‹ Traité de sylvicultureChapitre 58 sur 128 · De Saporla, Jieoue des Veux-Mondes , 188S · texte numérisé non relu

De Saporla, Jieoue des Veux-Mondes , 188S

d'une même cause qui, en rapprochant sans cesse la végétation du sol, empêche les grandes formes trop disposées à dominer, d'exclure les autres sous leur couvert. Si, au contraire, on laisse les peuplements vieillir, comme les gazons se développer en liberté, les espèces les plus vigoureuses, celles plus longévivos, éliminent successivement les plus faibles. Avpc l'âge, la composition de la forêt se simplifie, tout comme celle de la prairie qu'on laisse revenir à l'état sauvage. Ici, comme là, les exploitations souvent répétées atténuent les effets de l'énergie vitale et de la longévité, lesquelles président à la formalion naturelle des peuplements. C'est pour cela que les forêts traitées en futaie sont généralement de composition plus simple que celles traitées en taillis.

Il faut tenir compté enfin des modifications artificiellement introduites dans les forêts par les semis ou les plantations.

Sous l'influence de ces causes fortuites ou voulues, chaque peuplement exploité par l'homme se constitue d'une manière spéciale et s'éloigne plus ou moins du type naturel. C'est seulement en éludiant les différents modes de traitement auxquels les forêts sont actuellement soumises, qu'on pourra se rendre un comple exact des faits.

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