‹ Traité de sylvicultureChapitre 59 sur 128 · I. — Le capital forvstibb · texte numérisé non relu

I. — Le capital forvstibb

110. Les fonds boisés. — La mise en valeur du sol nécessilc rexéculion de certains travaux en vue d'asseoir la propriété sur des bases légales et d'en rendre rexploitation matériellement possible. Tels sont: les plans topographiques, les délimitations, les bornages, les chemins de défruitement, etc. Ces dépenses de premier établissement sont communes à toutes les surfaces rurales, qu'il s'agisse de forêts, de prairies ou de terres arables. Mais là s'arrête l'analogie entre ces différents, biens, car les fonds boisés se distinguent des autres domaines autant par le mode de jouissance qn'ils comportent que par la constitution de \e\xv capital d'exploitation.

111. Mode de jouissance. — Quand la terre des champs doit être préparée par des cultures onéreuses pour recevoir la semence, la forêt, dans la majorité des cas, se présente comme un bien spontané dont on prétend obtenir perpétuellement des récoltes, sans labour et sans apport d'engrais, par la simple utilisation des agents naturels.

De plus, en agriculture, les produits se perçoivent à peu près annuellement sur la totalité des surfaces mises en valeur. La maturité des fruits est un fait qui en impose la récolte à échéance fixe ;* tandis que, dans les forêts, les productions annuelles se superposent les unes aux autres; elles s'accumulent sans se dégrader et ce n'est qu'au bout d'un temps très long, quand l'arbre commence à dépérir sous l'action de l'âge et des éléments, qu'il peut être appelé mûr. En dessous de cette limite extrême, la faculté qu'on a de tirer parti d'un arbre à ses différentes grosseurs, permet d'avancer ou de dif-

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