MOYENS INDIRECTS D EXPRESSION
Identification des moyens indirects d'expression.
(SF. § 252)
Les moyens indirects doivent être identifiés par la même méthode que les mots et les locutions, c. à d. 1. pai' la détermination du contenu logique de l'expression, 2. par la transposition en «langage direct». Il faut commencer par les tours indirects qui ne comportent aucune valeur affective; ce sont les faits grammaticaux. Ex.: dans la phrase: «Si vous le voulez, je le veux aussi», si marque la condition, et l'expression directe de la même phrase serait: «Votre volonté est la condition de la mienne»; soit encore: «Si je ne suis pas venu, c'est que j'étais malade», si . . . c'est que désigne la cause; tour indirect plus simple: «Je ne suis p&s venu parce que j*étais malade 3>, ou, en langage à moitié direct: «Je ne suis pas venu pour cause de maladie», ou, par des moyens entièrement lexicologiques: «Ma maladie a cau^é, a été cause, a été la cause de mon absence» (cf. TaU. syn. 13). On voit qu'il n'est pas nécessaire de toujours identifier par des substantifs abstraits, mais que l'essentiel est d'échapper aux procédés entièrement grammaticaux. Dans «Il fait trop chaud pour so'^tir», le schéma syntaxique trop . . . pour réunit deux notions: l'intensité et la conséquence; expression indirecte plus simple: «Il fait très chaud, en sorte que nous ne pouvons pas sortir», ou «... donc nous ne pouvons pas . . .»; expression à moitié directe : <iPar suite de la très grande chaleur nous ne pouvons . . .»; langage entièrement direct et logique: «L'impossibilité de sortir est la conséquence de V intensité de la chaleur» (TàbL syn. 13).
Ce procédé d'identification des faits grammaticaux contient en germe une réforme profonde de l'enseignement de ces matières; ce n'est pas ici le lieu d'en parler. D'ailleurs il ne faudrait pas croire
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que tous les faits grammaticaux se laissent analyser aussi aisément que les précédents; cette méthode demande à être appliquée tout d'abord à la syntaxe des propositions, et surtout des propositions subordonnées dans leur relation avec les principales. Ces procédés montrent aussi qu'il n'y a pas de limite tranchée entre la grammaire et la lexicologie (SF. § 252), pas plus qu'il n'y en a entre les faits grammaticaux purement logiques et ceux qui comportent une nuance aflfective (SF. §§ 252—253; cf. plus bas exerc. 161).
Identifier selon les indications précédentes les faits syntaxiques signalés en italique^ et, pour les transcriptions en langage direct, consulter le Tableau synoptique. P(mr certains faits délicats, V identification n^est pas forcément une et permet un certain choix déptetidant de V interprétation du contexte et de la situation.
La pluie s'étofit mise à tomber, la fête fut interrompue. — Les parts étant faites, le lion parla ainsi. — Pour être une honnête femme, elle n'en est pas moins femme. — Vous me donneriez un million que je n'y irais pas. — La vérité est si forte qu'elle triomphe de tous les calculs humains. — Sois juste pour obtenir justice. — Quoi que tu fasses, crois que Dieu te voit. — Personne ne connaît l'avenir, si ce n'est Dieu. — Qt4e la foule me blâme, peu m'importe. — Qui serait assez naïf pour croire cela? — Que la terre lui soit légère! — On le régala qtie rien n'y manquait. — Je lui parlais encore qu'il était déjà parti. — Vous êtes bien bon de le croire. -— Ce vin perd à être gardé trop longtemps. — A l'œuvre on connaît l'ouvrier. — C'est un homme à tout oser. — Il est dans un état à faire pitié. — Avec toutes ses richesses il n'est pas heureux. — Vous me paraissez en état de travailler : pourquoi faire un si vil métier? — Ce sont des choses qu'on peut penser, mais on ne les dit pas (cf.: On n'étemue pas en société). - D'après les journaux d'aujourd'hui, la guerre serait déclarée entre la Russie et le Japon. — Vous vous ennuyez? Ehl que ne le disiez-vous plus tôt? — Il sort quelque temps qti'il fasse.
184 Sixième Partie.
Syntaxe de la langue écrite.
(SF. §§ 254 et 284) Exercice 160.
Dire par quoi la langue courante remplacerait les formes de syntaxe signalées en italique, et, dans le cas où deux tournures sont proposées, dire laquelle la langue parlée préférerait.
Tout jeune quHl est (qu'il soit), il ne laisse pas de connaître la vie. — Je vous donne cet argent à condition que vous partiez (que vous partirez). — La cour a ordonné que ce témoin fût (soit, serait) entendu. — On a obtenu de lui quHl se désisterait (qu'il se désistât), — Je Vemse (Vaurais) vendu, si f eusse trouvé (avais trouvé) un acheteur. — Quand je Veusse voulu, je ne Vaurais pas pu. — Quand je Vaurais voulu, je ne Veusse pas pu. — Qui Veut dit, qu'il était si vieux? — J'aurais voulu que vous fussiez là et que vous la vissiez. — Je ne croyais pas qu'il vînt si tôt. — J'ignorais que vous dussiez venir. — Croyez-vous qu'il pleuve (qu'il pleuvra) demain? — Je ne saurais vous le conseiller. — Je voudrais qu'il vînt. — Il le dirait, y pmirrait-on croire? — Il a reçu une lettre Vinformant (qui Vinforme, par laquelle on Vinforme) de la mort de son père. — La nuit étant venue, nous nous sommes couchés. — N'ayant pas aimé, comment parleriez-vous de l'amour ? — Combien de larmes n'ai-je pas versées ! — Vous savez combien je vous aime! — Quel fut mon étonnement (quel ne fut pas mon étonnement) en apprenant son arrivée! — Encore qu'il soit jeune^ il ne laisse pas d'être sage. — Qu£l que soit son talent, il n'arrive pas à gagner sa vie. — Quelques eflorts que vous fassiez, vous ne réussirez pas. — Peut-être est-il déjà arrivé {peut-être il est arrivé, peut-être quHl est arrivé), — Il pleut ; aussi ne sortirons-nous pas. — 11 imite Verlaine, non sans succès. — Ce village est situé non loin de Genève. — Puis vint l'heure de m' aller promener, — Cette pensée me fut une douce consolation. — Il est beau de mourir pour sa patrie. — Il y en avait de jaunes, de rouges, de verts. — Je ne saurais vous dire combien je suis touché. — Je ne puis pas vous accompagner; je ne peux vous accompagner; je ne puis vous accompagner.
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Valeur affective des faits grammaticaux.
(SF. § 253) Ex.: «Soyez plus poli; je n'aime pas ces manières-M». Le démonstratif ce . . . là, outre sa valeur de détermination, permet l'expression d'un sentiment (ici, p. ex., l'irritation, l'indignation, etc.). Mais dans la phrase: «Donnez-moi ce WwQ-là et non celui-ci», le même pronom n'a qu'une valeur logique.
Exercice 161.
Dans les phrases suivantes, les mots en italique représentent des faits de grammaire qui, à côté de leur valeur logique, ont une valeur affective; déterminer cette nuance, et trmiver d'autres phrases où les mêmes mots grammaticaux ont une signification purement logique.
A votre âge, avec ces. yeux-là, entrer au couvent, allons donc! — (y est lui qui s'est sauvé, quand il m'a vu! — Il vous a dit cela? Xe menteur! — Ohl le joli enfant! — Moi, que je prête de l'argent à ce filou? à un Paul Durand? Ah! non, par exemple! - Il vient de nous montrer son tableau; c'est d'un médiocre! — Quel cerveau fêlé que cette femme! — Une belle chose que la musique! — Tu veux partir? Et ta promesse? — Les enfants, c'est sale, c'est négligent, et ça brise tout ! — Quand il fait un soleil à dessécher les lacs, ils appellent cela le beau temps! — Il vous a de ces airs... ! on dirait que le roi est son cousin! — Il avait l'air de ces pauvres chiens crottés qui n'osent sortir de leur niche, de peur de recevoir des pierres. — Il est honteux que des Prussiens puissent insulter impunément un Français dans son propre pays. — Ne me raillez pas trop, je suis très susceptible, moi. Monsieur! — Prétendre que la beauté d'un poème consiste à vaincre des difficultés de versification, c'est là une idée bien saugrenue! — Pourquoi m'adressez- vous la parole? Je ne vous connais pas, moi! — Mais c'est une déclaration en règle que vous me faites là! — Alors la mule vous lui décoche un coup de sabot terrible. — S'il continue ses impertinences, je te vous lui allongerai une paire de claques . . (très familier). — J'ai des tas de commissions à faire, et ce lambin
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de commis qui ne revient pas! — Je les guette, je leur tombe dessus, et mes deux polissons de prendre la fuite à toutes jambes! — Soyez indulgents à vos pères; la vie ne leur fut pas si douce, et ce n'est déjà pas si mal de vous avoir rendu tolérabie une vie si difficile par elle-même! — Mais vous avez de quoi vivre, pourtant? C'est ce gui vous trompe, mon bon Monsieur. — Mon maître vous fera grâce. Réponse: ' Allez dire à votre maître que je ne veux pas de sa grâce. — Ce Paul, tout de même, est-il assez polisson! ~ Ce sont là de ces grosses vérités qui n'ont pas besoin d'être démontrée??. — Trouveriez-voîis mauvais qu'on protège les arts? — Oserais- je vous demander ce service? — Bon ! voilà ^w'il commence à pleuvoir! Et moi qtd n'ai pas de parapluie I — Je suis arrivé à Paris, et j'ai trouvé une ville tout en émoi (cf.: «j'ai trouvé la ville tout en émoi»). — Quel scandale I Elle va bien, la jeune fille! — Oh! ces savants! — Si ces dames veulent passer au salon. — Il n'a pas ça d'amour-propre. — Qu'est-ce que vous me racontez là? — Oh! vivre à la campagne, connaître la paix des champs, après une vie d'agitations! — Que vous êtes long! {Ce que vous êtes long!)
Formes interrogatives.
(SF. § 259) Exercice 162.
Dans Vexercice suivant, des phrases interrogatives proprement dites (p. ex. <^Que désirez-vous manger?») sont mêlées à des tours interrogatifs impropres comportant une nuance affective (p. ex.: <c Est-il assez impertinent!») ; distinguer les deux catégories (il y a naturellement des cas intermédiaires, p, ex.: ^Qu^avez-vous à rire comm^e ça?» est une vraie interrogation, mais peut comporte^' une nuance de dépit, etc.). Intoner chaque phrase conformément à son sens et à son effet. Plusieurs de ces tours inten'ogatifs sont devenus des locutions toutes faites (p. ex.: <s^A quoi bon?»); déterminer ce caractère par des mots ou des expressions synonymes (p. ex. *A quoi bon?» = «tTy renonce, je suis découragé, c^est inutile», etc.). Déterminer autant que possible la nature de la nuance affective contenue dans les tours interrogatifs impropres (p. ex. «Fows
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tairez-vous à la fin? = ^Taisez-vous h et implique que V ordre est formulé avec impatience^ irritation, etc.).
Qu'avez- vous fait aujourd'hui? — Vous vous formalisez de cette remarque? Qu'est-ce que ça peut bien vous faire, ce que ce monsieur pense de vous? — Vous tairez-vous, à la fin? — Voulez- vous bien ne pas dire des énormités pareilles?
— Est-ce qu'un homme bien élevé s'exprime ainsi? — Si les femmes se mettent à votor, maintenant, où allons-nous, mon Dieu? — Qui aurait cru une chose pareille? — Es-tu bête, d'avoir peur de ces choses-là! — Ah ça! où voulez-vous en venir? — Viendrez-vous demain? — Quelle mouche vous pique? Vous voilà tout rouge de colère ! — Me direz-vous enfin pourquoi vous m'en voulez? — Moi, Je vous en veux? Où prenez-vous cela? — Que faire, maintenant que je suis seul? Où aller? A qui demander aide et protection? — Croyez- vous que ça m'amuse de rester là à vous attendre? — Qu'avezvous à rire? Ce n'est pas si drôle, ce que je dis làl — Voyezvous ce raisonneur? — Voyez-vous cet oiseau là-bas? — Voyezvous, vous avez tort de lui en vouloir pour si peu! — Moi! J'ai menti? Oseriez-vous le répéter? — Pouvez-vous me dire si Mr. X est chez lui dans ce moment? — Vous prétendez que l'homme est naturellement bon? Qu'en savez- vous? Et puis, à supposer que ce soit vrai, qu'est-ce que ça prouve? —
— Est-ce curieux, ça, hein! — Savez-vous où j'ai mis mon chapeau? — Savez-vous qu'il est très intéressant, ce livre-là?
— Ne savez-vous pas que vous êtes ma seule pensée, mon unique souci, que je ne vis que pour vous? — N'avez-vous rien fait qui ait pu le blesser? — Quels devoirs avez- vous à faire pour demain? — Est-il vrai? Est-ce possible? Mort, lui, que j'ai vu hier encore si plein de santé? — Est-ce que je m'occupe de ces choses-là, moi? — Fi donc! Gomment un homme d'esprit peut-il prendre goût à ces niaiseries? — Qu'avez-vous à être si pâle? — Voulez-vous que je vous dise? Vous n'êtes qu'un sot! — Aurais-je peur, par hasard? — Pauvre petite lettre! Qui sait? Elle arrivera peut-être trop tard! — Pourquoi faut-il que j'aie reçu cette maudite invitation?
188 Sixième Partie.
J'étais si bien ici! — Croyez- vous qu'il pleuvra? — Ils s'adorent!... Vous croyez? Moi, je n'en suis pas si sûr! — S'il est honnête! Vous le demandez? C'est-à-dire qu'il n'y en a pas de plus honnête que lui ! — Quelle ardeur les hommes ne mettent-ils pas à poursuivre des chimères? — Est-ce donc là cette grande passion qui devait durer éternellement ? — Qu'est-ce que vous voulez que je fasse de cette loque? Ça ne vaut pas deux sous! — Vous vous ennuyez? Eh! ne disiez-vous pas hier encore que vous étiez le plus heureux des hommes? — Trouvez- vous ce tableau joli? — Ce tableau est très joh. Vous trouvez ? Hm ... — Vous étiez si gai tout à l'heure ! Qu'est devenue votre belle humeur? — Est-ce qu'il ne s'est pas mis dans la tête qu'il serait soldat? — Quelle heure est-il? — N'avons-nous pas vu un favori réduit à mendier en haillons à la porte de son souverain? — Qu'est-ce que vous voulez pour votre déjeuner ? — A quoi bon toujours lutter ? — Il est mort? Eh bien! est-ce que nous ne vivons pas des morts? Qu'est-ce donc que les successions? — Faul-i] qu'un pédant de collège, mort il y a deux ou trois mille ans, nous fasse la loi? — Savez- vous rien de plus triste qu'un oiseau mort? — Que n'étiez- vous là? — Qu'est-ce que c'est que ces manières? Est-ce que les petits enfants parlent à table? — Pourquoi voir partout le mal? — Savez- vous quels députés ont été élus?
Mots exclamatifs.
(SF. § 261) Exercice 163.
Distinguer les exclamations pures (provenant de réflexes ou d^ onomatopées, comme ah! oh! pif! paf! etc.) et celles qui proviennent de mots proprement dits (p. ex.: allons! tiens! etc.). Intoner chaque expression exclamative conformément à sa valeur affective, puis l'identifier en déterminant la nature du sentiment qu'elle contient et en la traduisant en langage direct. Ex.: dans «Ah bien! si je m^y attendais!*, ah bien! marque la surprise, et la transcription «.intellectuelle-» de l'expression est: «Je ne m'attendais pas à cela et fen suis fort surpris^.
NB. — Tous les faits mentionnés ci-dessous sont propres à la langue parlée.
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Je ne peux pas dire qu'il me plaise beaucoup; mais, bah! il faut savoir vivre avec tout le moudf^, n'est-ce pas? — Vous ne la trouvez pas à votre goût ?^ M, eh! elle n'est déjà pas si mal! — Vous croyez ça, vous? Hm! Je n'en mettrais pas ma main au feu! — Gomment trouvez-vous ce chapeau? Peiih^ ni bien, ni mal! — Pouah! que c'est mauvais! — Fi donc! Ce n'est pas d'un gentilhomme, cela, baron ! — Papa, laissemoi sortir au jardin! Ta, ta, ta, pas du tout; tu feras d'abord tes devoirs. — Oh, oh / voilà qui est surprenant ! — Là, là ! calmez- vous! On ne veut pas vous faire du mal! — Ah ça! dites-donc, me prenez- vous pour un imbécile? — Ah bien! si on m'avait dit que vous arriveriez avant moi ... ! — Ah mais! c'est que vous commencez à m'agacer, vous, là-bas! — Bon! voilà mon cheval qui s'emballe! — Monsieur, voici une lettre. Bien, posez-la sur la table et laissez-nous. — Dieu! que c'est beau! — Je ne l'aime pas, oh! mon Dieu non, mais j'en ai un peu pitié. — Là! voilà qui est fait! Ce n'est pas trop tôt. — Comment! Vous feriez ça, vous? — Il est arrivé cette nuit même. Ah bah! qu'est-ce que vous dites là! — Que diable alliez- vous faire là-bas, vous qui ne sortez jamais de ce côté?
— Diable! voilà (|ui ne fait pas mon affaire! — Vous vous froissez de cette remarque? Dame! on a son point d'honneur!
— Mon pauvre ami, je te plains bien, va! — J'aimerais bien dire oui, mais, voilà, je ne sais si j'ose . . — Êtes-vous rétabli? Voilà, pas tout à fait. — Ce tableau est très bien, ma foi!
— Venez-vous avec nous? Ma foi non! — Venez- vous avec nous ? Ma foi .... non ! — Venez-vous ? Ma foi ... si vous y tenez ... — Tiens ! vous savez le latin, vous ? — Eh bien ! enfin, voyons, est-ce que nous partons, oui ou non? — Il ne sait rien faire de ses dix doigts ; un imbécile, quoi! — Tenez, vous m'agacez, je m'en vais, là! — Ce qu'il est bête, non! Et il a la prétention d'être très malin, encore! — Vous viendrez, au moins, dites! — Peste! que de luxe! — Pardon! je ne vous voyais pas! — Pardon! je me rebiffe. — Vous le voulez: soit! — Ouf! enfin, voici de l'air! — Vous êtes-vous amusé? Heu! heu! — C'était un songe, hélas!
190 Sixième Partie.
Phraséologie exclamative.
(SF. § 262) Exercice 164.
Les phrases suivantes contiennent des séries et unités phraséologiques de ntcance affective et dHntonation exclamative (dans le sens large); on les identifiera comme les mots exclamatifs de Vexercice précédent.
J'ai perdu mon enjeu, mais, bah ! tant pis! — Mon neveu . . . Ahf oui, parlons-en, de votre neveu, c'est un joli monsieur!
— Ah! vous voilà! c'est bien heureux! — C'est triste, mais c^est comme ça! — Nous partons ensemble? Cest ça, demain, rendez-vous à 6 heures! — Qite voulez-vous? c'est ainsi, la vie, on n'y peut rien changer! — On vous a battu? C'est bienfait! Voilà ce que c'est! Vous n'aviez qu'à rester ici! — Vous nous accompagnez? A la bonne heure! — Vous croyez que je me laisserai insulter comme ça? Par exemple! — Vous avez échoué? Eh bien, quoi? Vous n'êtes pas le premier à qui cela arrive, f imagine! — Mon Dieu, je ne dis pas, vous êtes excusable; mais, c'est égal, vous savez, ce n'est pas gentil tout de même! — Vous voulez partir malgré ma défense? C'est ce que nous verrons! — Vous riez? Ah! (fesi comme ça? Attendez un peu! — C'était bien la peine de se donner tant de mal pour en arriver là! — On se moque de moi: qu'est-ce que ça me fait ? — Je vous demande un peu si ça le regardait?
— Vous n'avez pas pu venir plus tôt? Ah î alors, c'est différent! — Une visite? Qui ça? X.? Ahl c'est juste, je n'y pensais plus! — C'est vous qui avez fait ce mauvais coup? Ah ! je vaus reconnais bien là ! Vous n'en faites jamais d'autres! C'est bien vous! — Voilà bien l'ignorance, la sainte ignorance de la province! — Quel contre-temps! N'en soyez pas fâché, au moins! — Je sais mieux que vous comment je dois me conduire, peut-être! — Cest fini! je ne réussirai pas! J'y renonce! — Tous ces gens, voyez-vous, ce sont des médiocres.
— Parlez-moi de Balzac! Voilà un romancier! — Voulez-vous être des nôtres? Je crois bien, parbleu! — Aimez- vous Victor Hugo? Ça dépend! — Et où sont, je vous prie, les
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hommes qui feraient cela? — Il est tard: n'importe, j'irai. — Que je regrette ma vieille maison! Pensez donc, il y a vingt ans que j'y vivais! — Il est parti: tant mieux I — Il n'y a pas à dire, c'est fameux, ce vin-là! — Ce que c'est que l'habitude !
Exercice 165.
Mots et expressions homonymes opposés par couples de phrases et destinés à faire trouver par contraste 1) les mots exclaraatifs qui ont perdu tout contact avec leur sens primitif {p. ex. allons! bon! tiens!), et 2) les locutions exclamatives dont les éléments n'ont plus de sens par eux-mêmes (p. ex,: «Que voulez -vous? Il faut se résigner h). Déterminer, au moyefi du contexte et de l'intonation, le sens et l'effet de chacune de ces expressions.
Le général était en tête, les soldats venaient après : Il pleut? E^ bien, après? Il faut laisser pleuvoir! — Il n'y a pas de danger ici pour nous: Vous croyez qu'il le fera? Ah bien! il n'y a pas de danger! — Porte ce paquet, va! : Va, je ne te hais poirt! — Avant de faire une chose, il faut voir si elle est possible : Il faut voir comme il est fier I (H est fier, // faut voir! [pop.]). — Voyez-vous cei-homme Ik-hsiS? : Voyezvous ce raisonneur? — Votis savez que cela ne vous convient pas : Vous savez, je commence à en avoir assez! — Dites-donc si cela vous plaît ou non : Dites-donc, quand vous aurez fini, vous, là-bas ! — Allons à la campagne ! : Allons, ferme, poussez î — C^st bien vous qui ête» venu tout à l'heure ; je vous reconnais : Ah! vous l'avez mis à la porte! Cest bien vous! — Quelques mammifères, les chiens, par exemple : Vous ici, malgré mon ordre? voilà qui est trop fort, par exemple! — Cest comms ça qu'il faut s'y prendre : Ah! c^est comme ça? Eh bien, attends un peu! — Que mulez-vous, du pain, de la viande, quoi? : Que voulez-vous? C'est comme ça, il faut se résigner. -- C'est joh, c'est mignon, c'est bien fait : On Ta condamné? Cest bien fait. — Est-ce ça que vous voulez? Oui, c'est ça : Je peux aller faire un tour ? Cest ça. — Voyons ces tableaux! : Voyons, ne vous désolez pas, elle reviendra. —