‹ Traité de sylvicultureChapitre 62 sur 128 · Lorentz et Parade^ foe. dL, pages 191 et suit · texte numérisé non relu

Lorentz et Parade^ foe. dL, pages 191 et suit

cupe d'y assigner à chaque période ou décennie les parties destinées à être exploitées pendant sa durée. On colloque dans la première les bois les plus vieux et, successivement, dans les autres les bois'moins âgés, jusqu'à la dernière, où doivent se trouver les plus jeunes. Dans ce travail, on examine attentivement les diiïérences qui se présentent dans Tétat du bois, selon le sol, le climat et le peuplement plus ou moins complet, circonstances d'où dépend la production. Si, sous ces divers rapports, il n'existe que des nuances, on affecte aux périodes des contenances égales, parce que l'on peut considérer qu'en raison de l'étendue de ces affectations périodiques, les nuances dont il est question se compensent suffisamment pour pouvoir être négligées.

Les affectations égales en contenances doivent e*tre préférées autant que possible

Par ces affectations suffisamment égales quant aux produits, on assure, pour toute la révolution, le rapport soutenu par période» sans néanmoins employer d'autres moyens que la simple appréciation du peuplement plus ou moins complet et de la fertilité plus ou moins grande du climat. Dégagé, dès lors, du soin de l'avenir, on n'a plus à s'occuper que des besoins actuels, et ce n*est que dans ['affectation de la première période que Ton cherche les éléments de la possibilité qu'il s'agit de fixer.

426. — Dans ce but, on détermine d'abord le volume actuel des bois de l'affectation; en second lieu, leur accroissement probable pendant la période. Si l'on ne veut consacrer à cette double détermination que le moins de temps et le moins d'argent possible, elle peut se faire à l'aide de procédés sommaires, c'est-à-dire par de simples comptages d'arbres, dont on estime le volume au jugé; on ajoute ensuite quelque chose pour tenir compte de l'accroissement probable jusqu'à la fin de la période. Et, comme on ne peut savoir positivement dans quelle année de la période les différents produits de son affectation viendront en tour d'exploitation, on calcule l'accroissement de tous les bois comme s'ils devaient être abattus pour le milieu de la période. Divisant ensuite le total par le nombre d'années de la période, on obtient la possibilité cherchée.

Les procédés plus rigoureux que nous enseigne la dendrométrie, savoir: le cubage sur pied des arbres au moyen de dendromètres et la détermination de leur accroissement futur d'après leur accroissement actuel, donnent, en général, un résultat plus exact, et doivent être préférés quand cela est possible. Mais, à quelque mode d'estimation que l'on ait recours, il sera toujours facile de rectifier les résultats obtenus qui, naturellement, ne sont pas exempts d'une certaine erreur. Il suffira, pour cela, de s'assurer, après quelques années d'exploitation, si les bois restés debout dans l'affectation de la période pourront continuer à fournir le même produit

iar'

NOTIONS D AMENAGEMENT.

annuel jusqu'à la fin et, dans le cas contraire, de faire les corrections nécessaires. En répétant cette opération plusieurs fois, si on le jugeait utile, dans le courant de la période, on finirait par approcher beaucoup de la vérité, la vériflcation devenant de plus en plus facile et de plus en plus exacte, nu fur et à mesure qu'il reste moins de bois sur pied.

427. La première période expirée, on procédera de même pour fixer la possibilité de la seconde, et Ton examinera , en même temps, s'il n'y n pas lieu d'apporter quelques changements aux aiïectations périodiques, par suite de circonstances survenues dans le cours de la période écoulée, et qui influeraient notablement sur la production ; et ainsi de suite, de période à période jusqu'à la fin de la révolution.

Chaque nouvelle possibilité différera sans doute dans la plupart des cas de la précédente, mais jamais au point de compromettre gravement le rapport soutenu. Or, c'est là le degré d'approximation auquel il s'agit d'atteindre.

En résumé, après avoir divisé le temps et la surface en un nombre égal de parties correspondantes, on considère comme normalement constituée la portion du capital afférente à l'affectation qui renferme les bois exploitables et on se base sur le volume actuel de ceux-ci pour fixer la possibilité ; enfin, on compte sur le temps et les soins culturaux pour que ce même résultat soit successivement atteint dans chacune des autres surfaces.

133. Aménagements par pieds d^arbres. — La méthode mixte telle qu*ella vient d'être exposée, n'est applicable que dans les futaies régulières dont tous les arbres qui composent les massifs arrivent en même temps au terme de l'exploitabilité sur une surface donnée.

Quand on a affaire à des peuplements d'âges multiples dans lesquels les individus, indépendants du massif au point de vue de l'exploitabilité, arrivent à ce terme un à un et isolément, le volume représenté par le capital normal est à peu près impossible à cuber directement, et, ce volume fût-il même connu, on ne peut pas se rendre un compte exact de sa constitution au point de vue de la gradation des âges. En présence de ce capital presque indéterminable, on a recours à différents procédés empiriques dont le suivant a été un des plus employés dans les siècles passés.

*r<«\v fyj'^n

'•:''«.Vs?»a

■:' ■ ^ir'M

Page 1