COSI
De cette relation, on tire:
R cosi' = en'— nJ
qui nous montre que la biréfringence est proportionnelle à la projection d'un vecteur dont la longueur représenterait le retard. Dans ces conditions, pour trouver Imclinaison qu'il faut donner à la lame pour obtenir la biréfringence maximum Ug — rip, il sufBt de construire la courbe des retards en reportant leur valeurs mesurées iî^, iî,, iî, sur divers vecteurs faisant avec la droite oX des angles i,, »'<, », corrigés
de la réfraction (fig. 336).
La projection de ces vecteurs étant proportionnelle à la biréfringence, rinclinaison pour laquelle nous aurons la biréfringence maximum sera celle de la droite oc qui joint l'origine o avec le point de contact c de la tangente à la courbe perpendiculaire sur oX Cette donnée nous fournit donc l'inclinaison du plan des axes optiques sur celui de la section. Il reste à obtenir son orientation, ce qui se fait en tournant d'abord la lame autour de J de l'angle coX=I (en tenant compte de la réfraction), puis autour de M d'un angle a à partir de la position initiale de la lame, jusqu'à ce que la teinte de polarisation la plus élevée apparaisse. On a ainsi deux angles qui fixent la position du pôle de n^ relativement à la trace du plan perpendiculaire à J. Si l'on reporte ces valeurs en sens inverse des rotations, nous aurons la position qu'occupait n^^ avant celles-ci, et l'on peut relever sa situation relativement à une ligne directrice de la lame et à sa normale. Le cercle normal à n^ construit, nous aurons la projection du plan des axes optiques sur laquelle nous pourrons indiquer les positions de Ug et n^, données par les extinctions de la lame. A cet effet, on oriente celle-ci de façon à ce que le plan des axes optiques soit perpendicu-
Fig. 336.
Recherches des plans principaux d'élasticité optique 293
laire à l'axe du microscope, et détermine, au moyen du mica quart d'onde, celle des deux extinctions qui correspond à n. ou & n„. Si enfin on a déjà une idée de la valeur de l'angle des axes optiques, on les reportera sur la projection, et déterminera la rotation à elTectuer autour de M. pour amener l'un d'eux dans le plan perpendiculaire à J. On utilisera ensuite les procédés antérieurement décrits pour trouver le second axe optique.
§ 3. MÉTHODES BASÉES SUR L'EMPLOI DE LA PLATINE A TROIS AXES DE ROTATION.
253. Kéglage de l'instmineiit L'instrument se fixe sur la platine du microscope par de fortes pinces à ressort, ou mieux par des vis de pression. L'axe J doit être placé parallèlement à la section principale de l'un des niçois, et l'axe M doit coïncider avec celui du microscope lorsque la petite table de la platine est horizontale. On obtient ce résultat, en procédant exactement comme il a été dit précédemment pour le réglage de la platine à deux axes. Il faut encore fixer la position qu'occupe autour de l'axe M la platine qui supporte l'axe auxiliaire H, lorsque ce dernier est parallèle à J. Pour cela, on tourne autour de M. de façon à amener l'axe R & peu près parallèle à J qui lui-même coïncide avec la section principale de l'un des niçois; puis en imprimant une rotation au disque de verre autour de l'axe 0, on fait coïncider l'un des traits gravés sur celui-ci avec la trace de J indiquée par l'un des fils du réticule. La coïncidence doit persister après le retournement autour de H, si elle n'est pas réalisée, on tourne la platine autour de Jf et de G pour la ramener, et on répète l'opération autant de fois que cela est nécessaire. On note alors la situation qu'occupent les niçois, l'un d'eux
étant parallèle à /, et celle indiquée par ^-x^ j ^~"\ff
le vernier n et le cercle gradué T, lors- / vXlo^^-^/x
que II est également placé parallèlement / \à l'axe J. tH