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CHAPITRE PREMIER

transfoumations

ARTICLE PREMIER Transformation d'une futaie jardinée en fbtaie régulière.

273. Opérations préliminaires. — Le but qu'on se propose est d'amener un massif forestier, dont les âges sont confusément mêlés, à former une suite de peuplements uniformes.

De la constitution toute spéciale, eu égard à la gradation des âges, qui caractérise la futaie régulière, il résulte que, dans l'intérêt du rapport soutenu, la durée de la transformation sera telle que les premiers peuplements reconstitués soient exploitables, dès que les derniers auront été parcourus par les coupes de transformation : c'est dire que la durée de l'opération sera sensiblement égale à celle de la révolution normale chaisie pour l'essence que l'on cultive.

Il faut donc, avant toute application, délimiter les séries, fixer la révolution, la partager en périodes et asseoir les affectations sur le terrain: en un mot, établir le cadre général de l'aménagement applicable à la nouvelle forme vers laquelle on tend. C'est seulement quand ces détails préliminaires auront été réglés que, connaissant la place assignée à un peuplement, on pourra lui appliquer la série des opérations culturalcs que comporte sa situation relative, dans l'ensemble de la série.

Quel que soit d'ailleurs le plan adopté, tout l'intérêt des opérations temporaires repose : d'une part, sur la transformation véritable que devront subir tous les peuplements, et chacun, successivement; d'autre part, le traitement spécial applicable à un certain nombre (le ceux-ci, en attendant leur tour de rôle pour la transformation.

De là deux natures de coupes : celles de transformation et les coupes dites jardinatoires.

274. Coupes de transformation. — Dans le Cotirs de Culture des bois ^, MM. Lorentz et Parade ont établi de la manière suivante les règles culturales applicables à ces opérations :

Pour que, dans rexécution de ces coupes de transformation, on atteigne entièrement le but qu'on se propose, il est essentiel de les modifier d'après les divers états de peuplements qui existent dans les forêts jardinées, état qu'on peut rattacher à trois types dont chacun demande un traitement particulier.

i^ Quand les vieux arbres ne sont pas très nombreux et que le terrain est suffisamment garni de jeunes peuplements en bon état de croissance^ on doit se hâter de faire abattre tous ces vieux arbres, et même d'autres moins âgés, si, par une tête trop rameuse, ils gênent évidemment l'ensemble du sous-bois.

Lors même que ce sous-bois serait déjà élevé, eût-il 25 ou 30 ans, il ne faudrait pas craindre de faire l'extraction dont nous venons de parler, sauf, toutefois, à prendre toutes les précautions quant à l'abatage et à la vidange. Le dommage qu'une pareille exploitation pourra occasionner, sera, dans tous les cas, bien inférieur à celui que causeraient, par la suite, des arbres branchus s'étalant de plus en plus au-dessus de la jeune forêt.

2^ Quand la quantité des arbres est considérable, et qu'ils dominent un sous-bois jeune qui offre tous les signes d'une bonne végétation, sans cependant être assez vigoureux pour pouvoir être exposé de suite à Pair et au soleil, il convient d'effectuer d'abord une exploitation semblable à la coupe secondaire, puis de faire exécuter plus tard la coupe définitive, lorsque les jeunes plants paraîtront suffisamment robustes.

3"^ Enfin, si, sous de nombreux arbres^ il existe un sous-bois entièrement rabougri, par suite de couvert épais qu'il a subi trop longtemps, il faut se garder de vouloir élever une futaie avec un pareil sous-bois, qui ne parviendrait jamais h un grand développement ; il est préférable de le sacrifier et de préparer le terrain pour un nouveau semis naturel. Dans les forêts résineuses, les arbres existants suffiront en général pour Tensemencement ; néanmoins, il pourra arriver que, sur quelques points, ils ne soient pas assez nombreux pour procurer l'abri nécessaire à des plants

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