. § 255 et à la fin des exercices.
Utilisation des dictionnaires idéologiques.
(cf. SF. §§ 115, 148 et suiv.)
Exercice 97,
Trouver^ à Vaide d'un dictionnaire idéologiqtie, le plus de variantes possible pour une phrase donnée.
Spécimen d'exercice :
Phrase-thème: «Il ne faut pas écouter les conseils de la colère».
(Consulter, pour les matériaux, Robertson §§ 457, 615, 695, 725, 743, 900; Rouaix sous devoir, attention, conseil, influence, colère; Schéfer sous attentif et irascible; Boissière sous les mêmes mots).