BESNIER
On pourra recourir aux attouchements avec le crayon de
menthol,avec la solution alcoolique de menthol au quarantième ou au trentième, avec une solution forte de netrate d'argent.
Le baume du Pérou et la teinture de benjoin constituent
d'excellents topiques; ils forment une sorte d’enduit imperméable qui rapproche leur action de celle des colles.
Dans les cas très rebelles, Brocq conseille les frictions avec :
> Huile de ricin. . :
Biiodure d'hydrargyre.
Dissolvez.
30 grammes.
en faisant précéder et suivre l’attouchement par une application calmante à la cocaïne ou à la morphine.
Hillairet prescrivait :
DANOUOIOT ME NET IE RER > grammes.
AXONTC ENNEMI NOR ET ET ED M. s. a.
Les emplûtres au savon noir, à l'acide salicylique, à V'huile de cade, au sulfate de chaux, mercuriels, pourront être aussi utilisés dans le but de modifier la peau chroniquement enflammée ; mais il faudra toujours veiller avec grand soin à ce que leur action ne devienne pas trop irritante.
Quand la peau est très épaissie, Okmann recommande un badigeonnage avec la créosote. Cette cautérisation est très douloureuse, mais la douleur disparait en peu de temps; elle n'est pratiquée qu'une fois.
On applique ensuite le mélange suivant :
% Bichlorure d'hydrargyre. . . . . . . . 067,13 Chlorhydrate d’ammoniaque. . . . . . 06r,13 ACITEMPRÉNIQUE NE EC 4 grammes.
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8° Les différents traitements que nous venons de mentionner, lotions, poudres, pommades, arrivent généralement à procurer au malade le soulagement ou la guérison; mais le médecin devra toujours tâcher de leur adjoindre ou de leur substituer les pansements par occlusion. Il devra se rappeler que les lésions inflammatoires sont presque toujours déterminées par le grattage, par les excitations de cause externe, par le contact de sécrétions irritantes; le mieux, pour supprimer l'influence de ces différentes causes sera de réaliser l’occlusion par un procédé qui variera suivant la forme et le degré plus ou moins accusé des phénomènes inflammatoires, soit simplement par un saupoudrage suivi d’une application d'une couche épaisse d’ouate, soït mieux encore par une application de colles ou
d'emplâtres dont l'agent actif sera déterminé d’après l'état sec ou suintant, atone ou aigu des lésions.
9° Les cautérisations avec le /hermo-cautère, ou mieux encore avec le galvano-cautère, ont pu amener la diminution du prurit et dé l’inflammation dans des cas très rebelles.
10° Les scarifications quadrillées, pratiquées suivant la méthode de Vidal, sont souvent utiles contre les épaississements très développés de la peau et contre les phénomènes douloureux ; elles modifient d’une facon très heureuse la vitalité de la peau.
11° C'est contre les prurits localisés que l’électrisation s’est montrée particulièrement efficace ; quelques auteurs ne veulent voir dans son action qu'un phénomène de suggestion; nous ne discuterons pas leur opinion; l'important est que les malades se trouvent mieux. Le procédé d’électrisation généralement adopté, il y a quelques années, était le courant faradique; la plupart des médecins donnent aujourd'hui la préférence à l'électricité statique.
Le professeur Leloir déclarait le 12 juin 1893, à l’Académie des sciences, avoir abandonné, dans le traitement des prurits, la faradisation au pinceau, qui ne lui avait donné que des résultats très irréguliers, pour l’effluve électrique. Celleci, expérimentée dans vingt-cinq cas de prurit localisé ou généralisé des plus rebelles, lui avait donné des résultats inespérés. Des cas de prurit anal, de prurit vulvaire et de prurit des extrémités avaient été suivis de guérison. Le professeur Doumer, de Lille, a pleinement adopté la manière de procéder de Leloir.
Le malade est placé sur le tabouret isolant en état de bain électrique, et il reçoit sur les placards morbides le souffle électro-statique, vent ou douche électrique.
La question du pôle à appliquer sur la région malade n'a pas encore été tranchée. Leloir, Doumer, Bordier et Foveau de Courmelles ont vu le soulagement se produire chez certains sujets par l’effluve positif, chez d'autres par le négatif, sans qu'il ait été possible de déterminer dans quelles
conditions l’un était préférable à l’autre. L'électricité positive est cependant celle dont l’action sédative paraît devoir être essayée en premier;ce n'estqu'en cas d'insuccès qu'on passera à l’électrisation négative.
2° Je ne ferai que signaler les opérations chirurgicales : élongation des nerfs, ablation de la peau des régions malades, tentées pour obtenir la guérison du prurit. Ce sont ressources qu'il faut au moins réserver pour des cas d’une gravité exceptionnelle, ayant résisté à tous les autres traitements, exerçant sur le moral du malade une influence désastreuse. Et pour ces cas même, l'importance de l'opération, son résultat plus qu'aléatoire feront légitimement reculer plus d’un médecin devant sa réalisation.
La localisation de certains prurits les rend passibles de quelques indications thérapeutiques spéciales.