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TRAITEMENT DE L’OBSTRUCTION DES TROMPES D’EUSTACHE

PAR

F. LUBET-BARBON

Ex-interne des hôpitaux de Paris.

Considérations générales.

Normalement l’air circule librement du pharynx dans la caisse par la voie tubaire. Lorsque la trompe est obstruée, l'air isolé dans la caisse se raréfie, la membrane s'enfonce, et il s'ensuit divers symptômes qui sont liés à l’obstruction tubaire. Le traitement consiste à forcer cette obstruction et à faire pénétrer l’air dans la caisse. Toutefois l'opérateur qui se contenterait de cet expédient ne ferait qu’une besogne incomplète et provisoire, attendu que la surdité qui résulte de l’obstruction de l’une ou des deux trompes n’est le plus souvent que le résultat d’une affection siègeant dans le naso-pharynx, et par suite c’est de ce côté que le traitement devra être dirigé en vue d’une guérison définitive.

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Traitement.

Pour rétablir la ventilation de la caisse, trois procédés sont encore en usage, le procédé de Valsalva, le procédé de Politzer, le cathétérisme.

À. — PROCÉDÉ DE VALSALVA

Il consiste à boucher complètement les deux narines en les comprimant avec les doigts, à fermer la bouche, et à faire effort pour souffler à travers les narines. L'air comprimé dans le pharynx ne trouve plus qu'une voie d'échappement, les trompes, et pour un moment l'équilibre se trouve rétabli. C'est un procédé mauvais, justement par la facilité avec laquelle le malade peut l’employer à tout instant, et provoquer ainsi par la répétition de l'effort une congestion considérable de la caisse. D'autre part, l'amélioration qu'il procure n’est que passagère, et ces raisons suffisent pour le déconseiller aux malades.

B. — PROCÉDÉ DE POLITZER

Dans ce procédé, l'air est fourni par un ballon en caoutchouc, appelé poire de Politzer. Voici comment on doit procéder.

Le médecin se place en face du malade, tenant dans la main droite une poire de Politzer n° 10 ou 12, terminée par un embout arrondi qu'il introduit dans l’une des narines du patient de manière à l’obturer complètement, tandis que de la main gauche il ferme avec soin la narine du côté opposé. L’oreille du malade a été au préalable mise en communication, à l’aide d’un tube de caoutchouc, appelé otoscope de Toynbee, avec l'oreille du médecin qui pourra ainsi se rendre

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