Forets de Signy-r Abbaye et du Mont-Dieu
ï26:2 TRAITEMENT DES FORÊTS.
(58), on ne peut impunément allonger sa durée sans prendre certaines précautions. En effet , quand le sous-étage est maintenu sur pied plus longtemps que par le passé, il continue à s'accroltr en hauteur ; les cimes des réserves, englobées parmi ces perches qui les entourent, se dégradent.
Aussi, dans la pratique, quand la réserve actuelle d'un tel taillis est assez nombreuse en arbres constitués, il est prudent de répartir l'allongement cherché sur deux révolutions. Pour passer de 25 ans à 35 ans, par exemple, on se bornera, pendant la première révolution, de laisser pousser le taillis jusqu'à 30 ans seulement ; à la révolution suivante, on fera le reste. Quand, au contraire, la grosse réserve est rare, ce sont les taillis et les baliveaux ou modernes qui, pour le moment, sont l'élément principal ; on peut alors, de suite, prolonger la révolution tant que cela est désirable, car les jeunes réserves peuvent encore allonger leur fût sans en souffrir et les vieux arbres, qui doivent tous être exploités à la fin de la révolution, n'auront pas le temps de se dégrader sérieusement.
En général, quand on prolonge ainsi une révolution, — le cas se présente surtout dans les taillis en conversion, — il est toujours prudent d'effectuer une éclaircie vers l'âge où l'exploitation se faisait antérieurement. Au passage de cette opération, on dégage hardiment la cime des réserves de l'étreinte des tailUs qui tendent à s'élever autour d'eux.