EC
directe de l’osselet, dont la base est encadrée dans la fenêtre labyrinthique.
Il est bien entendu que l'examen des capacités auditives laisse entrevoir la possibilité d’un retour de la perception dès que les ondes sonores franchiront l'obstacle.
Voilà des indications bien claires; opérons.
A. — Technique de la mobilisation directe de l'étrier. — L’étrier fixe, signalé depuis longtemps comme but de tentatives opératoires, a été mobilisé depuis le travail de Boucheron, par la plupart des auristes français avec des fortunes diverses (Miot, Moure, Boucheron, etc.).
Deux cas peuventse présenter : 1° l’enclume est en place articulée avec la tête de l’étrier; 2° l’étrier est isolé, seul (cas fréquent après l’otorrhée).
Enclume en place. — C'est le cas dans la plupart des seléroses; c’est ainsi qu'on trouve les parties, après l’ouverture faite au tympan dans l’opération préliminaire; si on a luxé et enlevé l’enclume, ou si on avait, dans une précédente opération, radicalement enlevé tout l'appareil, cloison et osselets, l’étrier reste seul en vue. Le promoteur de la mobilisation et ses successeurs agissent sur l’étrier en connexion avec l’enclume.
La branche de l’enclume sert de repère en haut; le dos du promontoire est le repère en bas : c’est entre les deux, sur le pelvis ovalis, que l’opérateur glisse la petite palette du levier métallique (Miot) horizontalement, sous l'articulation incudostapédienne : c’est le premier temps.
On sent la palette maintenue en dessus et en dessous ; on la pousse légèrement en dedans, vers le labyrinthe; puis on imprime à la petite palette, horizontalement tenue, quelques secousses légères, quelques mouvements de levier, de bas en haut : c’est le deuxième temps, temps délicat.
Le sujet annonce entendre quelques crépitations, ou frottements; puis si l’étrier a été soulevé et remué,: il indique le plus habituellement percevoir à chaque secousse un bruit de