B. — PROPHYLAXIE DE LA PELADE A L'ÉCOLE ET A LA CASERNE
A la caserne et à l’école, j'ai dit que le coiffeur commun à tous les soldats ou à tous les écoliers était le grand propagateur de la pelade parmi eux. C’est done lui qu'il faut surveiller.
A mon avis, la coupe des cheveux dans l’armée devrait être faite directement sous la surveillance médicale et attachée au service d’infirmerie. Avec des instruments en double, dont l’un servirait pendant la désinfection de celui qui vient de servir, on aurait toutes chances d'éviter les inoculations. Il suffirait pour la stérilisation d'une ébullition d'un quart d'heure dans la glycérine.
Pour les collèges, je crois que la prophylaxie doit être différente suivant qu'il s'agit d'écoles externes ou internes. Les internes comportent une surveillance identique à celle des casernes, car la question se présente de même. Pour les écoles externes, la coupe des cheveux serait laissée aux soins des familles et faite à l'extérieur. |
Bien que la question du barbier et du coiffeur soit de
beaucoup la plus importante en ce qui concerne la prophylaxie de la pelade, ce n’est pas à dire que cette maladie ne puisse se transmettre que par cet intermédiaire nécessaire. Les coiffures et les instruments de toilette prètés peuvent devenir des instruments de contagion. Mais autant ces causes sont primordiales en ce qui concerne la propagation des teignes cryptogamiques, autant elles paraissent accessoires en ce qui concerne la pelade, bien moins facilement contagieuse.
Les soins exceptionnels et la surveillance rigoureuse de ce côté ne sont nécessaires qu'en temps d’épidémie losale.
Nous l’avons dit, la pelade ne crée des épidémies en foyers que très rarement. Et après une étude attentive des commémoratifs de chacune de ces épidémies, on demeure persuadé que la seule surveillance du coiffeur qui l’a faite leût enrayée
de prime abord.