PRÉNOM
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D'une part, faire fondre à une douce chaleur et au bainmarie la gélatine et la grénétine (la grénétine est'une gélatine purifiée par un traitement à l'acide chlorhydrique et décolorée complètement par le noir animal) dans la quantité d’eau prescrite. .
D'autre part, incorporer peu à peu la gomme et l’oxyde de zinc à la glycérine.
Verser ensuite, après l'avoir passée à travers une étamine peu serrée, la solution gélatineuse dans le mélange de glycérine et d'oxyde de zinc. Ajouter le phénosalyl et lorsque la masse commence à perdre de sa fluidité, la couler dans un pot en porcelaine. La conserver à l'abri de l'humidité.
b) L'application des collessera faitede la manière suivante :
On fait prendre au malade un bain ou on nettoie et dégraisse la peau par un savonnage à l’eau chaude. La colle préalablement réchauffée au bain-marie et amenée à consis-
tance fluide est étendue sur les surfaces malades au moyen d'un pinceau plat et souple que les peintres désignent sous le nom de queue de morue. Il est nécessaire de ne pas porter la colle à une température de plus de 100°, qui altérerait les gélatines et les empêcherait de se prendre en masse par le refroidissement.
Deux ou trois couches de colle suffisent pour donner à l’enduit une épaisseur convenable. Avant sa dessiccation, il sera bon de fustiger doucement la peau avec de l’ouate hydrophile bien effilochée; quelques débris d’ouate adhèrent à la colle, facilitent sa dessiccation et lui donnent plus de résistance.
Au bout de dix àquinze minutes, la colle est suffisamment sèche pour que le malade puisse se vêtir et se livrer à ses occupations.
L'enduit souple, de consistance analogue à celle dela peau de gant de Suède, adhère très bien au tégument et reste en placesans s'écailler pendant plusieurs jours. Chez quelques malades, il peut persister sans éraillures pendant huit et dix Jours. S'il se fissure par places, on comblera les fentes en appliquant une nouvelle couche de colle sur la première au niveau des points qui ont cédé; mais pour peu que la colle ait perdu son adhérence au pourtour des fissures, il est préférable de faire tomber entièrement le premier enduit et d'en appliquer un nouveau.
L'application de la colle est suivie dans quelques cas d’une sensation de froid très pénible ; cette sensation se calme habituellement après quelques heures, mais elle peut persister tant que la colle reste en place. Elle est quelquefois assez accusée pour que les malades cherchent pour se réchauffer le voisinage du feu ou éprouvent le besoin de se couvrir de vêtements chauds.
L'enveloppement d’une grande partie, encore plus de la totalité ducorps, dans une substance imperméable, pouvait éveillerdelégitimes préoccupations alors que les physiologistes nous ont appris que les animaux ne survivent pas à l’enveloppe-
ment du corps dans un vernis épais. L'expérience a démontré que les malades sont, sans inconvénient grave, recouverts de colle sur toute la surface du corps : le seul inconvénient réel est la sensation de froid dont nous venons de parler.
Le traitement par les colles est done applicable à quelques prurits généralisés aussi bien qu'aux prurits localisés.
Les colles ne semblent pas supprimer complètement l’évaporation cutanée ; elles constituent une excellente protection contre le grattage et les irritations extérieures. Certains malades cependant arrivent à les déchirer par le grattage pendant le sommeil d'une façon désespérante, qui rend pour eux ce mode de traitement à peu près illusoire et impraticable.
Le temps pendant lequel l’occlusion au moyen des colles peut être maintenu en place est fort variable; il varie avec l’étendue des surfaces enduites, avec la susceptibilité des malades : souvent on peut sans difficulté prolonger l’occlusion pendant des semaines; pour quelques sujets, la sensalion de froid est à ce point pénible que le médecin se voit obligé d'y renoncer promplement.
6° Emplätres. — L'occlusion, quand les surfaces malades nesont pas très étendues, pourra se faire par l'application des emplâtres fins et souples que l’industrie nous fournit actuellement, emplâtres à l’hurle de foie de morue, à l'oxyde de zinc, au sulfate de chaux, emplätres blancs, qui agissent beaucoup par l’ocelusion, un peu par les substances médicamenteuses qu’ils renferment; emplâtres à l'acide borique, à la résorcine, à l'huile de cade, à l'acide pyrogallique, plus mordants que les précédents et dont l’action se rapproche de celle des pommades dont nous allons parler bientôt. L'occlusion par les colles est de beaucoup préférable à celle par les emplàätres quand les surfaces malades sont étendues ou occupent des régions dont la disposition et la mobilité rendent l'application exacte des emplâtres difficile.
On pourra commencer par l’occlusion avec l’ouate, précédée d’une application de poudre, dans les cas où les lésions seront encore suintantes; on passera ensuite à l’application
des emplâtres à l'oxyde de zinc, à l'huile de foie de morue; mais ceux-ci ne pourront être utilisés que chez les malades dont les lésions sont relativement peu étendues. Quand les lésions sont très étendues, on emploiera avec avantage les enveloppements dans l’ouate, dans les toiles caoutchoutées ou dans les colles.
1° Dans les éruptions sèches, qui ont résisté aux traitements précédents, il sera bon demodifier la vitalité des parties par l'application depommadesexcitantes, en ayantsoin toutefois de ne pas pousser trop loin l’irritation des régions malades; si celles-ci s’enflammaient vivement, il faudrait recourir au traitement antiphlogistique applicable aux formes suintantes de l'affection.
Dans le but de modifier les éruptions sèches et rebelles, on pourra utiliser les pommades au #aphtol, au menthol, à l'acide salicylique, etc., indiquées à propos du traitement des prurits généralisés.
On essayera dans le même but les préparations soufrées.
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M. s. à. (HEBRA.)
La pommade de Wilkinson modiliée par Hebra est ainsi composée :
> Fleur de soufre .
; ‘ ® { âà 180 gr s.
Huile de hêtre ou de cade . à | NE GENS
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äà 500 = Axonge . oc - CFA PPÉDARÉE EEE 12 0 —
La lotion de Vleminckx contient :
> Chaux vive.
Fleur de soufre.
Eau simple.
Glycérolé cadique faible de Vidal :
%z Huile de cade vraie.
Extrait fluide de panama .
Glycérolé d’amidon à la glycérine neutre.
Pommades mercurielles :
% Précipité blanc.
Onguent populéum .
y Calomel . .
Acide tannique.
Axonge. . 1e
% Glycérolé d’amidon.
Bromure de potassium .
Sous-nitrate de bismuth.
Calomel .:
Extrait de belladone. .
%: Onguent diachylon .
Huile d'olives. .
500 grammes.
2500 Eee
15 grammes.
Q. s. pour émulsionner.
90 grammes.
281,50 20 grammes.
(HEBRA.)
1 gramme.
2 à 3 grammes.
(HarDy.)
20 grammes.
parties égales.